AUREVOIR MONSIEUR POUTINE ET MERCI
Une pièce de théâtre en 5 actes à partir de l’actualité. Pièce écrite en 2023.
Personnages :
POUTINE, Président de la Russie
Alina KABAEVA, femme « cachée » du Président POUTINE
Sergueï LAVROV ministre des Affaires étrangères
GENERAL RUSSE 1 Chef d’Etat major Valeri GUERASSIMOV
GENERAL RUSSE 2 ministre de la Défense Sergueï CHOÏGOU
Président de la Douma Viatcheslav Viktorovitch VOLODINE
ZELENSKY, Président de l’Ukraine
Conseiller Mikhailo PODOLYAK
Denys CHMYHAL Premier ministre
Iryna VERECHTCHOUK, vice-Première ministre,
Sergueï GAÏDAÏ, gouverneur de la région de Louhansk,
Mykhailo FEDOROV vice-Premier ministre, ministre de la Transformation numérique,
BIDEN, Président des Etats Unis
Chef d’Etat Major des armées général Mark MILLEY
Secrétaire d’Etat à la Défense Lloyd AUSTIN,
Secrétaire Général aux affaires étrangères Antony BLINKEN.
Directeur de la CIA William Joseph BURNS
Secrétaire d’Etat Trésor Janet YELLEN
Ministre des affaires étrangères France Monsieur LE DRIAN ; Madame Catherine COLONNA
Espagne Premier ministre Pedro SANCHEZ
Italie Premier ministre italien Mario Draghi,
Allemagne chancelier allemand Olaf SCHOLZ
Première ministre finlandaise Sanna MARIN
Première ministre suédoise Magdalena Andersson.
France, Président Emmanuel MACRON
Mme Brigitte MACRON
Ursula VON DER LEYEN, Présidente de la commission européenne
Charles MICHEL président du Conseil européen
Ministre des affaires étrangères de l’UE Josep Borrell
Premier ministre tchèque, Petr FIALA
Secrétaire général de l’OTAN, Jens STOLTENBERG,
Recep Tayyp ERDOGAN, Président de la Turquie
XI JI PING Premier secrétaire Chine
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio GUTERRES
Et quelques citoyens de tous pays.
ACTE I SCENE 1
POUTINE SEUL ASSIS A UNE TABLE
IL SEMBLE S’EXCITER PETIT A PETIT PUIS D’UN COUP IL POUSSE UN CRI DE JOUISSANCE ET SE RENVERSE EN ARRIERE DANS SON FAUTEUIL LES BRAS ECARTES. IL EST BEAT IL VIENT DE JOUIR ALORS SORT DE DESSOUS SA TABLE SA FEMME UNE BELLE BLONDE QUI L’EMBRASSE DANS LE COU LUI CARESSE LA TETE ET PART LENTEMENT SANS UNE PAROLE. IL LA REGARDE IL REGARDE SON CUL. IL EST HEUREUX.
POUTINE : « Merci mon Dieu pour tant de beauté »
Il se prend la tête entre les mains.
Bon, c’est encore moi qui vais avoir le mauvais rôle dans cette affaire ; comment faire autrement ? Ils ne veulent pas comprendre ces cons d’occidentaux. Je leur ai montré ma détermination j’ai bousillé la Tchétchénie et Alep. Ils font semblant de ne pas comprendre, ils la veulent cette guerre.
Moi ce que je veux c’est simple : la paix et des frontières les plus éloignées possible de Moscou ce n’est pas compliqué.
J’ai pris la Crimée, il me faut le Donbass et après terminé je suis chez moi, ils sont chez eux.
Ils se font acheter par l’Ouest. Ils sont dirigés par un clown. C’est leur problème.
Je vais cogner, il n’y a pas de guerre honnête, propre, facile.
L’économie est prête, on est seuls. Ils nous encerclent ils nous coincent à l’Ouest ; ils ont refusé ma main tendue ; ils ont chié sur les accords de Minsk. Ils ont compris à force de masser des chars à la frontière que j’allais m’en servir mais ils n’ont pas changé d’avis car en fait ils la veulent cette opération, ils la veulent, eh bien ils l’auront. Les Ukrainiens payeront.
ACTE I SCENE 2
ZELENSKY TROIS AUTRES HOMMES ET UNE FEMME IL Y A DES CANETTES DE BIERE PARTOUT DES CENDRIERS PLEINS PARTOUT CERTAINS FUMENT
ZELENSKY :
Putain bordel je n’y crois pas ils ne vont pas oser ces salauds ça fait 9 ans qu’on se prépare mais ils ne nous ont toujours pas compris ; il est fou Poutine. On est chez nous on ne va rien lâcher, les Russes on en a marre ; Dis- moi Mikhailo tu es sûr qu’ils vont attaquer toi ?
Mikhailo PODOLYAK :
Oui ils ne peuvent plus arrêter, ils ont trop investi comme disent les financiers ; les Américains voient tout avec leurs satellites et ils nous le disent depuis des mois. Ils le disent au monde entier tout juste s’ils ne donnent pas l’heure du débarquement ! (En se marrant)
ZELENSKY :
Denys tu es d’accord ?
CHMYHAL :
Oui c’est clair je ne vois pas ce qui pourrait les arrêter maintenant que ce con de Biden a dit qu’il n’interviendrait jamais sur le terrain.
VERECHTCHOUK :
Il faut gagner du temps, chaque jour nous sommes plus entraînés, plus équipés et plus motivés aussi, vu le nombre de morts que nous avons depuis 10 ans dans le Donbass.
GAÏDAÏ :
Qui peut gagner une guerre contre des fous qui ont l’arme nucléaire ? Je ne crois pas qu’on gagnera la guerre mais on foutra un sacré bordel en Europe ; ce qu’on gagnera c’est une bonne fois pour toutes : l’Ouest. On va y entrer à toute vitesse grâce aux Russes. Merci Poutine.
CHMYHAL :
Oui on va y entrer mais sans le Donbass et avec des millions de réfugiés et 50000 morts. Ils vont nous massacrer ils ne savent rien faire d’autre. Sauf si les Américains changent d’avis.
ZELENSKY :
Denys, c’est le sens de l’histoire ; on précipite seulement un mouvement irréversible. On en a tous marre des Russes, on raccourcit le délai historique. Si tu n’es pas d’accord démissionne ou je te vire si tu préfères ; les Américains nous aideront ils ont trop envie de faire un exemple pour les Chinois. Les européens suivront bien obligés. Notre vrai allié c’est l’Amérique, les autres leur mangent dans la main.
CHMYHAL :
Les Russes massacrent, détruisent, ils ne font pas dans les frappes chirurgicales avec leurs tanks. Mais je suis d’accord sacrifions nous pour jouer le coup maintenant sinon dans 10 ans on y est encore.
ZELENSKY :
Conclusion on continue de se préparer à fond ; préparez les évacuations des civils du Donbass. Moi je dois faire comme si l’on pouvait encore négocier mais qu’est-ce que tu veux négocier avec un mec qui veut ton bras ? Il aura le monde entier contre lui. A demain.
ACTE I SCENE 3
DANS LE BUREAU OVALE BIDEN DISCUTE AVEC SON CHEF D'ETAT MAJOR MILLEY, SON MINISTRE DE LA DEFENSE AUSTIN SON SECRETAIRE D’ETAT AUX AFFAIRES ETRANGERES BLINKEN ET LE CHEF DE LA CIA BURNS. ILS ONT LEUR ETERNEL GOBELET DE CAFE A LA MAIN PERSONNE NE FUME
BIDEN :
C’est chaud les mecs, c’est sûr ils vont rentrer en Ukraine et nous devons les punir ces salauds, leur montrer que les démocraties défendront la liberté des peuples à décider de leur destin ; il se croit encore dans les années soixante ce con de Poutine.
AUSTIN :
On va les punir c’est sûr ; nous sommes prêts depuis longtemps, dommage qu’ils n’aient pas attendu trois mois de plus ; ils ont attendu la fin des jeux olympiques Chinois et à cause de ça leurs chars vont ramer dans la boue du dégel et les Ukrainiens vont se régaler. Enfin on va clarifier la situation en Europe définitivement.
BIDEN :
Vous me paraissez un peu trop sûrs de vous, on vient de se faire virer d’Afghanistan comme des minables et là en face ce sont les Russes et ils se croient chez eux en plus, donc croire qu’on va les chasser à coup de pied dans le cul… Qu’est-ce qu’elle dit aujourd’hui la CIA ?
BURNS :
La CIA est d’avis que les Russes vont envahir l’Ukraine dans quelques jours et que tout le monde va trinquer : les Ukrainiens d’abord, les Russes naturellement mais aussi tout l’occident et même l’Afrique ; ce ne sera pas une guerre mondiale mais une guerre mondialisée. On peut encore avertir Poutine qu’on mettra le paquet tout le paquet pour le contrer et qu’on veut parler avec lui de l’OTAN.
BIDEN :
Ça ne va pas non ? On n’aura pas une deuxième occase comme celle-là et va vendre ça aux Ukrainiens ! Ils veulent venir nous rejoindre dans l’Otan, on veut qu’ils viennent et c’est pour ça qu’il va leur casser la gueule, parce qu’ils veulent venir à l’Ouest. Ce n’est pas négociable.
BURNS : ce qu’ils veulent c’est surtout le fric de l’Union Européenne et notre parapluie.
BLINKEN :
Ok mais gagnons du temps, plus on fait semblant de négocier plus les Ukrainiens s’équipent d’armes, dans deux ans ils seront redoutables ce sont de sacrés soldats, et ils connaissent les Russes par cœur, en fait plus on négocie plus ils se renforcent et moins Poutine pourra obtenir de résultats militaires ; est-ce qu’on pourrait demander à la France qui aime toujours se mettre en avant de lancer un projet sur la table c’est sûr qu’au vu du monde entier on mettrait Poutine en porte à faux. Il ne pourrait attaquer dans ces conditions.
BIDEN :
Lloyd qu’est-ce que tu en penses ?
AUSTIN :
Je ne suis pas d’accord, vous savez comme moi que Poutine veut le Donbass ; il se fout de l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN ce qu’il veut c’est le blé ukrainien, l’entrée sur la mer Noire, et faire la loi sur 100000 km2 de plus, sans compter sur 5 ou 6 millions d’habitants de plus. Donc il veut des territoires et la question est : pouvons-nous accepter qu’il vienne se servir ou menace de venir ? De toute manière il veut ces territoires, Otan ou pas Otan, UE ou pas UE, il lui fait agrandir son empire son glacis comme ils disent...
BIDEN :
Mark si Poutine entre en Ukraine, que les Ukrainiens se défendront comme des lions , avec notre aide et celle de toute l’Europe qui gagnera militairement à la fin avant l’option nucléaire?
MILLEY :
Nous, enfin je veux dire les Ukrainiens !!
BIDEN :
Et alors il va nous sortir ses suppositoires atomiques ?
MILLEY :
Ça personne ne le sait, il sera peut-être déjà mort ou limogé ; on peut lui dire que le nucléaire même tactique est une ligne rouge que nous n’accepterons pas qu’il franchisse.
BIDEN :
Tu me fais marrer avec ta ligne rouge, Obama s’est couché en Syrie face à un petit tyran arabe et là on a affaire à la Russie en direct quasiment chez elle ; il sortira le pistolet s’il est cuit, donc il ne faut pas le détruire totalement, il faut l’épuiser à 80% : il va se retrouver comme une coquille vide. Nous allons lui faire la guerre sur le terrain et le monde entier lui fera une guerre économique. Il se videra de l’extérieur et de l’intérieur. Il paiera cash. On ne va pas rater une occasion pareille. Peter Est-ce que nous sommes prêts au niveau logistique militaire ? Si c’était nous on le pliait en trois jours mais les Ukrainiens, ils ont tout ce qu’il faut comme armes ?
AUSTIN :
Oui déjà beaucoup, ils ont reçu de bonnes armes antitanks et savent s’en servir je le garantis ; et tout le monde est en état d’alerte ; ici on emballe nuit et jour les paquets cadeaux pour les Ukrainiens. Ils arriveront par diverses routes dont la Pologne surtout, et les Français les alimenteront par la Roumanie, c’est prévu par les plans de l’Otan. Pas de soldats à nous sur le terrain comme on l’avait prévu.
BIDEN :
Messieurs nous sommes tous d’accord et je tiens à résumer ici notre position.
Officiellement nous demandons à la Russie de ne pas envahir l’Ukraine, nous maintenons que l’Ukraine peut poser sa candidature à l’OTAN et s’ils le veulent à l’UE (ça c’est le sujet des européens).
Ici dans ce bureau ovale nous savons que la Russie va envahir l’Ukraine. Nous savons que personne en Europe ne cautionnera cet acte inadmissible ; ceci risque de diviser l’Europe ou de l’unir un peu plus, on s’en fout totalement, ce qu’on veut c’est commander les médias et les opérations militaires en Europe ; on punira la Russie par tous les moyens on démontrera au monde entier que les démocraties ne se laissent pas faire, la Chine comprendra le message. Je fais confiance à vos notes et à notre supériorité technologique. Je m’occupe du business, de l’intendance, des crédits, des sénateurs, des membres du Congrès, vous vous occupez de l’action militaire et me rendrez compte chaque jour à 20h, ici.
ACTE I SCENE 4
SALLE DE REUNION FONCTIONNAIRES DE L’UE ILS ARRIVENT SE FONT LA BISE TOUS ASSEZ JEUNES ET SE MARRENT BIEN. LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE L’UE ARRIVE EN DERNIER Fonctionnaires : F1 France F2 Allemagne F3 Espagne F4 Italie F5 Pologne (2 femmes, 3 hommes) IL Y A AU CENTRE DE LA TABLE UN APPAREIL POUR LES CONF CALL ET SUR LES MURS DES TABLEAUX ABSTRAITS PAS DE CENDRIERS DES JOLIES TASSES A CAFE
Josep BORRELL :
Hi ! Sorry for such short notice but as we say « La guerre n’attend pas ! » here we are to discuss the situation in light of the recent information we have got on Russia’ troops moves. Sorry we are going to speak in french as Mister Durand who is the new french representative is not fluent with english language and he requested that we use French language.
Pouvons-nous résumer Messieurs Mesdames pour conclure vite, je sais que chacun de vous a un train à prendre en fin de soirée et je ne voudrais pas vous priver d’une soirée « at home ».
Donc nos gouvernements sont d’accord avec les points ci-après :
Nous ne représentons que les pays majeurs par l’importance politique et économique et l’économie sera un point majeur de cette crise.
Cette réunion est informelle. Deux points certains :
L'Ukraine doit rentrer dans l’UE.
L’Ukraine finira par rentrer dans l’OTAN.
Nous devons absolument rester unis et travailler ensemble pour aplanir toute divergence potentielle entre les 27 non seulement sur la conduite de cette guerre qui s’approche, mais encore sur l’entrée de l’Ukraine dans l’UE. Certains d’entre vous ont une large expérience des phases préparatoires à l’entrée d’un pays dans l’UE notamment ceux qui ont travaillé sur le dossier Turc, ou Albanais. Ils connaissent le processus et donc les raccourcis potentiels mais ne nous avançons pas trop tant que nos gouvernements n’ont pas pris de décision. Nous allons nous répartir comme indiqué sur cette feuille les pays avec lesquels chacun de vous sera en liaison par l’intermédiaire de leur représentant dont les coordonnées sont mentionnées. Vous êtes 5 donc cela fait 4 ou 5 pays chacun.
Le message essentiel : on est plus au temps de la barbarie pas question de laisser un pays envahir le territoire d’un autre, ce que les Russes vont faire aucun doute là-dessus. Nous sommes donc civilisés, nous voulons la paix et la liberté pour chaque nation de décider de ses alliances. Il est urgent donc de permettre à ceux qui veulent rejoindre l’UE de baliser cette route difficile qui peut prendre 10 ou 20 ans ; donc on commence aujourd’hui.
Vous me remonterez tous les problèmes potentiels qui pourraient ralentir ce processus qui officiellement n’est pas commencé, on est d’accord ?
Des questions ?
F5 :
La Hongrie comment on les aborde ?
BORRELL :
Comme avec les autres mais comme on se demande s’ils ne sont pas alliés de la Russie pas de divulgation d’information autre que le processus.
D’autres questions ? Non ? Bon alors bon retour dans vos foyers la réunion est terminée, prochaine réunion le 2 février.
ILS SE FONT TOUS LA BISE ET S’EN VONT.
ACTE II SCENE 1
POUTINE ET SES MINISTRES LAVROV, RESHETNIKOV, SES GENERAUX CHOÏGOU ET GUERASSIMOV ET VOLODINE PRESIDENT DE LA DOUMA
BUREAU ASSEZ DEPOUILLE ILS SONT DANS DES FAUTEUILS BIEN INSTALLES AVEC DES VERRES D’EAU ET PERSONNE NE FUME
POUTINE :
Messieurs, nous sommes à un tournant, il nous faut prendre une décision : on rentre chez nous ou on rentre en Ukraine. J’ai beaucoup réfléchi et vous aussi, j’ai essayé de clarifier la question de telle sorte que nous soyons clairs entre nous. Je vous demande d’être francs, de répondre presque par oui ou non à chacune de nos interrogations. Nous ne sommes pas ici pour établir une communication pour les médias occidentaux ; on se contrefout des médias, nous sommes ici devant l’histoire de la Russie, au service du futur du peuple Russe, c’est ce que nous devons avoir en tête. A la sortie de cette réunion nous aurons décidé si nous envahissons ou non l’Ukraine pour libérer le Donbass.
Nous savons tous qu’on décide une guerre, une opération armée, pour trois causes : On veut quelque chose ou, on ne veut pas que quelque chose arrive ou, quelque chose est en train d’arriver et qui n’est pas acceptable.
On est dans ce dernier cas de figure : l’Ukraine outre qu’elle maltraite les provinces du Donbass est en train de trahir son âme et de passer à l’Ouest, elle veut devenir membre de l’OTAN et devenir une plateforme militaro économique dirigée contre qui ? Contre nous, c’est acceptable ? Vos réponses ?
Non 5 fois.
POUTINE :
Donc c’est bien une cause de guerre.
Nous savons tous que cette cause ainsi avérée doit aussi présenter 4 caractéristiques : Premièrement elle doit être majeure pour l’’intérêt national. Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
Oui 5 fois.
POUTINE :
Deuxièmement elle doit être « juste » du point de vue de l’intérêt national suffisamment « juste » pour justifier une guerre. Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
Oui 5 fois.
POUTINE :
Troisièmement, il ne doit plus rester que cette solution, car la diplomatie a échoué Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
Oui 5 fois.
POUTINE :
Quatrièmement Le peuple doit être d’accord sur les 3 caractéristiques précédentes. Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
VOLODINE :
Non
LES AUTRES :
Oui.
POUTINE :
Viatcheslav Viktorovitch Pourquoi tu penses que le peuple n’est pas d’accord ?
VOLODINE :
Le peuple s’en fout il ne veut pas une nouvelle guerre.
POUTINE :
Je lui donnerai toutes les explications je vais préparer un texte très clair pour le peuple et pour le monde entier ; ma vision est très claire mais je tiens à votre accord à vous tous ; donc mon ami est-ce que si je te dis que je m’expliquerai devant le peuple longuement, si nous prenons cette décision, tu penses que le peuple nous suivra au moins intellectuellement, je sais bien qu’aucun peuple n’aime se lancer dans une guerre ?
VOLODINE :
Si une décision est logique, bien expliquée le peuple peut la comprendre mais ça ne veut pas dire qu’il en a envie, mais je suis d’accord, le peuple peut comprendre que ces trois caractéristiques sont réunies.
POUTINE :
Tu as raison je crois que cette cinquième caractéristique que tu évoques ne sera pas présente : même si le peuple pense au fond que ses dirigeants ont raison son degré d’implication, sa volonté de faire sienne cette guerre risque d’être absente en tout cas au début. Mais si on la décide cette guerre lorsque le peuple verra les cercueils revenir car il y aura des cercueils en nombre croyez-vous qu’il va accepter cette situation et rester extérieur ? Vos réponses ?
Non 5 fois
POUTINE :
Je veux revenir sur la notion de guerre juste, c’est important pour le moral de nos troupes, il faut qu’elles se sentent investies d’une première mission, libérer nos frères du Donbass du joug des néo-nazis de Kiev. Notre position sera manipulée par les médias américains et européens. Nous serons les envahisseurs donc les méchants dirigés par un ancien du KGB : ce sera du gâteau pour nous démolir. Ils ont tous oubliés qu’on les a délivrés du nazisme, et ne nous ferons pas de cadeau, on gène leur business qu’ils cachent derrière leur liste de valeurs longue comme le bras.
Donc revenons au concept de guerre juste pour qu’ici nous soyons tous d’accord et qu’ainsi nous parlions tous le même langage au monde entier à notre peuple, à ces fils de pute d’Ukrainiens et surtout à nos soldats. Qu’est-ce qu’une guerre « juste » ? Ecoutez moi bien :
Une guerre est juste quand elle répond à un ensemble de règles de conduite dite « conduite morale ». Quand ces règles sont appliquées on peut dire qu’une guerre est une action moralement acceptable. Vous savez que je suis passionné par ce sujet depuis longtemps en tout cas depuis 1990. Vous savez par exemple que la seconde guerre contre l’Irak a été basée sur un mensonge éhonté des Américains et des Anglais. Nous ne devons ni mentir ni nous mentir et passer en revue tous les critères car nous devons avoir bonne conscience vis-à-vis de notre peuple sinon du monde entier. Les médias américains et européens sont tenus par des gauchistes qui nous détestent.
Nous, nous nous devons d’écouter le cœur de la Russie, de nous référer à l’histoire des idées et de décider. Donc que disent les études sur ce sujet ?
D’abord qu’il ne faut pas mettre en avant des soi-disant valeurs (liberté, sécurité, paix) quand des intérêts (pétrole, vente d’armes, pouvoir, business, sont en fait en jeu.
Où sont nos intérêts ? Nous avons gaz, pétrole, métaux rares, terres, et tout l’espace ! Sûr néanmoins que si on leur rentre dans le chou on va garder l’accès à la mer Noire ; à Odessa ils auront intérêt à se tenir à carreau.
Nos valeurs sont indiscutables dans cette affaire : nous protégeons nos frères, les populations, nous protégeons la langue russe, notre culture, leur droit à une éducation russe qui a été directement discriminée et agressée par les régimes successifs en Ukraine, tant sous Porochenko que sous Zelensky. Nous protégeons l’Ukraine de la nazification, qui s’y poursuit depuis de nombreuses années avec la connivence directe de l’Occident. L’Occident ne se souciait pas de ce qu’il arrivait à la langue russe, à l’éducation russe, aux médias russes qui étaient interdits par la loi. Nous protégeons enfin notre sécurité. Ce n’est pas de la merde. Donc au niveau des valeurs ils ne valent pas mieux que nous les bons comédiens de Kiev. Au passage nous prendrons 20% des terres agricoles de l’Ukraine actuelle, on ne vole pas, on garde ce qui est à nous. En plus ce sont des terres russophiles, germanophobes et américanophobes donc rien à dire.
On nous dit aussi que pour qu’elle soit juste une guerre doit être déclarée en bonne et due forme par une autorité légitime.
Là on risque d’être un peu à côté car nous n’allons jamais déclarer la guerre à nos cousins Ukrainiens, nous allons les empêcher de nous menacer de trop près ; nous reprenons un territoire pro-russe au cours d’une opération spéciale : on ne veut pas leur casser la gueule en tant que nation, on veut un seul morceau russophile de leur territoire où nous sommes chez nous ; donc on ne déclarera pas la guerre ; notre objectif n’est pas l’anéantissement de leurs capacités mais la seule prise du Donbass. On leur fera croire naturellement qu’on veut Kiev aussi mais cela c’est de la stratégie militaire pas notre but politique.
Si on leur déclarait la guerre il faudrait les anéantir jusqu’au dernier combattant dans Kiev ; ce n’est pas ce que l’on veut. Quant à l’autorité légitime : nos frères du Donbass nous le demandent et le gouvernement de la Russie est légitime.
On nous dit que toute guerre doit s’en tenir à la poursuite d’une intention droite, la juste cause, « la noblesse de la cause » et non assouvir une vengeance.
C’est bien ce qu’on fait : notre sécurité, et la culture russophile du Donbass constituent une juste cause, on n’a rien contre les Ukrainiens en dehors de ce sujet. Ils peuvent aller se faire enculer à l’Ouest tant qu’ils veulent tant que notre sécurité et notre culture ne sont pas en danger.
On nous dit qu’elle doit avoir une chance raisonnable de succès. Ne riez pas s’il vous plaît.
On nous dit qu’elle n’est envisageable qu’en dernier recours.
Ça fait des années qu’on les avertit, que Lavrov et moi-même on les avertit ils ne veulent pas comprendre. Plus on attend plus ils s’arment et peuvent nous menacer : il n’y a plus de temps à perdre. On a perdu patience. On a usé toutes les voies diplomatiques. Ils se foutent de nous. Non, en fait ils la veulent cette guerre à Wall street.
On nous dit que sa seule cause valable est la défense de la vie.
Eh bien nous défendons le droit de nos citoyens Russes de vivre en paix sans une menace militaire au-dessus de leur tête ; on ne vit pas si on n’a pas le sentiment de sécurité, or ils rompent l’équilibre des menaces militaires, on n’est pas d’accord : nos citoyens ne veulent pas vivre sous la menace militaire ni sous la menace de nous rejeter de l’Europe comme des pestiférés nous sommes plus européens que les Américains.
On est capable de faire la guerre pour démilitariser l’Ukraine. Les armes présentes sur le territoire ukrainien représentent une menace pour la Fédération de Russie, pour la vie du peuple Russe, et ils ont l’intention de rejoindre l’Otan pour nous menacer avec encore plus d’armes.
Notre objectif n’est pas le marché, l’argent, les intérêts économiques, mais notre sécurité donc notre liberté. Celui qui n’est pas en sécurité n’est pas libre. Celui qui n’est pas totalement libre est un esclave. Excusez-moi je me suis laissé emporter.
On nous dit ensuite que celui qui déclenche une guerre doit avoir la conviction que les maux engendrés par l’action militaire (court terme) seront moindres que les maux évités (court et long terme).
Nous sommes d’accord, c’est un mauvais moment que nous avons cherché à éviter mais au lieu de signer un engagement par lequel l’Ukraine ne rejoindrait pas l’Otan on nous a baladés et nous devons faire cette opération maintenant pour éviter un choc ultérieur bien plus grave puisque ce serait tout l’Otan contre nous. Aujourd’hui on récupère le Donbass et fini, on aura 300 km de protection supplémentaire. Les régions de Donetsk et de Lougansk, seront soviétiques, excusez-moi, je veux dire Russes jusqu’à la fin des temps !
On nous dit enfin qu’une guerre d'agression est intrinsèquement immorale.
Mais comment on se défend ? Il faut attendre d’être stratégiquement affaibli ? Donc nous comprenons que l’attitude pro Otan des nazis Ukrainiens est une véritable attaque contre la Russie qui ne dit pas son nom mais qui est de plus en plus palpable à travers les programmes d’armement que les européens et américains mettent en place sans même attendre l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan ! Nous sommes agressés de fait sans déclaration de guerre. C’est parce qu’on est en paix qu’on n’est pas en guerre ! Ils ont commencé la guerre. Ils arment les Ukrainiens devant nous. Nous exercerons notre droit à notre légitime défense et nous serons les méchants mais tant pis. Les preuves abondent de l’aide militaire Américaine du soutien Américain à ces néo-nazis Ukrainiens qui veulent dérussifier le Donbass, et in fine nous menacer comme les Cubains auraient pu menacer les Américains. Et nous ne pourrions rien dire sous prétexte qu’ils sont des démocraties, européennes ou américaine donc des gentils ? Allez demander au peuple Guatémaltèque ce qu’il pense de leur grand frère américain. On n’est pas le Guatemala. On ne nous dictera pas notre intérêt ni nos valeurs ; quant à leurs valeurs je n’en connais qu’une : le dollar, l’empire du dollar. Nous notre empire ce sont nos terres nos peuples notre éducation notre langue, nos frontières donc notre sécurité, donc notre liberté. On ne veut ni élargir ni imposer notre empire à qui que ce soit comme ils nous en prêtent l’intention. Des frontières russophiles, hors de contrôle des Américains cela garantira notre sécurité à l’Ouest. On est déjà le plus grand pays du monde sûr que nous n’allons pas envahir un pays pour nous agrandir si l’impératif de sécurité ne s’imposait pas. On a donc le droit d’aller en l’Ukraine leur casser la gueule, oui, faire la guerre oui, mais pour un seul résultat : parvenir à en supprimer les causes c’est-à-dire : empêcher que ce que l’on ne veut pas (les risques majeurs pour notre sécurité, et la déculturation russe du Donbass au profit d’un régime capitaliste corrompu et nazi vendu aux Américains) s’installe devant notre porte.
On nous dit toujours que toute guerre même juste peut entraîner des répercussions plus graves que le mal à éliminer.
Je suis d’accord, c’est le risque, on est tous d’accord. Mais le mal à éliminer est bien là déjà et il grandit chaque jour. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs disent les Français ; nous on veut en casser le moins possible mais on peut en casser 10, 100 1000 ou 100.000 jusqu’à l’atteinte de nos objectifs. On ne fait pas cette opération pour le plaisir nous allons nous-mêmes souffrir ; ils nous promettent déjà des sanctions qui nous mettront à genoux. Qui sur cette terre a un jour mis les Russes à genoux ?
POUTINE :
Bon, est-ce que nous sommes tous d’accord là-dessus à la fin de cette réflexion ?
TOUS LES 5 :
Oui
POUTINE :
Je résume, nous sommes obligés d’envahir l’Ukraine militairement puisque les Ukrainiens les européens et les Américains ne veulent pas tenir compte de nos préoccupations vitales que nous leur avons présentées en long et en large et qu’ils nous baladent.
TOUS LES 5 :
Oui
POUTINE :
Maintenant comment allons-nous gérer cette opération qui n’est pas que militaire, c’est un autre débat de stratégie. J’ai lu vos notes, merci. Que puis-je dire ? Je vous écoute Sergueï ?
LAVROV :
Je vais résumer moi aussi : nous avons à choisir entre trois moyens de combat : politiques, militaires, économiques. Excusez-moi c’est un peu complexe.
Nous pouvons employer ces moyens en tant qu’ils sont pertinents pour atteindre le résultat, et les employer dans des conditions qui auront été déterminées indispensables pour leur efficacité, y compris en prenant en compte et en anticipant toutes les conséquences potentielles de la mise en œuvre de ces moyens. Le résultat visé ne permet pas donc tous les moyens.
POUTINE :
Ok on va donc commencer par les moyens militaires, puisque nous n’avons pas le choix mais nous savons tous que tous les bienpensants de la terre vont nous tomber dessus d’abord en nous sanctionnant puis en aidant militairement l’Ukraine les nazis Ukrainiens plutôt.
VOLODINE :
D’accord, on n’a pas le choix, mais sachons bien que la nation qui prend l’initiative d’une guerre militaire est systématiquement considérée comme celle qui a déclenchée la guerre comme auteur d’une offensive guerrière. Même si les causes de notre offensive sont louables, graves et importantes, car on ne veut ni plus ni moins que de ne pas être sous leur menace armée constante et rapprochée.
Je suis d’accord avec toi Vladimir nous allons faire une guerre défensive en fait, « préventive » ou « politiquement défensive ». Mais notre initiative fera l’objet d’un jugement négatif par les autres nations et toutes les organisations inter étatiques sans compter les organisations non gouvernementales. L’armée des bienpensants sera mobilisée par les stratèges américains qui ne veulent derrière leurs valeurs de merde que fourguer leur pétrole leurs armes leur coca, leur culture dégénérée de merde.
POUTINE :
Oui on être jugés on va souffrir, ils vont noyer les médias de leurs larmes de crocodile une vraie campagne de presse va se déchaîner contre nous ; j’en ai parlé avec XJ, vous savez ce qu’il m’a dit ? « On a l’habitude on s’en fout en fait il n’y a que le business qui les intéresse dans la réalité ; ils s’appuient sur les médias pour accompagner préparer le business » Voilà ce qu’il m’a dit. Et je rajoute qu’une guerre par personne interposée c’est du business tranquille pour ces salauds, ils vendent des armes, du pétrole, sans un seul mort !
LAVROV :
Je crains plus les sanctions que les indignations et j’attire votre attention mais vous le savez déjà sur le fait qu’ils ont énormément de moyens de pression et de rétorsion, car pour une fois ils auront un ennemi puissant sur lequel ils ont plein de bons leviers. Plus facile de faire la guerre économique à la Russie qu’au Yémen ou à l’Afghanistan on en sait quelque chose !! Va punir les Afghans ! Ils n’ont rien que du pavot et des ânes. Il se marre. Je plains nos oligarques expatriés, ils vont trinquer en premiers alors qu’eux ils s’en foutent royalement de la mère patrie Russe.
POUTINE :
Donc tout va bouger malheureusement contre nous : le dollar, le système bancaire, les achats de pétrole et de gaz, les ventes d’armes, les technologies, les entreprises étrangères vont fuir notre pays, les Russes ne pourront plus voyager, nos pauvres oligarques on va effectivement saisir leurs yachts (Rires) ; ils n’avaient qu’à se payer des datchas. Nous devons nous y préparer encore davantage et mieux que ce que nous faisons depuis longtemps. Maxim tu coordonnes l’action visant à contrer toutes les sanctions à venir dans un premier temps ensuite tu fais étudier les moyens que nous pouvons employer pour les emmerder un maximum eux aussi. Un rapport à tous chaque jour, de deux pages sur les deux sujets.
CHOÏGOU :
Il y a un point dont j’aimerais qu’on parle un peu plus quand même, la propagande. Comment faire mieux comprendre toutes nos interrogations et réflexions qui nous ont conduit à cette décision ?
POUTINE :
Ils pourront lire ma déclaration au peuple Russe mais j’en doute, les médias occidentaux sont infestés d’anti russes. Mais tu retardes Sergueï, on dit les médias et les réseaux sociaux maintenant, tu as entendu parler de facebook dans ton tank ? (Tous se marrent) ;
CHOÏGOU :
C’est mon côté rideau de fer et bonne vieille Pravda !! (Rires)
POUTINE :
On pourrait essayer, c’est vrai, mais c’est sans espoir.
Quoique, entre nous il se peut qu’un jour maudit que je préfèrerais éviter on (nous les Russes) on ne s’adressera plus aux gouvernements, ni aux médias mais aux peuples pour qu’ils comprennent mieux la gravité de la situation, pour les aider éventuellement à faire pression sur leurs bienpensants. Tu feras partie de la solution ce jour-là. Mais nous n’en sommes pas là.
Il nous reste à régler un point : la conduite des opérations militaires. Les militaires restent, les autres, merci beaucoup et au travail, ce n’est pas que ça ne vous regarde pas mais le temps presse.
Bon on prend un thé et on commence.
POUTINE :
L’UKRAINE ce n’est pas la Tchétchénie ni Alep. On est chez nous chez nos frères et nos cousins donc premièrement ce n’est pas une guerre mais une opération militaire limitée effectuée dans le seul but d’atteindre dignement nos seuls objectifs stratégiques militaires : le Donbass.
GUERASSIMOV :
On essayera de contrôler les combats pour éviter toute violence inutile on a beaucoup d’officiers supérieurs sur le terrain mais est-ce possible ? Est-ce réaliste ? Il y aura beaucoup de dégâts humains et matériels car ces salauds sont bien équipés et bien entrainés.
CHOÏGOU :
En tout cas on essayera mais qui combat sans morts, sans morts de civils, sans bavures, sans haine ? Je tiens à t’avertir, Il y aura des erreurs, des fautes, des crimes, des viols, des tués, des blessés (civils et soldats) par milliers, des destructions, des désertions, des traitres et des courageux, des lâches et des héros. Je ne connais pas une seule guerre qui n’a pas engendré des horreurs il y aura des horreurs de notre part, tu connais le degré de violence de notre société, l’armée c’est encore pire ; notre image internationale sera dégradée c’est sûr. Je ne dis pas que les Ukrainiens sont des enfants de chœur, je dis que l’occident veut des guerres propres et humanitaires et que ça n’existe pas depuis que le monde existe.
POUTINE :
Le combat c’est le combat on le sait, les militaires faites votre boulot comme d’habitude je connais les dommages collatéraux et quelle armée en est exempte ? Mais stratégiquement, parlons des limites de notre action militaire une bonne fois pour toutes. Votre avis s’il vous plaît ?
GUERASSIMOV :
On a tout ce qu’il faut mais en face ils sont très bien armés donc il faudra beaucoup de moyens sans aller jusqu’au nucléaire bien sûr.
CHOÏGOU :
On va tuer d’abord leur aviation et tout se finira au sol avec des missiles et de l’artillerie plus qu’avec des tanks ; nous devrons détruire toutes les infrastructures de transport partout, le plus rapidement possible et naturellement leurs moyens militaires qu’ils vont planquer près des civils comme d’habitude.
POUTINE :
Sergueï ?
LAVROV :
Aucune limite, aucune, on n’est pas comme Biden qui annonce qu’il n’enverra pas ses troupes mais des dollars et du matériel et des sanctions. Dans notre communication, aucune limite je répète : aucune limite y compris utilisation du nucléaire.
Donc messieurs les généraux vous connaissez les principes, faites le travail dans le cadre des principes avec le moins de casse possible au niveau des civils, au niveau des fautes et des erreurs mais faites le travail. Je répète : faites le travail. Il nous faut un résultat en termes de territoire, et de destruction de leurs forces armées le plus vite c’est le mieux.
POUTINE :
Eh bien si les diplomates n’ont peur de rien ! Tu es bien un Russe toi !! (Rires) Valeri ton avis ?
GUERASSIMOV :
Pas de limites pour le conventionnel ; si on utilise tout on passera au nucléaire ciblé, et après on discutera je crois.
POUTINE :
On produit des munitions nuit et jour il n’est pas près de s’épuiser notre stock mais les lanceurs eux peuvent être détruits c’est le problème majeur et donc nous devons démolir tous les matériels qu’ils recevront et les routes de leurs transports avant qu’ils puissent les recevoir et s’en servir ; le renseignement est clé. Toi Sergueï qu’est-ce que tu vois comme limite ?
CHOÏGOU :
On se limite seulement au niveau du territoire que l’on veut d’abord ; s’il le faut on leur fera peur dans le reste du pays mais alors les Polonais auront 10 millions d’ukrainiens à gérer. Pour notre image le Donbass d’abord, sans limite hormis les civils, hors du Donbass des cibles ; si ça tourne mal la menace nucléaire. Si ça tourne très mal on rase Kiev.
POUTINE :
Ok c’est une escalade personnellement je préfère cogner fort tout de suite puis laisser respirer pour voir puis recommencer je viens du KGB il ne faut pas l’oublier ; enfin on siffle la fin de la partie quand ils auront compris vraiment le problème, notre problème. Je les vois mal attaquer la Russie ; ils se défendront très bien ce sont des slaves comme nous, des guerriers comme nous mais qui pense pouvoir vaincre la Russie à part BIDEN ? Valeri ton avis sur nos limites à l’emploi de la force.
GUERASSIMOV :
On ne se donne aucune limite. Les civils soutiennent leur clown qui veut vendre l’Ukraine et nos frères du Donbass à l’Otan donc ils veulent le combat, ils le subiront inévitablement jusqu’où ? Aucune idée : nous ferons avec leurs forces militaires comme avec les mauvaises herbes on les arrachera au fur et à mesure après un premier nettoyage en grand. Et tant qu’il le faudra ; le risque est notre épuisement auquel cas on les informera qu’il ne nous reste plus que l’arme nucléaire. Notre épuisement en munitions n’est pas pour demain mais l’inconnue est l’aide militaire que l’Otan va leur apporter, ou des pays individuellement comme la Pologne.
POUTINE :
J’espère qu’on signera avant. Laissons-les communiquer tenons nous en à notre raisonnement ; et frappons fort. Est-ce que tout est clair avant qu’on déclenche l’opération ? Oui ? Ok. Vous les militaires vous faites ce qu’il faut pour atteindre les objectifs sans morts inutiles comme on l’a dit des deux côtés. Ne détruisez pas tout, je vous connais ! Vous nous rendrez compte comme d’habitude. Et on adaptera ensemble les plans.
Dernier point mes amis les seuls qui parlent aux médias sont Serguei et moi. La communication comme ils disent, on est foutus d’avance dans ce domaine c’est Hollywood contre Moscou pour résumer et un connard d’acteur pour faire son cinéma.
Merci à tous aurevoir.
ACTE II
SCENE 2 MACRON ET LE DRIAN BUREAU STYLE EMPIRE PAS DE CENDRIERS MAIS DES BOISSONS SUR UNE TABLE MACRON SE SERT ET INVITE LE DRIAN A FAIRE DE MEME
MACRON A SON TELEPHONE SUR LE BUREAU : « Plus d’interruption s’il vous plaît »
MACRON :
Tu crois qu’ils vont y aller les Russes ?
LE DRIAN :
Oui c’est sûr. Les Américains disent que c’est une question d’heures et non plus de jours, ils attendaient la fin des jeux olympiques de Pékin
MACRON :
Et nous on n’a rien vu venir ! Bon s’ils ne se sont pas trompé les Américains je vais virer Eric Vidaud, le patron des renseignements militaires, je n’aime pas passer pour un con.
A part ça ils vont faire quoi exactement ?
LE DRIAN :
Tu aimes bien virer les chefs militaires, fais attention, ils pourraient te le rendre un jour.
MACRON :
Stop ça veut dire quoi ça ?
LE DRIAN :
Ça veut dire que ce ne sont pas tes esclaves même s’ils sont muets ils n’en pensent pas moins et le jour venu ils pourraient faire semblant de ne pas t’entendre, c’est tout, mais je vais répondre à ta question sur la méthodologie Russe.
Toujours d’après les Américains, Ils préparent la méthode habituelle, les chars et en avant, et tout ce qui résiste, écrasement par leur artillerie, ils adorent canarder. Ils veulent le Donbass mais vont faire semblant de vouloir Kiev en canardant un peu partout ; il faut s’attendre à des millions de réfugiés vers la Pologne. Les Ukrainiens vont se battre comme des lions, ils sont assez bien équipés et bien entraînés. Dans un premier temps l’aspect politique va l’emporter, les sanctions et tout le bazar, mais à la fin ça va cogner militairement de plus en plus en plus fort. C’est le retour de la barbarie à 3 heures d’avion civil et, je précise, une minute de missile porteur d’ogive nucléaire, pour ta vue complète du problème militaire.
MACRON :
En clair ?
LE DRIAN :
Ça veut dire deux choses premièrement que l’on va se battre au corps à corps en Europe entre Européens, et que le grand risque est que les Russes perdant la guerre conventionnelle sautent le pas du nucléaire ou menacent d’y passer, je ne voudrais pas être à ta place.
MACRON :
Ok je vois le problème. Les sanctions on va mettre le paquet, et au niveau militaire aussi ils vont perdre des milliers de soldats. Une opération militaire et une contre-offensive mondiale tous azimuts !
Il avait besoin de ça pour finir sa carrière de tortionnaire du KGB ? Seul contre le reste du monde !
LE DRIAN :
Ne t’inquiète pas pour lui. Mais voilà le calendrier des horreurs : premier round condamnation morale unanime, deuxième round ballet des orfraies et union sacrée, troisième round fourniture d’armes de plus en plus puissantes aux Ukrainiens, quatrième round grosse guerre, cinquième round appel du Pape et de tous les braves gens à stopper l’engrenage sixième round commencement des menaces sérieuses : les missiles de plus en plus puissants et dispersé pour jouer la terreur puis dernier round je l’espère on s’assied entre le monde entier et les Russes pour discuter. Au milieu il faut prévoir que Zelensky ne va pas accepter de négocier il hait Poutine qui le méprise et le traite de clown ou de pantin des Américains. Les Russes veulent sa peau ils l’auront. J’ai certainement oublié un round, que doivent préparer les Russes
MACRON :
Ça promet, et en pleine campagne électorale ici, bonne excuse pour ne pas aller m’emmerder à expliquer mon programme.
LE DRIAN :
D’autant plus (et il se marre) que tu as deux programmes à chaque fois : tout et son contraire en même temps ! Deux discours dans un c’est crevant !
MACRON :
Attends tu te fous de ma gueule là ?
LE DRIAN :
Mais non je plaisante, plus l’Europe et les Américains !!, et l’Otan, et les Chinois qui comptent les points et Johnson qui veut renégocier le Brexit tu ne vas pas t’emmerder.
MACRON :
Merci beaucoup de tes conseils je vais préparer quelques bonnes phrases de fermeté et d’ouverture de dialogue en même temps (et il se marre) merde j’ai dit « en même temps » ! Bon tu veux rester dîner ?
LE DRIAN :
Non merci je rentre demain ma première réunion est à 6h30. Bonne soirée !
ACTE II
SCENE 3 BIDEN DANS LE BUREAU OVALE AVEC LES MEMES
BIDEN :
Salut les gars, je crois bien qu’on arrive au bout, il va y aller ce con malgré toutes nos mises en garde, il va y aller !!! Tout le monde est d’accord là-dessus ? Je croyais qu’on était tellement forts militairement que personne n’oserait nous faire la guerre, c’est faux il va la faire par pays interposé, l’Ukraine c’est nous.
TOUS : yes
BIDEN :
Donc que disent nos simulations, toutes nos simulations, militaires et économiques, Mark ?
MILLEY :
Pas d’effet de surprise militaire donc la surprise sera pour les troupes de POUTINE, ils vont en prendre plein la gueule en tout cas au début, après ils seront obligés de mettre le paquet sur le Donbass et nous les attendons déjà là, les Ukrainiens sont presque prêts, et on les armera jusqu’aux cheveux. Donc il va être obligé de cogner plus et c’est là que le volet économique intervient nous sanctionnerons de plus en plus je donne la parole à Janet.
BIDEN :
Janet, expose-nous les effets économiques de cette guerre, pour nous, pour les Européens et pour les Russes après les sanctions mais avant je rappelle le contexte actuel : L’image de la Russie est déjà mauvaise, l’Europe de la Défense est morte, Macron va être réélu, en plus il va gérer le conseil de l’UE et on commence à oublier notre départ d’Afghanistan
Janet ? L’impact des sanctions ?
YELLEN :
Ça va faire mal :
- Le dollar va monter d’environ 5% pour arriver presque à la parité avec l’Euro.
- Donc le prix de nos importations va relativement diminuer
- Donc on va importer encore plus de produits
- Les prix du pétrole et du gaz vont monter compter 120 dollars le baril , donc on va gagner beaucoup d’argent, et avec un dollar plus fort
- L’inflation va toucher les USA 6 à 8%, mais surtout l’Europe de 6%à 10% et je ne parle pas de la Turquie
- Les taux d’intérêts vont monter partout de 1,2,3, ou 4 points avec des spreads importants donc
- Les Russes risquent de jouer avec le blé ukrainien et d’affamer le tiers monde : il y a 20 millions de tonnes de blé bloquées à Odessa
- On va produire et vendre des armes à tour de bras
- On va couler financièrement les Russes
- On va les couper de Swift et surtout on va les couper de tous progrès technologiques
BIDEN :
C’est très bien tout ça, on va les mettre à genoux, Reagan l’a fait grâce à la course aux armements nous grâce à leur seule connerie. Cette guerre sera une bénédiction pour l’Amérique ; après nous nous occuperons des Chinois eux aussi il faut les casser avant qu’ils nous ruinent par leurs exportations et leur putain de route de la soie. Le risque que je vois c’est que ces cons d’Européens se divisent : entre les Hongrois et l’UE ce n’est déjà pas la lune de miel et le second point d’interrogation c’est Erdogan, qu’est-ce qu’il va faire comme chantage celui- là ? Bon on verra, merci Messieurs, merci Janet et vous tous, à demain.
LA RUSSIE FAIT ENTRER SON ARMEE EN UKRAINE
ACTE III
SCENE 1 DANS LE BUREAU DE ZELENSKY IDEM PREMIER ACTE NIVEAU DECORUM ILS SONT PLUS EXCITES ET UN PEU PLUS DEBRAILLES, LEURS CALOTS DE MILITAIRES TRAINENT PARTOUT. ZELENSKY ET 5 MEMBRES DE SON STAFF
ZELENSKY HABILLE EN MILITAIRE COMME LES AUTRES :
Bon les mecs nous y sommes ils sont rentrés, ils ne changeront jamais ces Russes. Il n’y a pas plus prévisible que Poutine. On tient le coup on va les embourber mais ils ont des réserves et si les occidentaux ne nous aident pas on est morts donc il faut demander des armes lourdes et se battre. On est les bons ils sont les méchants comme dans les westerns. J’ai eu Macron au téléphone, il nous plaint beaucoup et nous encourage, il va nous soutenir au niveau français et Européen mais il est en pleine campagne présidentielle. Le mot d’ordre c’est : on résiste on est des héros, je suis Churchill vous êtes la RAF ! Pas de quartier, tuez en un maximum, surtout des hauts gradés grâce aux renseignements reçus des Américains. Il faut que les babouchkas elles voient revenir leur fiston adoré dans des caisses s’ils n’ont pas cramé dans leur char. Allez au boulot, chacun de vous sait ce qu’il a à faire.
LES CAMERAMEN ENTRENT
ZELENSKY : dépêchez-vous les mecs on est en guerre vous êtes au courant ? Donc séquence une comme prévu ; je ne suis pas rasé, j’ai la gueule de bois, je vais annoncer au monde entier que l’Ukraine va se battre jusqu’au dernier homme, que les Russes ont violé notre territoire, notre souveraineté et que leur opération spéciale n’est qu’une guerre pour bouffer une partie de notre pays
ILS FILMENT ZELENSKY ET SES GENERAUX ET MINISTRES QUELQUES SECONDES ET APRES UN PETIT DISCOURS DE ZELENSKY
« Comme vous le voyez, on est là , on est tous là , toute l’Ukraine est là, on va se battre, on demande simplement l’aide du monde entier pour anéantir ces envahisseurs qui veulent nous empêcher d’exercer notre liberté c’est-à-dire nos choix de société. Le communisme c’est fini, l’empire soviétique c’est fini, nos frères Russes c’est fini. Nous voulons la démocratie, la paix , le rétablissement de nos frontières et rejoindre l’Union européenne et l’Otan; aidez-nous c’est votre intérêt car ce qui se passe ici c’est votre histoire aussi c’est l’histoire de la civilisation contre la barbarie, de la démocratie contre le despotisme, de la loi contre la force brute, de la liberté contre une barbarie primaire inacceptable.
LES CAMERAS REPARTENT
ACTE III
SCENE 2
CONF CALL LES EUROPEENS SE PARLENT ET SONT DANS L'HYSTERIE TOTALE ET LA SURENCHERE
MACRON :
Je propose qu’on fasse un rapide tour de table et que chacun dise ce qu’il pense de la situation après on ouvrira la discussion.
SCHOLZ :
On en a déjà discuté avec les Américains ils sont d’accord avec nous, il faut punir Poutine au maximum.
SANCHEZ :
Poutine est un fou dangereux nous devons débarrasser la terre des despotes comme lui.
DRAGHI :
Poutine nous conduit à un risque de guerre mondiale et atomique, nous devons faire très attention.
ERDOGAN :
Vous faites ce que vous voulez mais moi je pense qu’il faut continuer à discuter tout en aidant les Ukrainiens, mais continuons à parler à Poutine ; il paraît même que ses généraux parlent aux généraux américains.
MARIN :
Nous on veut une solution négociée mais ok pour aider les Ukrainiens ; la Finlande n’est pas dans l’Otan mais dans l’Europe de l’Ouest ; c’est incroyable j’emploie des concepts Est /Ouest que je croyais dépassés !
MACRON :
On est tous d’accord, donc des représailles phénoménales contre les Russes, les Américains ont prévu un premier package et il y en aura d’autres ; le but est d’asphyxier la Russie financièrement d’abord, l’aspect militaire viendra après.
FIALA :
L’Ukraine doit obtenir tout ce qui est nécessaire pour remporter la victoire.
Préparons aussi notre défense contre toutes les mesures que les Russes vont prendre, nous les connaissons nous Tchèques et vous garantissons qu’il a préparé cette invasion et ses conséquences depuis longtemps. Nous ne sommes pas au bout.
Le peuple tchèque sait très bien ce qui se passe quand on fait des compromis avec des tyrans. La reconstruction sera ma priorité en tant que futur président du Conseil de l’UE, mais d’abord, il faut conduire les Russes à la table des négociations pour obtenir le calme et la paix. Nous pourrons alors gérer les réfugiés, retrouver la sécurité énergétique et construire une nouvelle Europe débarrassée des tyrans.
Magdalena ANDERSSON :
D’accord mais comment on fait pour les emmener à la table des négociations ? Il faudrait que l’on parle un peu des solutions militaires et de l’effet des sanctions, on en est au sixième paquet qu’est-ce qu’on peut encore faire en dehors de fournir des armes ?
ERDOGAN :
Plus on les sanctionne plus nos Etats souffrent de l’inflation et des pénuries ; vous n’êtes pas habitués à l’inflation, vous allez voir. Je propose puisque nous sommes d’accord sur les buts qu’on aborde une autre fois les moyens ; et sans les Américains c’est illusoire. Donc invitez les Américains, les maîtres du monde.
ACTE III
SCENE 3
LA CHINE AU PLUS HAUT NIVEAU ILS SONT QUATRE TRES CALMES POSES TRANQUILLES
BEAUCOUP DE COULEUR ROUGE ILS BOIVENT LE THE CERTAINS FUMENT
XI JINPING :
Bonjour, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a déjà des conséquences qu’il nous faut examiner avec attention. Mais d’abord est-ce qu’il faut évoluer au niveau diplomatique ? Yi ?
WANG Yi :
Je pense qu’on ne bouge pas : on ne condamne pas, on n’approuve pas, on ne participe pas aux sanctions, on n’aide pas non plus à détourner les sanctions, on reste focalisé sur nos affaires intérieures c’est-à-dire le COVID, l’Inflation et TAIWAN.
XI JINPING :
Parfait, j’aime beaucoup « tes affaires intérieures avec Taiwan dedans ! ». Je la retiens cette formule. Keqiang peux-tu nous communiquer ton évaluation des conséquences pour la Russie et pour nous des sanctions qu’ils vont appliquer, les Oligarques et les diplomates on s’en moque. On t’écoute ?
LI KEQIANG : en dehors des conséquences économiques les liens vont se resserrer entre les européens ; peut-être même que des pays neutres comme la Finlande vont vouloir adhérer à l’Otan. Au niveau économique : inflation en hausse partout, dollar en hausse, matières premières en hausse, déficits en hausse, industries d’armement boostées. Les Russes vont souffrir des embargos sur les composants électroniques les européens vont souffrir du fait de l’inflation minimale +7% et les Américains comme d’habitude vont tirer les marrons du feu : vente de matériels, dollar en hausse, pétrole en hausse. Ils vont de nouveau faire la loi en Europe.
XI JINPING :
Ok on en a vu d’autres, regardons leurs erreurs, surtout regardons les conséquences des sanctions ça pourra nous servir un jour (Rires)
Toi, Fenghe, tu en tires toutes les conséquences militaires tu sais que tu as un chèque en blanc pour les investissements ; peux-tu nous donner quelques informations sur le rattrapage de notre position militaire ?
WEI Fenghe :
Merci, naturellement. Vous le savez tous la puissance militaire des Etas Unis est écrasante, ils ont le système d’observation le plus puissant du monde et peuvent entendre une mouche voler dans cette pièce ; militairement ils peuvent nous assommer de missiles en tous genres ; nous sommes toujours en retard sur le plan offensif et surtout défensif. Ce qui comptera absolument sera la détermination politique et l’impact économique. Toute guerre aura les deux aspects. Aujourd’hui paradoxalement le point faible de l’Amérique est l’économie ; on peut la faire s’écrouler sans leur faire la guerre militaire. Et si leur économie s’écroule ils n’ont plus de quoi payer les salaires et tout leur système tombe un Américain ne travaille pas pour rien ni pour la patrie ; Ils voudraient bien un conflit maintenant, car ils sont au maximum de leur puissance mais c’est trop tôt pour nous : tuons d’abord leur économie à petit feu avec de l’inflation ou des pénuries. Ils devront sacrifier leur défense.
Pour ce qui est de nos armements, ils sont très bons mais l’objectif reste de gagner la guerre sans combat. On ne veut pas vivre sur cent millions de morts et dans un nuage radioactif. Donc, on menace, on les ruine, mais on ne bouge pas.
XI JINPING :
Merci Fenghe, on est tous d’accord sur la stratégie : coulons leur économie comme prévu en se coordonnant avec les Russes si on peut, sinon tout seuls. Epuisons les dans les affaires du monde entier. Faisons-nous payer en tout sauf en dollar chaque fois que possible. Ne leur prêtons plus. Ils finiront par retomber dans les errements d’une guerre civile, sd’après nos prévisions, souhaitons-le.
ACTE III
SCENE 4
L’INFORMATION
PRESSE LUS PAR DEUX OU TROIS PRESENTATEURS DE TELEVISION OCCIDENTALES ET UN RUSSE QUI SE SUCCEDENT LES PRESENTATRICES SONT TRES SEXY
DAVOS COMMENTATEUR BELGE
ZELENSKY, véritable vedette du Forum mondial de Davos.
Au niveau symbolique, Il a fait rebaptiser une maison de la rue principale de Davos, « Maison des crimes de guerre de la Russie ». Elle contient une exposition de photos sur les nombreux crimes de guerre perpétrés par les troupes Russes en Ukraine.
Concernant les entreprises occidentales nombreuses à être présentes en Russie, il a demandé aux PDG de se retirer de Russie, s’ils ne voulaient pas que leurs marques soient associées aux crimes de guerre.
Il a ensuite promis aux entreprises européennes l’accès à 40 millions de consommateurs ukrainiens.
Concernant la Russie, Il a demandé un embargo total sur le gaz et le pétrole russes Il a appelé à des « sanctions maximum ».
Concernant la reconstruction de son pays dont il se préoccupe déjà avant d’avoir repoussé les Russes, Il a chiffré les dégâts à réparer à 400 milliards de dollars et dit que selon son idée chacun des partenaires de l’Ukraine pourra s'occuper d'une ville, d'une région ou d'un secteur particulier. Par exemple le Royaume-Uni devrait travailler dans la région de Kiev, le Danemark à Mykolaïv et les Italiens à la reconstruction du théâtre de Marioupol et la Grèce sur une maternité à Marioupol.
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, soutient ce processus. Des collectivités françaises envisagent aussi des projets dans ces régions a dit Oleksiy Chernysov, le ministre ukrainien du développement régional.
Au niveau armement, Il a déclaré que l'Ukraine a besoin de toutes les armes les plus modernes.
Le chef du Pentagone, Lloyd Austin a annoncé que vingt pays s’étaient engagés à fournir des armes supplémentaires à l'Ukraine, et que le Danemark fournirait des missiles Harpoon pour contrer le blocus de la marine russe au port d'Odessa, ce port étant vital pour les exportations de blé de l'Ukraine.
Enfin, il a été ovationné par le public debout
COMMENTATEUR FRANÇAIS
NOUS ESSAYONS DE FAIRE UN POINT SUR LES MORTS, LES BLESSES, LES SOUFFRANCES HUMAINES
Cinq millions de personnes ont été déplacées pour la plupart vers la Pologne. Il y a les morts de tous les jours que le président Zelensky chiffre côté Ukrainien entre 50 et 100 soldats par jour dans le Donbass mais aussi les pertes ponctuelles plus importantes, Le président Zelensky a indiqué par exemple que 87 personnes avaient péri dans une frappe russe le 17 mai contre une base militaire dans le Nord. Ce nouveau bilan en fait l'un des bombardements russes les plus meurtriers depuis le début de la guerre.
Il a dit : « Depuis le 24 février, l'armée russe a effectué 1.474 frappes de missiles en Ukraine avec 2.275 missiles différents, en grande majorité contre des infrastructures civiles.
Côté Russe naturellement les seuls chiffres proviennent de l’Ouest : « La Russie a probablement subi des pertes dévastatrices parmi ses officiers », selon le ministère de la défense britannique
Au 95e jour de l’invasion russe en Ukraine, toujours selon des informations des services de renseignement britanniques l’armée russe rencontre de nombreuses difficultés sur le terrain, pouvant provoquer « une baisse de moral des troupes situation contraignant « les officiers supérieurs, à monter en première ligne, au péril de leur vie ».
Les pertes restent difficiles à évaluer tant du côté ukrainien que du côté russe. Près de 20.000 soldats tués de chaque côté, mais combien de civils tués et blessés ?
Le ministère de la Défense ukrainien estime de son côté que près de 30.000 soldats russes auraient perdu la vie depuis le début de conflit.
Le 16 mai, l'Américain Michael Kofman, directeur des études sur la Russie du Center for Naval Analyses, évoquait lui une fourchette allant de 7000 à 15.000 militaires russes tués, avec une moyenne plausible de "10.000 à 12.000 morts".
Rappelons les mots du ministre des Affaires étrangères russe Sergueï LAVROV : « Certes, des gens meurent. Mais si l’opération prend autant de temps, c’est d’abord parce que l’armée russe a reçu l’ordre d’éviter à tout prix toute attaque, toute frappe contre des infrastructures civiles. Seules les infrastructures, les équipements et les effectifs militaires doivent être ciblés.
Nous agissons de manière complétement différente par rapport à l’armée ukrainienne et au bataillon néo-nazi ukrainien qui utilisent simplement les civils comme boucliers humains. Si vous avez été sur place, vous avez probablement vu ou entendu comment ces bataillons ukrainiens placent des armes lourdes dans les zones résidentielles, près des écoles, des hôpitaux et près des jardins d’enfants. Vous savez aussi probablement comment ils bombardent régulièrement Donetsk, les zones résidentielles de cette grande ville, comment les civils en souffrent »
Sans commentaire
COMMENTATEUR CANADIEN TV
On peut dire que Volodymyr Zelensky est devenu le symbole héroïque de la résistance non seulement de tout un peuple, mais encore comme symbole du combat à mener pour défendre l’Europe, les valeurs de liberté et de démocratie de l’Occident. Certainement en référence à Churchill, les parlementaires britanniques ont accueilli par un tonnerre d’applaudissements le président ukrainien en tee-shirt kaki.
COMMENTATEUR FRANCAIS STYLE TF1
Concernant l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, ce processus prendra 15 ou 20 ans a estimé dimanche le ministre délégué français aux Affaires européennes.
De son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui était en voyage au Japon pour s’assurer de la position Japonaise dans ce conflit a fustigé le «pacte » (pacte ça vous rappelle rien ?!!) avec la Chine» qu'aurait conclu la Russie. Les Européens se déclarent inquiets face à l'émergence de cet axe sino-russe (« Axe ça ne vous rappelle rien, ! ».
"La France est à leurs côtés", a poursuivi Catherine Colonna nouvelle ministre des Affaires étrangères au cours de sa première visite en Ukraine, "avec ses amis et ses alliés, et va faire tout son possible".
TELEVISION RUSSE
PRESENTATRICE SEXY ET UN COMMENTATEUR ILS SE PARTAGENT LE DOSSIER
Au cours d’un grand entretien avec la chaîne française TF1, le ministre Sergueï Lavrov a de nouveau précisé le contexte historique de l’intervention Russe qui avait été largement présenté par le Président Poutine lors de son intervention télévisée :
« Nous faisons ce que nous sommes contraints de faire : nous protégeons les populations et nous protégeons la langue russe qui a été directement discriminée et agressée par les régimes successifs en Ukraine, tant sous Porochenko que sous Zelensky. Nous protégeons l’Ukraine de la nazification, qui s’y poursuit depuis de nombreuses années avec la connivence directe de l’Occident. … Pendant des années, nous avons frappé à différentes portes en Europe et aux États-Unis. L’Occident y est resté complétement sourd.
Il a rajouté :
Notre opération militaire était inévitable.
Pendant des années, nous avons essayé de persuader l’Occident que l’Ukraine ne devait pas être entrainée dans l’Otan. Or l’Otan s’était déjà rapprochée à cinq reprises de la frontière russe, contrairement à toutes les promesses faites lorsque l’Union soviétique a disparu…. la Yougoslavie en 1999, l’Irak en 2003 et la Libye, en 2011, toutes ces aventures militaires ont été lancées par les États-Unis sous prétexte que ces foyers de tension représentaient une menace pour eux. Et cette menace était à plus de 10.000 km des côtes américaines. Pourtant, tout le monde a suivi Washington, pour détruire d’abord la Yougoslavie, puis l’Irak, puis la Libye. Plus d’un million de civils sont morts dans ces conflits et personne n’a rien dit. Tout le monde a trouvé ça normal. Parce que le souverain du monde, les États-Unis, commandent à tous les autres pays occidentaux.
En Europe – à l’exception de la guerre en Irak où la France et l’Allemagne se sont opposées aux actions injustifiées et totalement inacceptables de Washington – dans tous les autres cas, tous les pays européens ont rapidement convenu que les États-Unis avaient le droit de déclarer une menace pour leur sécurité, n’importe où dans le monde, et de faire ce qu’ils voulaient. La Russie n’a pas déclaré une menace pour sa sécurité du jour au lendemain. Elle a, pendant de nombreuses années, exhorté l’Occident à ne pas faire de l’Ukraine un pays antirusse. En d’autres termes, la menace qui pèse directement sur nos frontières – et contre laquelle nous mettons en garde depuis de nombreuses années – a été complètement ignorée. C’est pourquoi notre opération militaire était inévitable.
Il a donc rappelé les objectifs de cette opération : ... c’est bien sûr de repousser l’armée ukrainienne et les bataillons ukrainiens en dehors des régions de Donetsk et de Lougansk. Pour le reste des territoires en Ukraine, où il y a des gens qui ne veulent pas rompre les liens avec la Russie, ce sera aux populations de ces régions de décider. Je ne pense pas que ces habitants seront heureux de revenir sous le pouvoir d’un régime néo-nazi qui est complétement russophobe. C’est au peuple lui-même de décider. Nos objectifs sont de protéger les civils du Donbass et de démilitariser l’Ukraine. C’est-à-dire qu’il ne doit plus y avoir d’armes sur son territoire qui représentent une menace pour la Fédération de Russie. Nous voulons aussi rétablir les droits de la langue russe, conforment à la Constitution de l’Ukraine, que le régime de Kiev a violé en adoptant des lois antirusses. Mais il faut aussi dénazifier l’Ukraine, parce que les idées et les actes néo-nazis font maintenant partie de la vie en Ukraine.
Notre priorité absolue, c’est la libération des régions de Donetsk et de Lougansk qui sont désormais reconnues par la Fédération de Russie comme des États indépendants.
Il ne s’agit pas d’annexion. Il s’agit d’une opération militaire demandée par les États souverains que sont les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, en vertu de la Charte des Nations Unies, dont l’article 51 prévoit le droit de légitime défense individuelle et collective. Nous défendons les populations et nous les aidons à rétablir leur intégrité territoriale.
Le ministre a par ailleurs parlé des sanctions contre notre pays :
Ces sanctions sont hystériques. La rapidité avec laquelle elles ont été imposées et leur ampleur montre certainement qu’elles n’ont pas été rédigées du jour au lendemain. Elles ont été préparées il y a longtemps, et il est peu probable qu’elles soient levées à l’avenir. Les États-Unis ne le disent pas publiquement, mais dans leurs contacts avec leurs alliés, ils disent que lorsque tout cela sera terminé, les sanctions resteront en vigueur. Donc en fait, l’Ukraine n’est qu’un outil, une pièce de rechange. Il s’agit d’étouffer le développement de la Russie. Car la Russie empêche le développement d’un monde unipolaire que Washington a proclamé, avec l’assentiment de l’Europe. Je ne sais pas ce que l’Europe a à y gagner dans cette situation sur le plan géopolitique. Tous les experts politiques le disent : le principal perdant de cette histoire, c’est l’Europe.
Concernant la position européenne et la France, il a déclaré : Nous entendons la Russie être accusée publiquement d’agressions par tous les dirigeants de l’Union européenne, sans exception, dans un langage assez belliqueux. Nous l’entendons. Donc, si derrière ce langage, il y a une volonté d’agir sur les problèmes et sur les causes de la crise actuelle de la sécurité européenne, alors nous serons toujours prêts à discuter. Si le président Macron, qui a une relation de confiance très ancienne avec le président Poutine, propose une discussion, je le réitère, elle sera acceptée.
Mais je dois dire, à mon immense regret, que malgré la visite du président Macron et les bonnes relations de confiance qui existent entre lui et le président Poutine, la France joue un rôle actif en Ukraine. Et alimente le nationalisme ukrainien et le néo-nazisme. Nous sommes tristes de le constater. La France arme activement l’Ukraine, y compris avec des armes offensives, et elle réclame une guerre jusqu’au bout pour vaincre la Russie.
Il a clairement dénoncé les interventions tout en appelant au dialogue.
TELEVISION AMERICAINE
Le chef adjoint de l'Otan, Mircea Geoana, a estimé ce dimanche que dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine, l'Alliance atlantique n'était plus tenue par ses anciens engagements envers Moscou de ne pas déployer ses forces en Europe orientale , car en attaquant l'Ukraine et rompant tout dialogue avec l'Alliance, la Russie a elle-même "invalidé le contenu de cet Acte fondateur", a souligné Mircea Geoana dans une interview à l'AFP à Vilnius.
Les Russes "s' étaient engagés à ne pas agresser les voisins, c'est ce qu'ils sont en train de faire, et à tenir des consultations régulières avec l'Otan, ce qu'ils ne font pas", a précisé Mircea Geoana. L'Acte fondateur "ne fonctionne simplement pas, à cause de la Russie", a-t-il estimé.
Selon le chef adjoint de l'Otan, l'Alliance n'a désormais plus "aucune restriction" pour se doter d'une "posture robuste sur le flanc est". En 2017, l'Otan a déjà déployé des groupements tactiques multinationaux dans les États baltes et en Pologne pour dissuader la Russie, puis envoyé des renforts après l'invasion russe de l'Ukraine fin février.
Les États baltes souhaitent actuellement une présence de l'Otan encore plus importante et lui demandent notamment de développer des brigades, à la place de groupements tactiques moins importants.
Les ministres de la Défense de l'Otan se réuniront à la mi-juin pour discuter cette question, et les dirigeants de l'Alliance devraient approuver les décisions lors du sommet qui se tiendra à Madrid à la fin du même mois.
RADIO ISRAELIENNE
MAREK HALTER A ECRIT A POUTINE
Nous lisons quelques extraits de cette lettre de notre compatriote
« Votre guerre serait en réalité une guerre préventive. Pourquoi ne pas le dire ?
Vous vous souvenez, Monsieur le président, de ces fameuses rampes de lancement nucléaires soviétiques pointées sur la Floride, installées en octobre 1962 à Cuba par le président de l'URSS, Nikita Khrouchtchev ? Aussitôt informé, le président des Etats-Unis d'alors, John Kennedy, a menacé la Russie d'une troisième guerre mondiale et mis toutes ses forces en alerte, ne laissant d'autre choix à Khrouchtchev que de céder. Pourquoi ne pas avoir suivi cet exemple ?
Oui, ce sera à vous, comme au président Zelensky, de fournir un jour aux historiens, hors propagande, les documents et les informations nécessaires à la compréhension et à l'écriture de cette part de notre histoire.
Pour échapper à ce nouveau redécoupage du monde, qui relègue la Russie à l'Orient et l'éloignera de ses sources historiques et culturelles, il ne s'agit pas de gagner cette guerre, mais de l'arrêter.
Ne tombez pas dans le piège tendu par les Américains
Monsieur le Président, ne tombez pas dans le piège dans lequel les Américains tentent de vous enfermer. Car aujourd'hui ce sont eux qui contrôlent la marche des événements et empêchent le président Zelensky d'envisager, comme il était prêt à le faire auparavant, une autre solution à ce conflit que la poursuite de cette guerre qui ne profite à présent qu'aux Etats-Unis, à leur économie en détruisant celle de l'Europe, en l'éliminant, tout simplement, comme force politico-économique indépendante ».
Il est clair que Marek Halter souhaite une voie négociée d’urgence mais sa proposition risque bien de n’être qu’une voix de plus ignorée de tous les acteurs internationaux de cette crise insupportable en Europe donnant lieu par nation interposée à des affrontements entre la Russie et l’Occident pro Ukrainien.
TELEVISION ALLEMANDE
LES EUROPEENS ET ORBAN L’ALLEMAGNE
HONGRIE
Orban, l'homme qui défie l'unité des Vingt-sept face à Poutine : Viktor Orbán s'est encore disqualifié en s’opposant jusqu'au dernier moment à l'embargo sur le pétrole russe, au risque d'affaiblir l'Europe., et de provoquer sa division. Les partenaires ont accepté que la Hongrie continue au moins provisoirement à s'approvisionner en pétrole russe. Orban a négocié la fermeture des oléoducs en provenance de Russie contre 800 millions d'euros d'investissements et quatre années de transition. Le ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck s’est déclaré choqué.
ALLEMAGNE
Berlin a promis la livraison d'armes modernes à Kiev ; Olaf Scholz a annoncé la livraison à l'Ukraine du système de défense antiaérienne IRIS-T fabriqué par le fabricant allemand Diehl.
« Nous donnons ainsi à l'Ukraine la possibilité de protéger toute une grande ville contre les attaques aériennes russes », et il a promis en outre la livraison de « douze obusiers blindés parmi les plus modernes du monde ». Cela s’ajoutera au radar de localisation qui permettra de détecter les obusiers, les mortiers et l'artillerie ennemis, et la livraison peut-être de lance-roquettes, d’une portée qui ne permettra pas toutefois d’atteindre la Russie.
Olaf Scholz poursuit : « Poutine ne doit pas gagner cette guerre, l'Allemagne soutiendra l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra ».
Il fera voter un budget de modernisation de l'armée de 100 milliards d'euros.
L'Ukraine a remercié chaleureusement l'Allemagne pour une livraison d'arme en ces termes :
« Enfin nous pouvons dire merci au chancelier Scholz »
Merkel pour la première fois depuis qu'elle a quitté le pouvoir, a évoqué dans un discours le conflit en ces termes « Je ne peux pas tenir ce discours sans évoquer la violation flagrante du droit international dont la Russie s'est rendue coupable », il s’agit selon elle d’une guerre d'agression barbare ».
TELEVISION BRITANNIQUE
LE POINT SUR LES COMBATS
20 % du pays sous contrôle russe, selon Zelensky.
Volodymyr Zelensky, a estimé que la Russie contrôlait 125.000 km2 du territoire ukrainien. Cette surface comprend une partie du sud et de l'est du pays, les combats se poursuivant dans le Donbass.
La ville de Severodonetsk est presque entièrement entre les mains des soldats russes, confirme le ministère britannique de la Défense dans son dernier rapport journalier. « La route principale menant à la poche de Severodonetsk reste probablement sous le contrôle des Ukrainiens, mais la Russie continue de réaliser des gains locaux réguliers, grâce à une forte concentration d'artillerie » ...
TELEVISION SENEGALAISE
L’AFRIQUE ET LA FAIM
Notre président Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, se rend ce jeudi en Russie pour s'entretenir vendredi avec Vladimir Poutine. Cette visite « s'inscrit dans le cadre des efforts que mène la présidence en exercice de l'Union pour contribuer à l'accalmie dans la guerre en Ukraine, et à la libération des stocks de céréales et de fertilisants dont le blocage affecte particulièrement les pays africains », précise le communiqué de presse.
Hier, le président sénégalais a demandé aux européens de tout faire « pour libérer les stocks disponibles » et éviter l’ouragan de famines qui menace les pays africains.
La fermeture du port d'Odessa bloqué par des mines empêche en effet toute livraison de blé à de nombreux pays d'Afrique et d'Asie alors que la situation alimentaire mondiale est déjà très préoccupante du fait de la météo et de la pandémie.
Les Russes jouent-ils vraiment un jeu franc quand ils disent ne pas vouloir créer un blocus ? Nous le saurons prochainement
TELEVISION EMIRATI COMMENTATRICE VOILEE
OPEP
Nouvelle réunion de l’OPEP + ce jeudi. Le royaume saoudien pourrait annoncer une accélération ses propres pompages pour compenser une baisse de l'offre russe liée aux sanctions occidentales . Le président américain en effet va venir demander une augmentation de la production de pétrole saoudienne pour tenter de freiner la hausse des prix du brut., qui se répercute à la pompe aux USA, aggravant les problèmes d’inflation.
Joe Biden devrait discuter des prix du pétrole avec Mohammed ben Salmane alors qu’il avait décidé de le traiter en paria en raison de l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
Naturellement le président devrait en profiter pour parler des droits humains et de la guerre au Yémen, où Ryad soutient militairement le gouvernement face aux rebelles Houthis.
ATTACHE DE PRESSE PENTAGONE EN UNIFORME DE MILITAIRE
Messieurs nous allons faire un point très rapide sur les livraisons d’armes à l’Ukraine :
En sus des centaines de milliers d’armement individuels que nous leur avons déjà fournis, nous allons leur envoyer quatre systèmes de missiles HIMARS. Lla France a livré 12 canons Caesar.
Ces armements sont en sus donc des armes déjà fournies à l'Ukraine, dont les Javelin et des Stinger, des blindés légers, des drones suicides Switchblade ainsi que des radars anti-artillerie
Les Etats-Unis ont donc expédié 4,2 milliards d'euros d'armement à Kiev, et ils ont dégagé un budget d’aide militaire de 40 milliards de dollars. Ils auront aussi de l'artillerie, des véhicules blindés, des hélicoptères et des obusiers.
TV ALLEMAGNE
POINT SUR LES LIVRAISONS D’ARMES
Londres a débloqué 530 millions d'euros d'aide militaire à Kiev et Boris Johnson a promis des radars et des drones.
La France, elle, a livré officiellement pour 100 millions d'euros d'armes. : des missiles antichars Milan, des missiles antiaériens Mistral et six canons Caesar. Emmanuel Macron a annoncé que la France allait « renforcer » l'envoi de matériel militaire à Kiev. Eric Béranger, PDG de MBDA, société principale de fabrication française de missiles en tous genres (Sol/air, Sol/sol, ) et de toutes portées indique réfléchir d’urgence à une augmentation de sa production. On rappelle que les lanceurs d’obus Caesar sont déjà livrés et opérationnels.
La Pologne, a fourni pour 1,5 milliard d'euros d'armes, selon le Premier ministre Mateusz Marawiecki. Elle réceptionne les envois d'armes et les fait transiter vers l'Ukraine
Les pays baltes : l'Estonie a apporté une aide de 227,5 millions d'euros, avec des lance-missiles antichars Javelin, des obusiers, des mines antichars, des canons antichars et des munitions. La Lettonie a envoyé plus de 200 millions d'euros de matériel (munitions, missiles antiaériens Stinger et leurs rampes de lancement ainsi que des drones). La Lituanie a fourni de l'aide militaire pour des « dizaines de millions d'euros », incluant des missiles antiaériens Stinger, des mortiers, des fusils et des munitions. Les Lituaniens ont par ailleurs collecté plus de 5 millions pour acheter un drone militaire turc destiné à l'Ukraine.
La Slovaquie, elle, a contribué avec du matériel militaire d'une valeur de 153 millions d'euros (carburant, munitions, missiles sol-air, missiles anti-char) et a fourni un système de défense aérienne S-300. Le pays, va aussi vendre à l'Ukraine au moins huit obusiers automoteurs Zuzana.
Il faut signaler que Moscou a prévenu que la livraison d'avions ou d’hélicoptères constituait une ligne rouge à ne pas franchir.
ACTE III
SCENE 5 POUTINE SES CHEFS DE GUERRE ET LE MINISTRE DE L’ECONOMIE
POUTINE :
Bonjour, vous allez bien ? Ce n’est pas le moment de vous enrhumer et il rit.
Nous allons faire un point économique et un point militaire car comme disent les Français l’argent est le nerf de la guerre !
Maxim où en est-on des conséquences des sanctions à part sur ton compte en banque (ils rient tous !)
RESHETNIKOV (Economie) :
C’est un peu la merde pour eux et pour nous.
Je réponds à ta question, d’abord pour nous on peut tenir un an, après trop de produits vont nous manquer, pas alimentaires bien sûr, mais techniques, et naturellement l’argent mais ce n’est pas le problème l’argent, je ne vois pas à qui on pourrait acheter des armes ! (Ils rient), non le problème c’est la technologie, les composants, les pièces de rechange partent vite, trop vite ; il faudrait dire aux généraux qu’ils se calment et qu’ils arrosent un peu moins ou on arrivera au bout avant un an ce qui serait grave. Je te réponds par anticipation aussi, ne compte pas sur les Chinois ils disent que du fait du Covid ils ne peuvent plus produire assez, que les occidentaux leur ont fermé l’accès à certaines productions stratégiques en anticipant qu’ils pourraient nous fournir donc ils en n’ont plus suffisamment pour eux. Ces putes d’américains ils tiennent les verrous technologiques, et savent au gramme près ce qui est exporté. Donc on a l’argent pour faire tourner la machine économique normale Russe mais sans pouvoir rembourser certains prêts en dollar puisqu’on a de moins en moins de dollars, et qu’ils ne veulent pas de nos roubles. Il faudra accepter des paiements en dollar si on veut pouvoir les rembourser, mais des paiements de quoi ? Vu qu’ils ne veulent plus rien nous acheter.
Pour eux maintenant : l’inflation ils s’en foutent ils font marcher la planche à billets partout c’est l’argent hélicoptère comme ils disent ; les taux remontent, les banques en profitent, et prêtent aux Etats ils sont dans un cercle vertueux sauf pour leurs citoyens qui eux vont commencer à en chier mais le quasi plein emploi des entreprises va faire augmenter les salaires donc pour résumer question argent ils sont assez blindés et protégés, et nous on a un an devant nous maximum.
Dernier point les taux d’intérêts vont augmenter partout ce qui va freiner nombre d’investissements dont la construction neuve et la rénovation en Europe. Tant mieux ils vont se geler et acheter du gaz au prix fort. Les réfugiés vont commencer à poser un problème à la Pologne même s’ils ne le disent pas encore ; si tu peux en rajouter trois ou quatre millions ça serait pas mal.
Enfin, c’est de la politique internationale pure et ce n’est pas mon rayon mais celui de Serguei, vous savez que le blé va manquer dans pas mal de pays du monde mais pas chez nous. Blé plus pétrole qui augmentent c’est un mélange difficile à gérer dans les pays pauvres, naturellement pas chez les Américains. A vous de décider.
POUTINE :
Merci Maxim c’est clair. On en déduit tous que nous avons quatre cinq mois pour finir le travail ; merci. Continue à organiser la priorité pour les armes à veiller à l’approvisionnement alimentaire comme si rien ne se passait, pas d’inflation chez nous ; il faut en finir avant fin octobre mais pas trop avant : pas avant qu’il ne soit trop tard pour semer le blé en Ukraine. Puisque ces cons voient déjà une guerre longue, on va la leur donner.
Au niveau militaire, Valeri ?
GUERASSIMOV :
Maxim, ne crois pas qu’on arrose comme tu dis car on fait attention on essaye de tuer le moins de civils, mais l’objectif de cette opération spéciale je le rappelle est très simple c’est de les faire partir du Donbass, rien d’autre, avec le moins de morts possible chez nous. Donc nous on fait une guerre à distance et il faut de l’artillerie pour ça beaucoup d’artillerie, pour écraser leurs systèmes d’armes avant qu’ils puissent s’en servir ; leurs systèmes sont beaucoup plus précis que les nôtres car guidés par satellite en permanence. Donc on arrose un peu sinon on est morts. Les putains de canons des Français qui tirent à 60km sont très efficaces. Cela complique énormément notre tâche car ils nous canardent presque chaque fois à coup sûr, donc il faut sacrifier une batterie à chaque frappe presque. Si je peux me payer des Français en Ukraine je ne vais pas les rater.
La difficulté provient aussi du fait qu’ils sont très motivés, très mobiles et jamais concentrés, ce n’est pas une bataille de tranchées c’est une bataille de mouvement et nous sommes lourds, trop lourds donc on bouge un peu et on arrose ; ça paye à la fin car on ne va pas au contact on a moins de morts qu’eux mais ils sont toujours là à nous attendre ; on ne les prendra pas comme ça, il faut trouver une autre solution que naturellement j’ai fait étudier et préparer si vous êtes d’accord.
POUTINE :
C’est bon on a compris Valeri, explique-nous ton plan.
GUERASSIMOV :
Il y a deux solutions premièrement couper toutes les infrastructures civiles et militaires qui peuvent servir à des transports de matériels et naturellement anéantir ces moyens matériels si on les voit ce qui est difficile car ils ne bougent que très rapidement, de nuit et par petits convois, mais si on tape les routes, les ponts les chemins de fer et les aéroports comme à Odessa là ils vont attendre leurs armes et on pourra aller les chercher. On ne connaît pas assez le terrain et ces frappes mangent des réserves de munitions aussi. Mais dans 3 mois ils n’auront plus une infrastructure debout, et deviendront fou à force de bombardements ; ils seront dans la main des Américains. Comme ils y sont déjà …mais il faudra compter 5000 morts de plus chez nous minimum.
La seconde solution que je préfère c’est de s’arrêter là où on est et de les attendre mais de frapper très fort chez eux : à chaque attaque dans le Donbass 10 missiles sur Kiev ; c’est tout c’est simple. C’est un message. Et d’attendre ; le Donbass c’est chez nous ils nous attaquent chez nous on les attaque chez eux c’est le raisonnement ; il y aura moins de morts chez leurs militaires mais beaucoup plus de civils c’est notre avant dernier niveau d’escalade avant de passer à la marche numéro un, la menace sur Kiev. On ne va pas s’amuser à faire du corps à corps maison par maison.
POUTINE :
Tu as raison ils ont envie de nous tuer lentement dans une guerre où leurs armes seront de plus en plus efficaces. Ils aiment jouer les héros. Donc à un moment donné il faut faire en sorte que les occidentaux arrêtent ces connards qui ne s’arrêteront jamais d’eux-mêmes.
Ils critiquent même ce pédé de Macron qui a dit qu’il ne fallait pas humilier la Russie. Réfléchissons à ce que nous pouvons faire qui fera que le monde entier demandera aux Ukrainiens d’arrêter leur connerie. Pour le moment continue la solution 1 je sais que ce n’est pas ton option préférée mais taper sur Kiev c’est un peu tôt je crois que cette option doit être conservée.
Je vais y réfléchir. En attendant, chez nous effort de guerre maximal pour toutes les industries. Merci à demain. Mais il faut aussi s’occuper de la communication, Maxim, tu es ministre de l’Économie, je sais, mais c’est toi qui payes notre système de communication il faudrait avoir quelques retombées positives pour nous, je ne vois que des critiques pour le moment.
RESHETNIKOV :
Tu as raison Vladimir tu n’as pas besoin d’explications mais je te les donne : tout le système médiatique occidental est tenu indirectement ou directement par les financiers qui tous profitent de cette guerre. Ton histoire personnelle est une bénédiction pour eux, il sort chaque jour un livre sur ta personnalité tes crimes tes visées impérialistes ; en face il y a un clown qui joue la comédie aussi bien qu’un mendiant Roumain qui pleure chaque fois que tu passes devant la boulangerie où tu vas chercher ton pain à Paris. On ne fait pas le poids médiatique, il n’y a rien à faire si ce n’est à répéter toujours et encore notre version. Eux ils peuvent tout se permettre et nous rien. J’essaie de faire passer nos messages mais c’est une hystérie collective contre nous contre toi surtout partout dans la presse et sur les télévisions. Ton image est désastreuse depuis la Tchétchénie, les opposants emprisonnés, et ton soutien à Bachar El Assad, avec Alep. En plus tu sais que leur ministre de la Transformation numérique FEDOROV vice-Premier ministre s’il te plaît, a dans sa poche tous les médias. Les mises en scène c’est son équipe, ils sont très forts.
POUTINE :
Ok je suis prêt à prendre tous les péchés sur moi mais Bush il s’et gêné pour intervenir en Afghanistan, en Irak, au Koweït où depuis leurs avions ils ont massacré par dizaines de milliers les soldats Irakiens qui fuyaient sur la route de Bassorah, ça ne constitue pas des crimes de guerre ces massacres en direct où l’on se serait cru comme dans les jeux vidéo ? Tu es très franc, Maxim, je te remercie c’est important d’avoir une équipe qui dit ce qu’elle pense. Ecoute comme je te l’ai dit je vais tout assumer, je passe déjà pour un voyou, un criminel de guerre, un nostalgique de la guerre froide, un assassin d’opposants, rien ne pourra y faire ils sont trop forts donc inutile de perdre notre temps nous allons capitaliser sur cette image. Pour la Russie je vais prendre tous les péchés mais pour les autres, quand je menacerai ils me croiront. Ils sauront que ce n’est pas du virtuel.
Après moi la Russie redeviendra fréquentable, le tyran, le despote sanguinaire sera mort, mais le Donbass sera Russe et la Russie se reprendra et rebondira, avec un vrai projet politique pendant qu’ils seront bouffés de l’intérieur par leurs intellectuels dégénérés ou leurs voyous. Je compte sur vous après moi, et pas seulement pour vider mon compte en banque ! (Ils rient tous)
RESHETNIKOV :
Vladimir, je suis désolé de t’avoir parlé aussi franchement, je te félicite de ta réaction et tu as raison ils savent maintenant que tu ne crains pas pour ton image. Je vais quand même donner des instructions pour rendre visibles les voix discordantes qui seront de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que les bombes se rapprocheront des frontières. Ils sont prêts à mourir pour leurs idées généreuses et pour l’Ukraine mais de préférence lentement et d’assez loin !
POUTINE:
Merci Maxim, merci à tous et à demain
ACTE IV LES PETITS DE CE MONDE VOUS PARLENT
SCENE 1 JE SUIS UKRAINIENNE EXILEE EN POLOGNE JE SUIS POLONAISE JE RECUEILLE UNE FAMILLE UKRAINIENNE JE SUIS UKRAINIEN JE ME BATS DANS LE DONBASS
Mon nom est Oksana , je vis à Kiev, enfin normalement, mais depuis 6 mois j’ai quitté la ville avec mes deux enfants , on est en Pologne chez Olga et mon mari est parti dans le Donbass pour faire la guerre, il est architecte normalement alors je ne vous dis pas mon inquiétude. Mon fils de 16 ans veut aller le rejoindre et même ma fille de 14 ans. Comment en est-on arrivé là après avoir chassé les oligarques, ils reviennent se venger à travers les Russes. Pourquoi est-ce que ces Russes veulent toujours asservir leurs voisins ? Qu’est-ce que c’est ce monde où on ne peut pas vivre en paix chez soi ? Mes grands-parents sont morts pendant la deuxième guerre mondiale tués par les nazis et ceux de mon mari, tués eux par Staline. Est-ce qu’on avait besoin d’adhérer à l’Otan, là maintenant tout de suite ? On va tous y passer, vous avez déjà vu les Russes vaincus ? Il va y avoir des millions de morts regardez ce que Poutine a fait aux Tchéchènes et aux Syriens d’Alep, détruire c’est tout ce qu’il sait faire ce monstre du KGB. Je vais perdre mon mari, ma fille finira pute dans un bordel allemand.
Mon nom est Olga, je suis Polonaise, catholique, je ne peux ignorer cette détresse, alors on a décidé de s’occuper d’une petite famille Ukrainienne en attendant que les choses se tassent et qu’ils puissent rejoindre leur pays mais quel pays si ça continue ? Biden a donné le feu vert à Poutine en lui disant que les Américains n’interviendraient pas sur le sol ukrainien donc il est tranquille il n’y aura pas d’affrontement direct et ce sont les Ukrainiens qui portent les armes des Américains. Nous les Polonais on les arme aussi car il faut qu’ils se défendent contre cette invasion ; c’est fini la guerre froide mais les Russes ne le savent pas encore...
C’est fini, je suis Piotr Ukrainien venu de Kiev dans le Donbass, et je vais mourir ici dans le Donbass. Les bombes se rapprochent mes copains sont morts on est plus que douze à tenir cette tranchée on a des putains de lance-roquettes qui ne servent à rien vu que les Russes qui nous canardent ne s’approchent plus avec leurs tanks, ils ont compris, ils restent à 10 kms tranquilles et envoient juste des troupes au sol par petits paquets, on ne les voit pas venir, surtout la nuit. Je vais mourir pour l’Ukraine ou plutôt pour le Donbass ou plutôt pour l’Amérique. Ces fils de putes n’interviendront jamais sur notre sol, ils nous arment et nous encouragent et Zelisnky qui réclame toujours plus d’armes nouvelles, qu’il faudra payer un jour, d’une manière ou l’autre. Zelinsky se prend pour Churchill, oui il a raison, il est fier dans son teeshirt kaki et pas rasé et on est prêts à se battre, mais qui a vaincu les Russes sur cette terre ? Qui ? Ils ne lâcheront jamais. L’Ukraine est ma patrie, libre, je suis un citoyen libre, je vais mourir libre. Et après ? après je ne le saurai jamais. Et tuer vous croyez que ça m’emballe ? Je n’ai pas envie de tuer qui que ce soit. Ce monde est commandé par des salauds qui ne veulent pas s’entendre, ils veulent la guerre, la mort, ils bandent quand ils font la guerre et moi : oui chef oui chef oui chef. Vivement que je meure je suis écœuré. Le baratin patriote putain je croyais que c’était fini ces conneries ! N’importe quel client de bonne foi sait négocier avec un vendeur, de bonne foi, trouver un compromis acceptable mais eux la bonne foi ? L’agenda caché oui ! C’est pour ça qu’il y a guerre et destruction, et morts et des enfants sans parents et des familles séparées, c’est fou, en 2022 je n’arrive pas à le croire.
SCENE 2 JE SUIS UNE FEMME RUSSE MON FILS EST EN UKRAINE. JE SUIS ANTON UN RUSSE ENVOYE EN UKRAINE ARTILLEUR SUR UNE BATTERIE DE MISSILES SOL/SOL
Anastasia est mon nom, j’habite Vladivostok. Mon fils est à 4000 km de là en Ukraine artilleur. Qu’est-ce qu’il fait là-bas ? Il balance des bombes sur ces paysans ukrainiens qui ne demandent qu’à vivre chez eux comme ils le veulent. Ces cons ils étaient tranquilles, ils avaient un besoin urgent de rentrer dans l’Otan, Pourquoi faire ? Pour se défendre contre nous ? Mais nous on en a marre des guerres. Tout ce qu’on veut c’est qu’on ne nous menace pas.
Maintenant ils veulent participer à notre encerclement par les Américains ? Qui ose venir faire chier un ours polaire ? Et qu’est-ce qu’ils veulent les Américains ? Ils n’ont pas assez de problèmes chez eux ? les Chinois sur le dos ça ne leur suffit pas ? Ils veulent en plus s’occuper du monde entier ? Leur monde libre, leurs marchés oui, leurs débouchés pour leurs produits de merde ils veulent nous obliger à consommer c’est tout. Je suis Russe, on est Russe, connards on était un empire avant que leurs bateaux aient traversé l’Atlantique, tous bourrés de puritains qui ont fait de leur pays le chancre de l’univers partout dans le monde ils contaminent tout ce qu’ils touchent. Les européens sont leurs valets ; nos oligarques ? Des salauds, des traitres, et ce fils de pute de Poutine est leur ami. On va me renvoyer mon fils dans un cercueil, je le sens, je les hais tous. Mon Dieu, avoir survécu aux nazis pour revoir encore ces images je ne peux plus le supporter. Cette guerre finira comment ?
Anton est mon nom je suis Russe et contre cette guerre, et contre Poutine, et contre les oligarques, et contre les popes, et contre l’Allemagne, et contre les nazis. Une fois de plus on va mourir par milliers. Et ces européens si riches qui veulent nous faire la peau, nous encercler, nous dominer du haut de leurs armes sophistiquées, du haut de leur dollar et de leur euro. Un Français, merde, qu’est-ce qu’il en a à foutre de l’Ukraine ? Et un Américain ? Pas un mec sur dix mille aux Etats unis qui serait capable de te montrer où est l’Ukraine sur une carte et ils viennent faire la loi ici !! Et un Allemand putain un Allemand après tout ce qu’ils nous ont fait ! Ces fils de putes de petits fils de nazis qui viennent nous donner des leçons eux qui ont inventé les chambres à gaz ; pourquoi a-ton laissé ces allemands se réunifier ? Ma mère disait qu’il fallait les couper en deux tous les 20 ans elle avait raison, on a fait le contraire.
Et qu’est-ce qu’il leur a pris aux Ukrainiens ? Ils sont libres. Ils ont besoin de s’armer jusqu’aux dents à notre porte ? Ils savent que nous sommes 140 millions ? Ils ne sont pas slaves comme nous ? Ils sont les esclaves des Américains maintenant ; ils veulent de l’euro, voilà ce qu’ils veulent en réalité : du pognon et ils se vendent. Putain ils ont coulé notre destroyer le plus moderne il devait y avoir quatre cent hommes minimum à bord, des marins qui ne reviendront jamais et quand tu es mort c’est fini c’est fini pour toi et ta famille on va encore faire des veuves et des orphelins par dizaines de milliers tout ça parce que quatre cons ne peuvent s’entendre quatre cons qui nous ramènent à l’âge de pierre quatre ou cinq cons plus le plus grand salaud de la terre l’Amérique qui veut se faire la peau de l’ours Russe. Eh bien mon ami attention à l’ours. Je n’aime pas Poutine, je déteste Poutine, mais Poutine n’est pas la Russie. Je suis un patriote. Personne n’écrasera, personne n’humiliera la Russie avec ou sans Poutine. Je préfère crever dans un grand et beau nuage radioactif.
SCENE 3 JE SUIS EGYPTIEN ET JE VAIS ME SERRER ENCORE PLUS LA CEINTURE
Le pain a augmenté de 30% comment on va faire ? L’essence a augmenté de 20% comment je vais faire pour aller au boulot ? Qui va nourrir mes parents et mes enfants ? On est cent millions en Egypte et de moins en moins de touristes et on achète des Rafale aux Français mais pour se battre contre qui ? Même pas contre les Israéliens ? Qui veut envahir notre pays de merde ?
SCENE 4 JE SUIS MALIENNE ET JE N'YCOMPRENDS RIEN QUE FONT CES RUSSES ICI ET MOI J’EMIGRE EN FRANCE
Ils ont un drôle d’accent Fatou ces mecs là et tu as vu comment ils sont baraqués ! Ce sont des Russes qui remplacent les Français. Ils vont avoir chaud ils vont surtout avoir la chaude pisse ! Bon en attendant mon passeur m’a dit qu’il organisait un convoi vers la France le mois prochain. Si tout va bien je suis à Paris en octobre et après c’est le paradis.
SCENE 5 JE SUIS DE LA CORREZE ET MA VOITURE MARCHE AU GAZ OIL
Elle a bon dos la crise ukrainienne, d’abord on nous a volé notre élection, encore une fois et maintenant 2 euros le gasoil à la pompe, 120 euros par mois que je me prends dans la gueule en plus de d’habitude comment je vais faire pour payer les cours de pâtisserie de ma fille qui veut faire Top Chef ? La prime scolaire je n’y ai pas droit, elle a 17 ans donc on est bon pour se serrer la ceinture et fini le loto. Ils avaient besoin d’envahir l’Ukraine les Russes ? C’est le blé qui les intéresse ? En attendant tout augmente et pas que l’essence, et si les Ukrainiens foutent la pâtée aux Russes grâce à nous qu’est ce qui va se passer ?
SCENE 6 JE SUIS AMERICAIN C’EST OU L’UKRAINE ?
Ça y est c’est reparti la guerre froide 40 milliards de dollars que le père Biden a trouvé pour aller baiser les Russes, ce n’est pas croyable et ici tu dois faire la queue pour toucher tes allocations mais l’inflation repart 10 dollars le moindre hamburger de merde. Bon on va leur péter la gueule par personne interposée si j’ai bien compris et vider nos stocks de vieux missiles. Génial, sans compter le pétrole et le gaz de schiste qu’on va leur fourguer à ces cons d’écolos européens, et le dollar qui monte. On va se payer leurs entreprises, pour rien. Bravo Biden tu fais du bon boulot, Trump n’aurait pas fait mieux, nos retraités vont être contents avec les dividendes européens et nos entreprises d’armement vont tourner à fond !
SCENE 7 JE SUIS GREC IL Y AVAIT BEAUCOUP DE GRECS A MARIOUPOL LES ORTHODOXES SE TUENT ENTRE EUX
En plus rien n’est clair, les Turcs donnent des drones aux ukrainiens qui cassent la gueule aux Russes, normalement les Turcs sont nos ennemis et les Russes nos amis orthodoxes comme nous et là on n’y comprend plus rien. Plus les Français qui nous vendent leurs avions d’occase pour servir contre qui ? Les Turcs bien entendu eh bien non ! Ou bien si mais les Turcs sont dans l’Otan donc pas touche mais ils veulent nos iles maintenant ! Si cette guerre ne dégénère pas en conflit mondial on aura de la chance. En tous cas, ce que je vois c’est fini les touristes russes plein de fric, on va se taper les Roumains et les Bulgares qui n’ont pas un rond. Tout ça à cause des Américains qui veulent agrandir l’Otan.
SCENE 8 4 ENARQUES AU CAFE
PIERRE-HENRI :
Poutine est un voyou, on n’aurait jamais dû accepter le coup de la Crimée et avaliser ça avec les accords de Minsk, maintenant il dit qu’on lui a menti.
ROSETTA :
Pierre-Henri, ça ne sert à rien de ressasser le passé, aujourd’hui qu’est-ce qu’on fait ? Tu vas aller en Ukraine te battre ?
KEVIN :
Arrêtez vos conneries, on ne connaît que le dessus de l’iceberg et encore !
ANGELA :
Avant contre la guerre du Viet Nam, il y avait au moins des manifestations monstres, là rien, parce qu’on est tous sur internet. Ça sert à quoi nos réseaux sociaux face à des missiles ?
PIERRE-HENRI :
Justement on en discute sur internet, et tout est public maintenant contrairement à ce que tu dis Kevin. Les Russes essayent de nous embrouiller sur internet regarde les élections US il y a six ans.
ANGELA :
Je crois que Macron a raison il faut les mettre à genoux, mais pas trop et garder le dialogue en réglant les problèmes un par un par exemple le coup du blé, il faut être pragmatique à l’international et intraitable dans le Donbass.
PIERRE-HENRI :
C’est ça à nous les discussions et la diplomatie et aux Ukrainiens les bombes sur la gueule.
En tout cas en termes de communication il se démerde bien Zelennsky. Mais quels sont les buts réels de Zelensky et des Américains ?
KEVIN :
Zelensky veut humilier les Russes, rentrer dans l’UE et pomper les aides à l’intégration. Biden veut donner une leçon aux Chinois en réalité ; et les Chinois s’amusent à les énerver.
ROSETTA :
A quoi sert notre conversation ?
ANGELA :
A rien comme d’habitude ; mais si je me mets à la place des Russe, Poutine a mis la barre haut en traitant les Ukrainiens de nazis donc lui est logique, il veut la démilitarisation de l’Ukraine et le Donbass, merde c’est clair pour les Russes et ça leur parle le nazisme. Même s’ils savent que c’est de la basse propagande, ils ont tous un grand père qui s’est fait massacrer par Hitler, et l’autre par Staline (en se marrant) ; 50 millions de morts en tout et nous on veut faire entrer l’Ukraine dans l’UE , dans le capitalisme la consommation d’un côté, et de l’autre dans l’Otan pour surveiller ou menacer la Russie c’est agressif !
PIERRE-HENRI :
Qui agresse en ce moment ?
ANGELA :
C’est un peu binaire tu ne trouves pas ? Ou facile. Tu peux dire ce que tu veux pour les Russes c’est une opération militaire « préventive » ils comparent à Cuba, et franchement il y a des similitudes non ? Même Halter l’a écrit.
ROSETTA :
Bon, j’ai une conf call dans 15 minutes avec le préfet sur le secteur hospitalier en Mayenne je vais retomber au ras des pâquerettes. Vous ne connaissez pas la dernière du RN dans le département ? Ben vous allez tomber de votre chaise, à mon avis ça va faire le buzz ; ils disent qu’il faut supprimer toutes les subventions aux ONG qui envoient des médecins hors de France. Les médecins n’ont qu’à s’occuper des Français d’abord !
ANGELA :
On rêve là ! Combien de médecins sont gérés par nos ONG et qui vont bosser à l’étranger ? C’est un scoop ça ! 2000, 3000 ?
ROSETTA :
On va l’évaluer au niveau du département mais au niveau national c’est au moins 1000. Bon j’y vais, salut, à ce soir au bar.
ACTE V LA FIN DU MONDE ARRIVE-T-ELE ? (Dans un bunker en Pennsylvanie)
SCENE 1
BIDEN :
Putain qu’est-ce que je fous ici ? Qui dirige ce pays ? moi je veux être chez moi à Washington. Je veux rentrer à Washington ! Ils auraient dû attaquer la Pologne on les aurait écrasés en 5 jours eux et leurs vieux tanks de merde et leurs Tupolev de merde ou SoukoÏ qu’est-ce que j’en sais moi, c’est un pays minable ils n’ont rien à bouffer, le PIB de l’Espagne avec le pays le plus étendu du monde et on m’enferme dans un bunker ? En trois jours on les met à genoux on les fait reculer au fond de la Sibérie avec leurs ours. Tu parles d’une armée moderne, à part leurs ogives nucléaires ils n’ont que des batteries qu’on descend les unes derrière les autres.
UN MEMBRE DE LA SECURITE :
Sir, vous devez accepter les directives du haut Conseil de Sécurité.
BIDEN :
Oui mais c’est moi le Président
UN MEMBRE DE LA SECURITE :
Oui Sir, mais vous ne pouvez pas décider pour votre sécurité, nos institutions sont plus fortes que vos souhaits personnels, vous le savez.
BIDEN :
Mark sortez-moi de là je n’en peux plus ça fait trois jours que je joue les taupes ici, j’en ai marre. Poutine et le père Xi sont cul et chemise comme les Russes et les Allemands avant la seconde guerre mondiale.
Comment leur faire la guerre sans faire la guerre, c’est la question. Les sanctions ? Ils s’assoient dessus ce sont des despotes. Leur peuple d’esclaves ne vote pas en réalité et ils n’ont pas 500 groupes de pression à leur porte matin et soir : un décret et terminé. On en est où au Donbass de merde ?
MILLEY :
C’est calme plat au Donbass mais les Russes canardent juste à côté des frontières polonaises et roumaines, les populations commencent à s’inquiéter ... Les Tchèques aussi sont complètement tétanisés. Poutine n’est pas pressé, il détruit tout. Si on intervient directement c’est la troisième, si on continue les livraisons d’armes il continue à massacrer et cogner. Lavrov veut une conférence internationale avec y compris l’Afrique. Poutine veut aussi la caution de l’ONU en bas de page ; il dit c’est ça la mondialisation il dit l’Ukraine n’est qu’une merde à la solde des Américains donc il attend, et les Chinois lui livrent tout ce qu’il lui faut pour faire tourner ses usines. La solution est politique ou on leur rentre dans le chou et c’est la troisième et dernière guerre mondiale. Moi je suis prêt.
BIDEN :
Il faut que les Russes rendent la Crimée, payent leurs crimes et quittent le Donbass, c'est tout. Même si ça dure 10 ans.
AUSTIN :
Ce n’est pas possible cette vision d’une guerre longue, les Russes ne pourront la soutenir, ils vont mettre une pression monstre à un moment donné et là il faudra des nerfs solides alors que les Européens chient dans leur froc.
Mais moi je m’en fous un peu de l’Ukraine maintenant, le vrai poison lent ce sont les Chinois qui inondent notre économie, ruinent nos entreprises, refusent de plus en plus nos dollars et commencent à inviter les Taiwanais à venir assister à leurs manœuvres militaires. Ils se garderont bien d’attaquer Taïwan, ils nous épuisent économiquement sans guerre, et nos citoyens commencent à trouver que tous les prix augmentent. Les Européens n’ont plus d’argent à nous prêter, les Japonais non plus, les Koweitiens remboursent leurs dettes en priorité ; il n’y a que les Anglais qui achètent notre dette, et les Allemands. Les Ukrainiens ne nous rembourseront jamais le prix des armes.
BIDEN :
On consolide la Russie et la Chine pour cent ans si on ne gagne pas quelque chose mais quoi ? c’est ça la question. Il faut que d’une manière ou l’autre ça leur fasse chaud au cul pour longtemps. On va trouver. Qu’est ce qui peut emmerder un maximum un Russe et qu’il n’ait rien à dire ? Par exemple interdiction à tout Russe de mettre les pieds en Amérique du Nord pendant 20 ans. Aucune coopération internationale pendant 20 ans dans l’espace, ce n’est pas un acte de guerre ça c’est un choix. On les met à l’index de toutes les grandes recherches technologiques auxquelles nous participons pendant 20 ans ; ouais il faut qu’ils prennent 20 ans de boycott, eux et tous ceux qui seront leurs fournisseurs ou leurs clients. Je vais en discuter avec les Canadiens et les Anglais et naturellement leurs avions fini ils ne se posent plus en Amérique du Nord et leurs bateaux ne passent plus par Panama. On va boycotter tous les produits russes y compris la vodka. Janet faites tourner vos ordinateurs je veux connaître les impacts d’un boycott total de la Russie et par ricochet de la Chine, merci.
YELLEN :
Ok Jo, vous aurez ça lundi, bon weekend. Oh pardon !
SCENE 2 MACRON ET BRIGITTE DANS LE LIT
MACRON :
Putain ça va coûter un pognon de dingue la reconstruction des infrastructures en Ukraine et les Russes ne payeront pas un rond c’est encore le petit européen qui va se farcir l’addition. J’en peux plus moi.
Mais qu’est-ce que wonderwoman est allée foutre en Ukraine et promettre ? Ce n’est pas elle qui paye ! Poutine lui vide ses vieux stocks d’armes et nous on file que du neuf et on paye des vacances à nos citoyens. Les Hongrois ne nous envoient plus de médecins, les Roumains non plus et toujours plus d’immigrés qui foutent le bordel au stade de France en pleines élections .
Il faut que ça s’arrête cette guerre ; les Russes nous épuisent ce con de Biden n’arrive pas à le comprendre, ou il cherche une solution et on ne peut rien faire sans lui ont dit les Ukrainiens.
Ls Français s’en foutent en réalité de l’Ukraine, ils veulent de la bouffe du gas-oil et partir en vacances c’est simple.
Je ne sais pas ce que me veut Erdogan il insiste pour qu’on se parle demain.
BRIGITTE
Calme toi Loulou, demain il fera jour et tu vas commencer par petit-déjeuner en Anglais avec l’ébouriffé de sa majesté qui va postillonner dans ton assiette sans t’écouter une seconde. Elle est comment sa gonzesse tu la connais ? Pas sur le plan physique naturellement, mais au plan conversation, qu’est-ce que je vais lui dire moi ? C’est bien beau les balades privées au Louvre mais c’est la quatorzième fois alors donne-moi au moins une idée neuve mon petit créatif à défaut d’être mon petit récréatif ! Il est fatigué mon Loulou bon allez bonne nuit chérie et attention au blondinet demain qu’il ne t’embarque pas dans une embrouille à l’anglaise sois pragmatique comme eux au lieu de faire des discours sans fin : quand, combien, où, pourquoi et toi d’abord comme on dit à l’école !!! C’est le test. Bonne nuit my dear.
SCENE 3 POUTINE ET SA FEMME ALINA KABAEVA
POUTINE :
Tu es si belle Alina je te délaisse beaucoup depuis cette opération, excuse-moi, j’attends Lavrov et les généraux ils ont demandé à me voir d’urgence. Bonne nuit ma chérie. Elle sort.
SCENE 4
POUTINE LAVROV GUERASSIMOV CHOÏGOU RESHETNIKOV VOLODINE
POUTINE :
Merci Messieurs pour les bonnes nouvelles, vous aviez raison, chaque jour on cogne un peu plus chaque jour des milliers de civils se mettent sur les routes de l’ouest ou de nos amis Polonais. Chaque jour Biden fabrique des armes à crédit que nous détruisons aussitôt arrivées, bravo les généraux.
On n’avait pas prévu que les Africains allaient envahir pacifiquement l’Allemagne et la France (il se marre) ça c’est du collatéral que j’aime. Quel est le problème ?
LAVROV :
Le problème c’est que les cibles stratégiques sont toutes détruites, y compris les équipements occidentaux, on leur a gardé nos armes de précision pour la fin ; ça leur coûte la peau des fesses pour rien, car effectivement aussitôt arrivé aussitôt détruit. Mais il ne va rester que des civils et des soldats ; si on touche aux civils on va se mettre encore plus à dos le monde entier. Si on attaque les troupes on va perdre beaucoup de matériels et d’hommes, ce sont des bons soldats et ils sont galvanisés à bloc.
La question est qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On ne peut pas aller au contact et on ne veut pas non plus il y a eu assez de morts pour prendre le Donbass et bloquer un port.
POUTINE :
Bon j’en ai marre, nos plans prévoient une frappe monumentale sur Kiev dans ce cas. C’est la première marche de l’escalade ; ok je vais demander à Erdogan de les informer que soit on ouvre des négociations soit c’est Kiev qui brûle. Ou plutôt toi Sergueï Lavrov, appelle le..
LAVROV :
Ok mais on peut aussi passer directement à la deuxième marche ?
POUTINE :
Qui aide le plus les Ukrainiens Sergueï ? Qui les aide le plus militairement ? Je ne parle pas de l’accueil des réfugiés, ni de l’économie.
CHOÏGOU :
Dans l’OTAN, en Europe, l’Allemagne, la France et la Roumanie qui fait passer les armes des Français.
La Lituanie aussi ces traitres fils de pute.
Hors de l’OTAN, la Finlande et la Suède ; ils ne nous aimeront jamaisces deux pays.
POUTINE :
On les comprend, mais Macron Il a retourné sa veste Macron dans son voyage en train de nuit : il veut nous humilier maintenant, le petit général LGBT. Comment pourrions-nous les punir les Français ? Ils ont 400 hommes en Roumanie. Si on leur met une claque selon le principe du droit de suite qu’en pensez-vous, une bonne claque.
Valeri GUERASSIMOV :
J’en rêve, de leur faire bouffer leurs canons Caesar ;
POUTINE :
Il faut que la punition arrive d’Ukraine, du Donbass pas de Russie, ce n’est pas nous ce sont nos frères.
Valeri GUERASSIMOV :
C’est possible
POUTINE :
Pour 400 morts conventionnels la France ne va pas s’attaquer à la Russie avec le nucléaire, mais ils vont réagir c’est sûr.
GUERASSIMOV
Je propose qu’on les avertisse avant et publiquement que nous allons désormais exercer notre droit de suite en Roumanie pour qu’ils réfléchissent et mettent la pression sur les Ukrainiens. A mon avis ce coup-là ils devront aller devant leur Parlement. Nous c’est droit de suite eux c’est droit de riposter au Donbass ou en Russie ; ils ne pourront se contenter de nouvelles sanctions économiques, d’autant plus qu’il ne reste pas grand-chose qui n’ai pas fait l’objet de sanctions donc obligatoirement riposte militaire soit au Donbass soit en Russie. Je ne crois pas qu’ils oseraient la Russie.
POUTINE :
Merci, excellente analyse mon ami. Mais ce n’est pas la France en Roumanie ce sont des Français en Roumanie. Ça m’ennuie de démolir des petits soldats français, ils n’y sont pour rien et ce sont de très bons soldats, j’ai beaucoup de respect pour eux. Quelle bonne armée, un échantillon d’armée mais que de l’élite.
Tout de même quand on passera à cette étape, si on y passe, fais aussi sortir un sous-marin atomique en face des côtes françaises mais toujours dans les eaux internationales. Que les médias prennent plein de films et de photos.
LAVROV :
Bonne idée Vladimir ça vaut toutes les communications sur internet plus besoin de tweeter. Je ferai peut-être passer le message que nous allons désormais exercer notre droit de suite, publiquement, mercredi, quand je verrai Erdogan pour discuter du blé russe ou plutôt ukrainien. A bon entendeur salut comme disent les Français.
POUTINE :
Ok pour moi donc je résume : on est le 15 juin ; dans un mois j’avertis Erdogan de notre intention de raser Kiev. Parallèlement Lavrov, le même jour Sergueï tu fais une interview et tu annonces qu’on va exercer notre droit de suite, que nous commencerons par la Roumanie où Macron est allé faire une promenade électorale, que tant qu’on tire depuis l’Ukraine depuis le Donbass on est légitimes, on est chez nous.
Apportons une douzaine de nos grosses fausses fusées dans le Donbass. Les Américains vont les voir et essayer de les faire détruire. Mais c’est ce qu’on veut qu’ils les voient. Beaucoup d’européens pensent que les Ukrainiens leur font prendre de plus en plus de risques de confrontation directe, qu’ils font chier et n’avaient pas un besoin urgent de rentrer dans l’Otan. D’après mes informations, les opinions commencent à se demander qui est le patron en Europe Zelensky ou les Allemands.
Il faut aussi multiplier les zones de friction, un ou deux petits incidents de frontière avec la Pologne et la Suède ça serait pas mal pour faire monter la pression, ils croient nous avoir piégés mais peut-être que bientôt leurs opinions vont leur demander de calmer le jeu. Ces incidents c’est ton job Valeri, j’ai dit « petits » d’accord, mais chauds quand même.
Notre stratégie militaire est simple : multiplier les interlocuteurs, les victimes collatérales.
Au niveau économique maintenant ils ne tiendront pas le rythme des augmentations des produits agricoles et des matières premières. Il faut qu’ils payent le pétrole et le gaz de schiste la peau des fesses.
Il faut arriver à ce que les consommateurs se demandent s’il ne faudrait pas mettre fin à cette guerre et mettent en doute les affirmations des médias et de leurs politiciens. Vassili c’est ton job d’étudier comment on peut y arriver. Certainement en montrant qu’ils veulent la guerre en fait et que les sages c’est nous qui défendons notre sécurité nous sommes seuls face à 30 pays de l’Otan c’est quoi ce jeu ? Non à 33 avec l’Ukraine, la Suède et la Finlande contre 1.
Nous demanderons une conférence de paix en échange de la ville de Kiev. On verra s’ils refuseront, dans ces conditions d’escalade. Je ne t’enverrai pas à la conférence Lavrov, mais que des généraux ; ils comprendront le message. Aurevoir Messieurs, bonne nuit.
SCENE 5 ERDOGAN ET MACRON PAR VISIO CONFERENCE 14 juillet 2022
ERDOGAN :
Bonne fête nationale Monsieur Macron.
Comment allez-vous cher président ? Votre armée va défiler une dernière fois avant de se battre contre les Russes ?
MACRON :
Pardon ? Je ne suis pas en guerre contre les Russes !
ERDOGAN :
Ce n’est pas ce que pense mon ami Poutine, il pense que la France fait beaucoup de zèle, et que les paroles de conciliation ne font que cacher l’intention de nuire à la Russie, bien matérialisée par des livraisons d’armes comme les canons Caesar ; ne croyez pas qu’il va l’oublier.
MACRON :
Il se trompe : l’Europe ne parle que d’une voix et chacun apporte sa contribution.
ERDOGAN :
Oui il se trompe, il y a que vous qui avez raison on le sait vous pouvez dire tout et son contraire dans la même phrase c’est votre spécialité ce qu’on vous apprend dans votre grande école. Je vous ai même entendu dire à la télévision que vous aviez tout fait pour éviter cette guerre, sans blague ? Pourquoi n’avez-vous pas dit que l’Ukraine n’entrerait pas dans l’Otan tant qu’un accord ne serait pas trouvé avec les Russes ? Hein la grande France ! Cela aurait tout arrêté ! Mais vous aviez envie de vivre de grands moments historiques, ça vous fait bander la guerre, le risque atomique ? Qu’est-ce qui vous en a empêché ? Vos potes Allemands ? Ou Biden ? Bon on ne va pas y passer la nuit, vous vouliez des émotions eh bien vous allez en avoir vous allez vous payer une alerte avec les Russes, je suis le messager.
MACRON :
Monsieur Erdogan, restez correct s’il vous plaît et ne me prêtez pas des intentions que je n’ai jamais eues. De quelle alerte parlez-vous ?
ERDOGAN :
Une petite alerte se prépare en Méditerranée ou en mer du Nord, il va falloir vous payer un teeshirt kaki comme Zelensky. Ça devrait vous aller comme un gant.
MACRON :
De quoi vous parlez vous avez une information à me transmettre ? Je parle toutes les semaines à Poutine et il continue à rechercher une sortie au conflit qu’il a créé. Qu’est-ce que c’est cette histoire d’alerte ?
ERDOGAN :
Vous parliez toutes les semaines.
Ne vous inquiétez pas, ils vont peut-être raser Kiev, mais ça ne vous regarde pas c’est une affaire entre Slaves ! Vous dites qu’il cherche une issue, je crois qu’il l’a trouvée. Et Kiev n’est pas dans l’Otan donc pas d’intervention des Américains. Donc pas des Anglais, donc pas des Allemands donc pas des petits Français ?
Faites attention quand même en Roumanie, vous risquez de faire une cérémonie grandiose aux Invalides avec de beaux discours comme vous les aimez.
MACRON :
Vous êtes fou pourquoi Poutine agresserait la France il sait que nous sommes prêts avec notre dissuasion nucléaire ?
ERDOGAN :
Pas la France, la Roumanie vous comprenez ? Vous avez bien fait d’aller les voir, avant leur mort.
MACRON :
Ce serait un casus belli
ERDOGAN :
Vous expliquerez cela à Biden qui s’en contrefout.
J’ai autre chose à vous dire et ça c’est personnel, je commence à en avoir marre de vos fournitures d’avions de guerre à la Grèce.
Vous savez que la guerre n’est pas interdite entre membres de l’Otan. Combien de temps croyez vous qu’il me faut pour mettre les Grecs à poil ?
Trois jours on a calculé.
Bon le message est le suivant Poutine va raser Kiev mais pas avec du nucléaire, avec du conventionnel pas cher, il a 10000 missiles balistiques conventionnels à balancer encore avant d’utiliser la mamma atomique. C’est ça le message. Au lieu de les disperser dans le Donbass, il va les réserver exclusivement à la ville de Kiev ça fera une belle ville à reconstruire pour vos entreprises. Mais qui payera la reconstruction ? Les classes moyennes françaises ? Les musulmans de France ça m’étonnerait ! Dites à Zelensky que c’est le marché : 10000 têtes conventionnelles ou l’ouverture le 15 août d’un mois pas plus de négociations, pendant lequel aucune arme ne rentre en Ukraine. Si au bout d’un mois de négociations pas de signature, 10000 têtes sur Kiev. Vous voulez bien passer le message cher président ?
MACRON :
Erdogan je comprends par votre message que Poutine constate qu’il perd cette guerre et qu’il passe à la menace. Mais que peut-il offrir en échange d’une conférence de paix pour le sortir lui et ses alliés de ce merdier avant de devenir un criminel de guerre qu’il est déjà ?
ERDOGAN :
Je vous l’ai dit il offre de ne pas envoyer 10000 têtes conventionnelles sur Kiev.
Vous me mettez dans ses alliés maintenant ?
MACRON :
C’est une menace c’est du chantage pas un échange !
Je m’étonne à moitié que vous vous fassiez le messager de telles propositions, oui parfois on se demande quel rôle réel joue la Turquie mais je vous donne le bénéfice du doute.
ERDOGAN :
Il vous offre un cessez-le feu d’un mois donc à peu près 5000 à 7000 morts évitées à condition que plus aucune arme ne rentre en Ukraine. Si une arme rentre il arrête tout.
Ah oui je reviens à ma discussion de départ, il va officialiser publiquement la mise en place du droit de suite. Vous comprenez maintenant ou vous ne comprenez pas ? Il exercera son droit de riposte donc d’attaque de tous les pays d’où proviennent les armes qui leur tirent dessus. Donc, attention à vos petits soldats de plomb en Roumanie.
Il promet aussi de cogner dix fois plus fort en Ukraine et en conséquence 20 millions de plus d’Ukrainiens sur les routes. Si vous voulez les héberger continuez à armer Zelensky et à vouloir humilier la Russie.
Entre parenthèse cher président, vous changez de veste comme une bonne girouette française s’adapte au vent, je fais allusion à vos embrassades passionnées avec Zelensky lors de votre voyage en train, elles sont rentrées dans l’histoire, comme exemple de retournement de veste rapide !
MACRON :
Bon quand vous aurez fini de m’insulter on pourra discuter sérieusement. Vous n’aviez qu’à venir au lieu d’aller emmerder les Grecs.
ERDOGAN :
Les Grecs ? Oui 12 rafales, j’espère pour vous qu’ils sont payés. Mais revenons à nos moutons.
On va essayer de lancer rapidement une conférence de paix si vous le voulez bien avant que tout cela ne survienne ; on, ce sont les Européens et les Américains qui devront convaincre les Ukrainiens. Ensuite comité restreint : les Ukrainiens et les Russes, vous la France, moi la Turquie, le grand black du Sénégal, le nouveau Président du Conseil européen Tchèque je crois, et le secrétaire général de l’ONU. Ca suffira.
MACRON :
Je ne vois ni les Américains ni les Allemands dans votre projet ?
ERDOGAN :
Ce n’est pas mon projet, mon projet c’est de vous faire bouffer par les musulmans, vous le savez bien. (Il se marre)
Les Allemands ? Les Américains ? Non pas d’Américains a dit Poutine ce serait avaliser leur rôle en Europe qui n’a plus besoin d’eux et pas de petits fils de putes de nazis non plus m’a dit Poutine. Pas d’Anglais non plus car le blondinet qui veut se refaire une virginité sur leur dos l’agace et en plus il n’est pas Européen donc juste nous cinq, et encore considérez qu’il vous fait une fleur. Le Tchèque pourra venir aussi j’allais l’oublier puisque vous n’êtes plus le président du Conseil, Petr Fiala qui crache beaucoup sur les Russes, il pourra leur cracher dessus en direct !
Je suis optimiste, les Russes en ont marre de tuer des innocents pour que la machine américaine tourne. Je vous rappelle les conditions : on discute un mois maximum. Les combats cessent et plus aucune arme ne rentre sinon …
MACRON :
Qui négociera pour les Russes Poutine ?
ERDOGAN :
Vous plaisantez toujours, vous les Français ! Poutine parler à ce clown à un acteur de série télé, à la marionnette de Biden ? Il y aura LAVROV et deux généraux. Ça suffira largement. Moi j’enverrai mon ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Vous n’êtes pas obligé de venir vous pouvez envoyer une de vos femmes ministres, Madame Colonna, je crois.
MACRON :
Exactement ne vous en déplaise chez nous les femmes sont aussi ministres et depuis longtemps. Donc moi je n’irai pas. Mais Zelensky ne viendra pas si Poutine n’est pas là, il se prend pour un grand de ce monde cela va faire perdre beaucoup de temps, et on aura donc qu’un mois. Que discutera-t-on en priorité ?
ERDOGAN :
Il vous fait marcher au trot l’acteur de cinéma des médias. Il veut humilier les Russes, comme vous maintenant. On discutera tout, résumé en 25 points. Et tant qu’on ne sera pas d’accord sur tout on ne sera d’accord sur rien c’est le principe, aucun accord partiel.
MACRON
Je dois en parler à Biden.
ERDOGAN
Oui allez demander la permission au grand frère et rappelez-moi. Inch Allah et bon défilé faites attention que ce ne soit pas le dernier ; un mois souvenez-vous.
SCENE 6 BIDEN BURNS MILLEY STOLTENBERG BLINKEN
A LA TELEVISION TRUMP
BIDEN :
Donc ce salaud il voulait vraiment faire un coup d’Etat ! Jamais je ne l’aurais cru assez stupide pour ça, il nous prend pour une république bananière ? Bon, passons il paraît que les Européens vont accepter cette conférence sans nous ?
BURNS :
Sans nous sans les Anglais sans les Allemands que les Français, les Turcs l’ONU et le Sénégalais, et l’autre roumain qui remplace macron au niveau du Conseil Européen.
BIDEN :
Donc si on n’y va pas on n’est pas liés et on peut continuer les sanctions sans l’accord des Ukrainiens ?
BLINKEN :
Oui mais les sanctions font partie du package qu’ils vont négocier ; Zelensky peut nous demander d’arrêter les sanctions. Comme disent les Français on ne peut pas être plus royaliste que le roi.
BIDEN :
Oui mais tout accord négocié sous la contrainte n’est pas un accord valable, les Ukrainiens ne devraient négocier qu’après avoir gagné sur le champ de bataille.
BURNS :
Ils ont gagné en fait mais Ils n’ont pas le choix. Le monde entier veut que cette guerre s’arrête. Disons pour être précis qu’ils ont gagné et qu’il vaut mieux qu’il arrêtent avant que Poutine ne sorte ses fous.
BIDEN :
Quels fous ?
BURNS :
Excuse-moi je fais allusion aux fous du jeu d’échecs. Pour le moment il n’a sorti que sa cavalerie.
BIDEN :
Je croyais qu’on jouait au poker ! Mais comme tu veux.
Donc on va les lâcher tout seuls dans la négociation, mais il n’est pas question qu’ils n’entrent pas dans l’Otan. Stoltenberg c’est ton job je veux que l’Ukraine soit dans l’Otan avant la fin de mon mandat. Donc cette négociation doit le prévoir.
STOLTENBERG :
Ok pas de problème
MILLEY :
Poutine acceptera qu’ils rentrent dans l’Otan s’il garde le Donbass et obtient une certaine démilitarisation du reste de l’Ukraine.
BIDEN :
Donc ils seront dans l’Otan et sans armements ? Ça sert à quoi alors ?
BLINKEN :
On aura le droit de les protéger s’ils sont agressés c’est la différence et elle est énorme quand on sait qu’on gagne aussi la Finlande et la Suède dans cette histoire.
BIDEN :
Ah oui c’est vrai, le fameux article du traité…Et qui va rembourser nos équipements militaires et qui va payer la reconstruction ? L’Union Européenne payera ?
BLINKEN :
Ça fait partie des discussions.
BIDEN :
Poutine payera la note d’une manière ou d’une autre on l’écrasera avec nos technologies il va retourner à l’âge de pierre avec ses tanks à 5 vitesses. On n’a pas besoin d’appeler cela des « sanctions » mais protection de notre sécurité : plus aucun composant de type potentiel militaire pour la Russie comme pour la Chine.
Bon on parle de la Chine maintenant ? Ou plutôt de Taïwan ?
BLINKEN :
La Chine file du mauvais coton comme disent les Français ce qui veut dire qu’elle prend des positions négatives vis-à-vis de l’occident ; nous lui avons demandé de cesser de soutenir l’invasion russe de l’Ukraine pour éviter de se placer « du mauvais côté de l’histoire ».
Je leur ai fait dire que nous étions préoccupés quand ils ont rendu public leur conversation téléphonique où Pékin a assuré Moscou de son soutien en matière de « souveraineté » et de « sécurité ». Les deux termes ne doivent rien au hasard ils se soutiennent complètement.
Je crois qu’il n’y a rien d’autre à faire pour le moment.
BIDEN : il faut leur montrer nos porte-avions encore une fois, et confirmer officiellement que nous interviendrons en cas d’invasion de Taïwan. Joseph, que dit la CIA ?
BURNS :
La CIA pense que la Chine fait semblant de vouloir récupérer Taïwan pour nous pousser à la course aux armements et que pendant ce temps elle nous ruine économiquement. C’est leur stratégie et elle marche, on ne peut pas suivre leur course technologique, commerciale et nous armer et maintenir nos armes et celles de nos alliés ça coûte hyper cher. Ils mettent tout sur le naval et le nucléaire, un beau jour nous allons voir dix sous-marins atomiques devant notre porte. Et qu’est-ce qu’on fera s’ils envahissent Taïwan ? Entre temps chez nous ce sera peut-être la guerre civile et des émeutes si la violence se poursuit si les classes moyennes disparaissent, et ce ne sera pas une histoire de couleur de peau, mais de compte en banque.
BIDEN :
Bon Dieu, Joseph qu’est-ce que c’est ce programme ! Il faut d’autant plus renforcer l’Europe, l’éloigner de la Russie et de la Chine. Cassons Poutine d’abord donc ; Mark qu’est-ce qu’attendent les Européens pour donner aux Ukrainiens les armes lourdes ?
MILLEY :
Ils attendent la paix ! D’autant qu’ils n’en n’ont pas assez pour eux et ils craignent de se mettre à poil. Par exemple sur 72 canons Caesar, les Français en ont donné 12 et promis encore 6 ; chaque engin leur coûte six millions de dollars. Et en France les gens n’ont plus d’hôpitaux dans certaines villes, alors ils vont finir par lâcher les Ukrainiens, ils ne peuvent emprunter encore pour aider les Ukrainiens à faire la guerre et se faire étrangler par les taux d’intérêts et les énergies ; ils deviennent fous avec leur dette. Et les Français commencent à gronder ils ont envoyé vous le savez un maximum de députés de la gauche islamiste au parlement.
BIDEN :
De la gauche islamiste ? Qu’est-ce que c’est cette merde encore ? Bon j’ai compris ce sont les wokes et les immigrés ; laisse tomber et les Allemands alors ?
MILLEY :
Ils ont lancé un programme d’armement de 100 milliards d’euros mais il leur faudra cinq ans pour avoir les stocks d’armes adéquates. Nous on envoie tout, sauf les longues portées les avions et les hélicoptères ; on a 12225 hommes en Europe qui ne font que ça jour et nuit, des paquets cadeaux pour les Ukrainiens qui disent à peine merci.
BIDEN :
Ok la réunion est finie. Je n’en peux plus. Il y a un match de baseball allons le regarder.
SCENE 7
POUTINE et LAVROV DANS LE BUREAU DE LAVROV
POUTINE :
On arrive au bout Sergueï. Tu sais déjà ce qu’on va faire n’est-ce pas ? Alors explique moi tout et prend un verre de la vodka que j’ai apportée ; elle vient d’Ukraine, elle est doublement fameuse, un parce qu’elle est très bonne et deux parce qu’elle est gratuite. (Il se marre)
LAVROV :
J’ai calculé il y a en tout vingt-cinq paramètres sur lesquels nous devons travailler, négocier, décider eux et nous ; donc il nous appartient d’abord à nous Russes de décider ce qui n’est pas négociable, le moins possible de points pour laisser un maximum de points à discuter.
POUTINE :
On va jouer LAVROV j’en choisis deux et toi trois ok ? Commence !
LAVROV :
Création de la République du Donbass, avalisée par l’ONU sur les frontières où nous sommes maintenant en reculant de 50 km pour lâcher un peu, on garde le blé, accès libre de nos bateaux de guerre à la mer Noire et à Odessa ça fait 1
POUTINE :
Interdiction de l’introduction de têtes nucléaires en Ukraine et limitation de leurs forces militaires y compris appartenant à l’OTAN ; ils seront OTAN mais défensivement seulement : aucune capacité d’attaque contre nous c’est pour ça qu’on a fait cette opération, il faut être logique. Ils seront souverains on est d’accord, dans l’UE (bon courage les Européens, ils vont voir ce que c’est que la mafia ukrainienne) antirusses ça c’est normal, on est d’accord, pro américains on est d’accord aussi mais comme l’était l’Allemagne interdiction d’une composante ou capacité militaire nucléaire quelconque sinon clairement casus belli et cette fois ce sera nucléaire immédiatement je veux que ce soit écrit. Contrôle libre de tout site civil ou militaire par l’ONU comme pour Saddam Hussein., et l’Iran Ça fait 2 A toi LAVROV !
LAVROV :
Ton 2 il est un peu à tiroirs, il s’emboîte comme une poupée russe, logique ! Fin de toutes les sanctions, économiques, financières, juridiques (Tribunal Pénal). On n’aura jamais la fin des sanctions technologiques, on lâchera durement ce morceau, les Américains y tiennent trop. Ça fait 3.
POUTINE :
Tu peux leur dire qu’ils pourront me juger quand je serai mort, pas avant. (Ils se marrent tous les deux)
Les Chinois s’en sortent bien quand même sans leur technologie on fera pareil. Point 4 je veux des élections dans la nouvelle Ukraine pour que les Ukrainiens avalisent le traité par référendum. Idem au Donbass, c’est ma couche démocratique. Point 5 et dernier Sergueï ?
LAVROV :
Aucune indemnisation de notre part, ces combats c’est leur faute nous avons fait une guerre d’indépendance comme une colonie russe qui se rebelle contre ses suzerains forcés (et nazis en plus) donc ils se démerdent pour leur reconstruction, ça les occupera, les Européens payeront on n’a pas fini avec l’inflation ils vont le payer cher le gaz, s’ils veulent nous en acheter ce qui m’étonnerait.
POUTINE :
Ça me va on a fait le tour. A toi de négocier tu connais le système dur contre dur mou contre mou. On connaît nos 5 points durs donc il reste à connaître leur 5 points durs. Lesquels ?
LAVROV :
2 faciles à donner et qui ne coûtent rien à savoir entrée accélérée dans l’UE et entrée accélérée dans l’Otan car ils y tiennent plus qu’à leur mère ces cons d’aller se vendre aux américains. On va les aider. Ils comprendront plus tard quand Transparency international viendra mettre son nez dans leurs petits comptes.
3 ils veulent de l’argent beaucoup d’argent des milliards. Ça c’est niet. Leurs nouveaux amis s’engageront à notre place on parle de 50 milliards mais eux ils chiffrent à 500 milliards de dollars ; les ONG, les fonds européens qui sont sans fond, et les citoyens européens payeront ! Il y aura moins d’argent pour les nouveaux entrants.
Point 4 c’est Odessa ils veulent qu’on signe que le Donbass n’a aucune revendication sur Odessa, on n’en avait pas mais on va en avoir...pour lâcher à la fin contre un droit d’usage comme les autres pays. Enfin point 5 ils veulent absolument qu’une commission internationale examine le sort des prisonniers que nous avons faits. Tu sais les nazis de Marioupol.
POUTINE :
On a fait comme les Américains on les a habillés tout en orange et on leur pose gentiment des questions. C’est négociable en dernier, ils sont mille trois cent quarante tu leur diras qu’on hésite beaucoup, qu’on a envie de les juger comme criminels de guerre puisqu’ils s’abritaient derrière des civils, tu les échangeras contre nos hommes et ce que tu voudras. Je sais qu’ils ont envie de nous traduire devant leurs tribunaux et qu’ils nous diront que leurs juges sont indépendants.
Dis-leur que s’ils touchent encore une fois à un cheveu d’un soldat russe on viendra le chercher s’il le faut dans leurs tribunaux, la comédie est finie, on cassera tout, qu’ils s’y préparent, Otan ou pas Otan, c’est un casus belli
Sergueï, tu dois tout négocier en même temps ne me ramène pas à la maison de points restant à négocier au plus haut niveau, même pas la peine d’essayer. Ils adorent ça le finish et y sont très forts. On ne négocie pas aux échecs on gagne ou on perd Ils croient avoir gagné, ils comprendront qu’ils ont perdu
Tu as fait du bon travail, comme nos troupes, malgré nos lourdes pertes ; il est hors de question que tous ces sacrifices ne nous remettent pas dans une trajectoire doublement forte, militairement et économiquement On va investir comme jamais dans l’éducation et dans le confort de notre peuple, nous serons les arbitres entre les Chinois et les Américains. Continue le plus facile c’est maintenant. Pendant les négociations limitées à un mois cessez le feu d’accord, mais zéro importation d’armes aussi sinon on arrête et on recommence à cogner trois fois plus fort. Salut bonne soirée. Je te laisse la vodka
SCENE 8
MACRON BIDEN ZELENSKY JOHNSON GUTERRES
ILS SONT A LONDRES SAUF BIDEN
GUTERRES :
L’ONU veut en finir avec cette guerre en Europe, il y a d’autres problèmes qui concernent la vie directe de millions de personnes, à régler rapidement.
JOHNSON :
Oui on est d’accord le moment est venu Poutine est tellement à genoux qu’il menace du nucléaire et donc veut la paix on va la lui donner mais à nos conditions.
ZELENSKY :
A nos conditions ? Vous rêvez, vous regardez trop les fims de James Bond, Johnson c’est une vraie guerre avec de vrais morts de vrais tanks vous savez et vous allez voir ce qu’est un tank russe qui négocie : on a fait cette guerre à votre place et maintenant vous nous lâchez.
JOHNSON :
Zelensky vous êtes un acteur de cinéma et vous vous prenez pour Churchill, mais l’Ukraine n’est pas l’Angleterre et Poutine a l’arme atomique ; il reconnaît implicitement sa défaite, en proposant de négocier avant de frapper dix fois plus ; vous voulez les recevoir ses missiles ? Vous croyez que nous allons vous donner des armes et de l’argent pendant combien d’années ? Si je suis un marchand d’armes vous n’êtes qu’un mendiant d’armes corrompu jusqu’à l’os. Il est hors de question qu’on joue à la guerre de tranchées pendant dix ans en Europe. On veut la paix.
GUTERRES :
Johnson vous n’avez pas le droit d’insulter un homme et à travers lui un peuple qui se bat. L’Ukraine est je vous le rappelle sous la menace d’une frappe gigantesque.
ZELENSKY :
Mais non, il bluffe Poutine, il n’osera pas, Kasparov l’a dit il ne sait pas jouer aux échecs il joue au poker avec vous mais pas avec moi. Il a perdu la bataille avec moi mais il va gagner sa guerre avec vous ! il va nous baiser dans la négociation et il conservera le Donbass, c’est évident. Il faudrait au moins les faire reculer à leurs frontières. On va lâcher le Donbass ! L’objectif même de Poutine, on le lui donne, ces élections démocratiques avec des observateurs seront une mascarade.
BIDEN :
Il a bluffé en Tchétchénie et à Alep ?
Estimez-vous heureux : vous serez définitivement dans le camp occidental maintenant et sauvés de la Russie pour toujours, à moins que vous préfériez qu’on vous laisse dans votre merdier sous la pression de nos peuples qui en ont marre de l’inflation et de la dette et qui ne veulent surtout pas mourir pour l’Ukraine dirigée par des corrompus, au 124 -ème rang je crois dans le classement. Son objectif était le Donbass le vôtre rentrer dans l’EU et dans l’Otan, donc ?
ZELENSKY :
C’est drôle il y a quelques mois je n’étais pas corrompu et maintenant vous faites des allusions inacceptables. Ok vous avez toutes les cartes mais comment je vais expliquer ça à mon peuple 200000 morts et un traité qui prévoit la division du pays ? 25% du pays qui devient Russe !! Les meilleures terres agricoles, notre pétrole à nous !
JOHNSON :
Le Donbass deviendra indépendant pas Russe, et 200000 morts au lieu de 2000000 si on ne menaçait pas Poutine.
C’est nous qui arrêtons cette guerre barbare car on arrive à la confrontation majeure vous ne le comprenez pas ? Ils proposent l’arrêt des combats avant de passer au déferlement conventionnel puis au nucléaire, vous ne le comprenez pas ? Oui vous avez gagné cette guerre conventionnelle ; on ne veut pas de Kiev en cendres ni de nucléaire. Jamais nos citoyens iront se battre sur votre sol. C’est ou la négociation, le cessez le feu ou 10000 missiles sur Kiev et il leur en restera encore 50000 avant de passer au nucléaire tactique.
ZELENSKY :
Oui j’aurais gagné mais avec 25% de mon territoire en moins ! Macron, vous ne pouvez laisser faire cette mascarade de vote dans le Donbass faites quelque chose envoyez des milliers d’observateurs. Macron, on ne vous entend plus !!
MACRON :
On le fera c’est promis mais ces élections passent après l’accord de paix. Dans 20 ans je parie que la Russie sera retournée à l’âge de pierre et voudra rejoindre l’UE et vous vous y opposerez. Il faut reconstruire votre pays, arrêter la tuerie quotidienne, les réfugiés, l’inflation qui bousille nos économies. On vous aidera. Saisissons cette offre. Les 25 points présentés par Lavrov sont clairs et tous possibles à discuter. Et moi j’ai de sacrés problèmes à la maison, je veux dire en France, c’est une expression. Je vous le dis de sacrés problèmes.
ZELENSKY :
J’ai compris. Vous tous vendez des armes, et construisez des aéroports, mais vous ne vous battez pas, vous remuez du papier et des dollars, des principes et des discours, mais vous êtes des épiciers je suis écœuré.
MACRON :
Ecoutez Zelensky, il y a un temps pour la guerre et un temps pour la reconstruction, c’est la vie nous sommes dans la deuxième phase. La guerre peut enfin finir, la paix commencer nous ne pouvons plus faire payer nos peuples car contrairement à ce que vous dites nos citoyens ressentent très fort les répercussions économiques, nous ne pouvons fabriquer éternellement des armes et de la monnaie. Nous avons des soucis majeurs. Vous aurez toute l’Europe comme client et fournisseur et nous vous aiderons.
ZELENSKY :
Oui j’aurais mieux fait d’écouter mon pope et d’attendre de voir le cadavre de Poutine au lieu de le provoquer. Vos peuples ont des souffrances d’épicier gâtés, le mien il a donné sa chair.
JOHNSON :
Oui, mais vous aurez un traité signé ce coup-ci contrairement aux accords de Minsk qui étaient purement verbaux.
ZELENSKY :
Ah oui ? C’est vous qui me dites ça quand vous vous asseyez gaiement sur votre signature de l’accord du Brexit, vous me faites marrer, Poutine a plus de parole que vous connard d’anglais. On a un mois pour négocier la fin d’une guerre et vous avez mis trois ans pour faire le Brexit, connards.
JOHNSON :
Je vous prie de mesurer vos paroles Monsieur Zelensky.
ZELENSKY :
Allez-vous faire foutre Johnson vous n’êtes qu’un aristo sans honneur et sans couilles, vous n’auriez pas tenu un jour à Marioupol : vous ne valez rien, l’Angleterre ne vaut plus rien. Vous n’avez plus rien, vous êtes à la remorque des Américains, vous n’avez rien à faire en Europe ; Macron vous êtes aussi le valet des Allemands et des Etats Unis.
GUTERRES :
Messieurs, un peu de tenue nous ne sommes pas au théâtre. Les Russes proposent un cessez le feu, 25 points très clairs à traiter, nous devons saisir cette opportunité d’arrêter.
JOHNSON :
Nous ne sommes ni au théâtre, ni au cinéma Zelensky. Bon la réunion est close. Les insultes d’un mendiant je n’apprécie pas. Bon voyage de retour à chacun de vous. L’histoire jugera Monsieur Zelensky si vous êtes un petit Churchill ou un grand acteur ou peut-être juste un petit acteur ? Ne comptez pas sur l’Angleterre pour des pots de vin, ni sur les Allemands. Montrez plutôt vos talents de négociateur et mettez une cravate vous avez vu comment a fini Aléxis Tsípras : dans sa villa et professeur d’économie.
SCENE 9
POUTINE ET LE PRESIDENT DE LA DOUMA VIATCHESLAV VIKTOROVITCH VOLODINE
DANS UN LIEU INCONNU
POUTINE
Bonjour Viktorovitch, tu as parlé aux Lituaniens ?
VOLODINE :
Oui, ils ont compris ils vont laisser passer nos trains. Inutile d’en parler davantage.
POUTINE :
Au moins cette guerre nous aura permis de voir qui étaient nos amis. Ils nous détestent. Encore un peuple proche qui nous déteste. On ne remontera jamais dans leur estime, jusqu’à la fin des temps ils seront nos ennemis à leur porte et eux à la nôtre.
VOLODINE :
A la fin des temps on sera tous morts ou tous esclaves des Chinois.
POUTINE :
Ils garderont en liberté surveillée les meilleurs cerveaux et les Lituaniens ne sont pas les pires. Personne ne voit que le seul vrai rempart contre les Chinois c’est nous, qui mieux qu’un mongol peut parler à un Han ? Nous sommes eux et nous des loups des steppes. Je ne sais pas si nous pourrons nous en sortir seuls quand ils auront bouffé les Américains.
VOLODINE :
Merci pour ce que tu as fait pour le peuple Russe ; j’espère que nos descendants te réhabiliteront, tu te souviens de ce vieux temps : on t’aime quand tu es mort si on t’a détesté de ton vivant et inversement. Donne le bonjour à Alina et venez dimanche à notre datcha, tu aimeras te baigner dans cette eau froide.
POUTINE :
Je mérite de l’eau très froide, en effet c’est signé. Mais un grand travail de reconstruction de l’âme et de la force de notre peuple nous attend, si c’est encore possible. On viendra.
ACTES VI SCENE 1
POUTINE SEUL DANS SON BUREAU SA FEMME KABAEVA LUI SERT UN THE. ON VOIT UN ECHIQUIER.
POUTINE :
Je n’aurais pas dû faire cette guerre, seuls des slaves sont morts 200000 morts et autant de mères de pères de frères et de sœurs, de fils et de filles qui pleurent et m’en veulent à mort. Ils ont raison des deux côtés de la frontière.
Tous ces morts, ces pauvres soldats, ces pères de famille.
Pourquoi est-ce qu’ils m’ont entrainé dans cette spirale les Ukrainiens ? Pour l’argent.
J’ai écouté la raison, l’histoire, mon histoire, ma vie au KGB et les histoires d’Etats, et d’empires, et de colonisés et de souverains.
Les peuples seuls comptent, sont importants pas les Etats, pas l’argent.
Pourquoi n’ai-je pas écouté l’âme russe au lieu d’écouter les discours mercantiles des occidentaux et de vouloir les tuer. Ils m’ont entraîné dans leur médiocrité d’épiciers déguisés en bien- pensants ; ils m’ont piégé ces salauds, j’ai joué le rôle qu’ils attendaient, qu’ils m’ont octroyé. J’aurais dû les menacer tout de suite de leur mettre une bombe nucléaire sur le coin de la gueule au lieu de faire mourir mes frères dans leurs tranchées, et dans les tanks. Ils auraient pris la menace au sérieux ? Je ne sais pas, mais 50000 morts tu te rends compte. J’ai honte, je suis un homme à qui personne ne voudra serrer la main. Toutes ces mères de famille qui pleurent, tout cet acier qui a frappé et menace encore. J’en ai marre des armes.
Mais je dirai aux chinois : ne vous emmerdez pas avec une guerre conventionnelle, ils adorent cela menacez les directement du champignon et qu’ils se rendent ; ils se rendront plutôt que de mourir ; top gun c’est beau mais c’est du cinéma, ils ne pensent qu’à leur petit cul. Dites-leur « à trois heures du matin demain Taïwan est à nous et on va y prendre le thé ; si vous n’êtes pas d’accord la Californie n’existera plus à huit heures du matin ». Et sortez vos sous-marins de l’eau qu’ils les voient.
Alina KABAEVA :
Vladimir tu as évité beaucoup de morts malgré tout et nous sommes toujours en Ukraine ; ils reviendront car ils sont Russes dans l’âme plus que dans leur portefeuille d’Ukrainien, j’en suis sûre.
POUTINE :
Non je ne crois pas mais si tu le dis…
Il ne me reste plus rien à faire si ce n’est à préparer la Russie.
Oui, tu as raison les Ukrainiens comprendront plus tard qu’ils ont vendu leur âme slave à l’argent. C’est l’argent qui a gagné cette guerre. L’argent, et ma stratégie. J’ai fait plier trente Etats dont les Américains. Au tour des Chinois maintenant. Qu’ils en fassent autant, puis nous finirons tous leurs esclaves.
Dimanche on est invités chez Viatcheslav. On se baignera prend ton maillot, il y a déjà de la neige, en septembre, tu te rends compte.
Je dois voir Sergueï excuse-moi.
ACTES VI SCENE 1
POUTINE LAVROV
LAVROV
Bonjour Vladimir
POUTINE
Bonjour Sergueï
Merci d’être venu ; nous allons parler de l’avenir, bien entendu nos points de vue devront être avalisés par la Douma et le peuple à travers elle. Mais parlons-nous franchement, l’avenir n’est pas rose. Vas-y commence tu es moins émotionnel que moi.
LAVROV
C’est vrai les médias ne te connaissent pas, ils te prennent pour un bloc de glace alors que tu es un volcan passionné ; ta maîtrise est tellement parfaite, je te plains Kroutchev lui laissait aller sa colère mais se ridiculisait, ça ne risque pas de t’arriver. Tu es impénétrable mais ta santé en prend un coup. Les Chinois sont les meilleurs pour ne jamais montrer leurs émotions « sans se mettre la rate au court bouillon » comme disent les Français, intraduisible mon ami ça veut dire qu’ils évacuent le stress quasi naturellement, enfin revenons au sujet.
POUTINE
Tu es le seul qui me connais.
LAVROV
Normal.
Bien nous sommes dans une situation délicate. On a signé une paix durable certainement à l’Ouest, car les Européens sont contents de s’agrandir toujours plus, les Ukrainiens, les Albanais, la Macédoine du Nord, la Turquie bientôt certainement. Les Américains commandent tout ça militairement et économiquement. Nous sommes exclus définitivement de leur club.
Je dis « durable » parce qu’ils n’oseront jamais réclamer le Donbass. Donc le Donbass est à nous et nous sommes tout seuls, entre les Euro-américains et les Chinois. Nous n’avons plus de revendications, eux non plus, chacun chez soi maintenant, nous ne sommes pas ennemis nous sommes des parias pour eux, des barbares. Cette alliance des bienpensants a bien fonctionné, nous n’existons plus pour eux sauf pour le business quand ils veulent exporter ou quand ils ne peuvent pas se passer de nos matières premières. Que sont-ils pour nous ? C’est la question.
Tu vois des Russes aller visiter Paris, Londres, New York ? Tu vois des Américains ou Français venir visiter Moscou ou ST Pétersbourg ? Nous ne sommes plus psychologiquement des Européens le contentieux, sera éternel comme un couple qui s’est définitivement fâché et séparé. C’est fini, l’Europe. Le fil historique est rompu, définitivement, Vladimir.
POUTINE
C’est dramatique, est-ce ma faute ? Ils nous rejettent mais ils ne nous ont jamais accepté. Ils n’ont fait que s’armer, nous menacer, maintenant la situation est claire. Nous sommes rejetés définitivement du « paradis capitaliste » !! Il reste le monde entier.
Qui nous aime Sergueï, qui ?
LAVROV
Personne.
POUTINE
Personne ! Il nous faut réunir la Douma , toutes les forces du pays et réfléchir tous ensemble à la nouvelle situation Sergueï nous sommes à un tournant de notre histoire, on ne peut décider cela à cent ou cinq cent personnes, nous devons interroger toutes les classes du peuple , tous les Russes ; les intellectuels de gauche vont nous emmerder avec les questions de démocratisation, de libertés individuelles et collectives et tout le cirque mais ce n’est plus le problème, l’intérieur de notre pays , le problème c’est l’extérieur : comment vivre cette exclusion ? Nous sommes des parias, pour le monde occidental. Même nos contestataires de gauche devraient le comprendre et arrêter de vouloir nous vendre à la culture américaine ?
Ne peut-on trouver une voie Russe ? Ou nous nous respecterions nous-mêmes au moins ? Sergueï, je deviens fou quand je vois la situation. Ils nous mettent dans la main de la Chine c’est le résultat ? Pouvons-nous être indépendants, nous ne sommes que 140 millions ? Nous ne pouvons pas vivre comme des pirates ?
LAVROV
Nous pourrions inventer un nouveau modèle de coopération avec le monde entier, sauf l’occident ! Mais nous nous couperions de tous les progrès technologiques nous n’avons pas la masse critique de l’Inde ou de la Chine. Sergueï prend quelques jours de vacances et moi de mon côté pareil et à notre retour on aura les idées plus claires, aujourd’hui, je suis désolé je ne peux réfléchir sereinement toi non plus, on est sous le choc.
FIN
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AUREVOIR MONSIEUR POUTINE ET MERCI
Une pièce de théâtre en 5 actes de Luc Queyrel à partir de l’actualité
Personnages :
POUTINE, Président de la Russie
Alina KABAEVA, femme « cachée » du Président POUTINE
Sergueï LAVROV ministre des Affaires étrangères
GENERAL RUSSE 1 Chef d’Etat major Valeri GUERASSIMOV
GENERAL RUSSE 2 ministre de la Défense Sergueï CHOÏGOU
Président de la Douma Viatcheslav Viktorovitch VOLODINE
ZELENSKY, Président de l’Ukraine
Conseiller Mikhailo PODOLYAK
Denys CHMYHAL Premier ministre
Iryna VERECHTCHOUK, vice-Première ministre,
Sergueï GAÏDAÏ, gouverneur de la région de Louhansk,
Mykhailo FEDOROV vice-Premier ministre, ministre de la Transformation numérique,
BIDEN, Président des Etats Unis
Chef d’Etat Major des armées général Mark MILLEY
Secrétaire d’Etat à la Défense Lloyd AUSTIN,
Secrétaire Général aux affaires étrangères Antony BLINKEN.
Directeur de la CIA William Joseph BURNS
Secrétaire d’Etat Trésor Janet YELLEN
Ministre des affaires étrangères France Monsieur LE DRIAN ; Madame Catherine COLONNA
Espagne Premier ministre Pedro SANCHEZ
Italie Premier ministre italien Mario Draghi,
Allemagne chancelier allemand Olaf SCHOLZ
Première ministre finlandaise Sanna MARIN
Première ministre suédoise Magdalena Andersson.
France, Président Emmanuel MACRON
Mme Brigitte MACRON
Ursula VON DER LEYEN, Présidente de la commission européenne
Charles MICHEL président du Conseil européen
Ministre des affaires étrangères de l’UE Josep Borrell
Premier ministre tchèque, Petr FIALA
Secrétaire général de l’OTAN, Jens STOLTENBERG,
Recep Tayyp ERDOGAN, Président de la Turquie
XI JI PING Premier secrétaire Chine
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio GUTERRES
Et quelques citoyens de tous pays.
ACTE I SCENE 1
POUTINE SEUL ASSIS A UNE TABLE
IL SEMBLE S’EXCITER PETIT A PETIT PUIS D’UN COUP IL POUSSE UN CRI DE JOUISSANCE ET SE RENVERSE EN ARRIERE DANS SON FAUTEUIL LES BRAS ECARTES. IL EST BEAT IL VIENT DE JOUIR ALORS SORT DE DESSOUS SA TABLE SA FEMME UNE BELLE BLONDE QUI L’EMBRASSE DANS LE COU LUI CARESSE LA TETE ET PART LENTEMENT SANS UNE PAROLE. IL LA REGARDE IL REGARDE SON CUL. IL EST HEUREUX.
POUTINE : « Merci mon Dieu pour tant de beauté »
Il se prend la tête entre les mains.
Bon, c’est encore moi qui vais avoir le mauvais rôle dans cette affaire ; comment faire autrement ? Ils ne veulent pas comprendre ces cons d’occidentaux. Je leur ai montré ma détermination j’ai bousillé la Tchétchénie et Alep. Ils font semblant de ne pas comprendre, ils la veulent cette guerre.
Moi ce que je veux c’est simple : la paix et des frontières les plus éloignées possible de Moscou ce n’est pas compliqué.
J’ai pris la Crimée, il me faut le Donbass et après terminé je suis chez moi, ils sont chez eux.
Ils se font acheter par l’Ouest. Ils sont dirigés par un clown. C’est leur problème.
Je vais cogner, il n’y a pas de guerre honnête, propre, facile.
L’économie est prête, on est seuls. Ils nous encerclent ils nous coincent à l’Ouest ; ils ont refusé ma main tendue ; ils ont chié sur les accords de Minsk. Ils ont compris à force de masser des chars à la frontière que j’allais m’en servir mais ils n’ont pas changé d’avis car en fait ils la veulent cette opération, ils la veulent, eh bien ils l’auront. Les Ukrainiens payeront.
ACTE I SCENE 2
ZELENSKY TROIS AUTRES HOMMES ET UNE FEMME IL Y A DES CANETTES DE BIERE PARTOUT DES CENDRIERS PLEINS PARTOUT CERTAINS FUMENT
ZELENSKY :
Putain bordel je n’y crois pas ils ne vont pas oser ces salauds ça fait 9 ans qu’on se prépare mais ils ne nous ont toujours pas compris ; il est fou Poutine. On est chez nous on ne va rien lâcher, les Russes on en a marre ; Dis- moi Mikhailo tu es sûr qu’ils vont attaquer toi ?
Mikhailo PODOLYAK :
Oui ils ne peuvent plus arrêter, ils ont trop investi comme disent les financiers ; les Américains voient tout avec leurs satellites et ils nous le disent depuis des mois. Ils le disent au monde entier tout juste s’ils ne donnent pas l’heure du débarquement ! (En se marrant)
ZELENSKY :
Denys tu es d’accord ?
CHMYHAL :
Oui c’est clair je ne vois pas ce qui pourrait les arrêter maintenant que ce con de Biden a dit qu’il n’interviendrait jamais sur le terrain.
VERECHTCHOUK :
Il faut gagner du temps, chaque jour nous sommes plus entraînés, plus équipés et plus motivés aussi, vu le nombre de morts que nous avons depuis 10 ans dans le Donbass.
GAÏDAÏ :
Qui peut gagner une guerre contre des fous qui ont l’arme nucléaire ? Je ne crois pas qu’on gagnera la guerre mais on foutra un sacré bordel en Europe ; ce qu’on gagnera c’est une bonne fois pour toutes : l’Ouest. On va y entrer à toute vitesse grâce aux Russes. Merci Poutine.
CHMYHAL :
Oui on va y entrer mais sans le Donbass et avec des millions de réfugiés et 50000 morts. Ils vont nous massacrer ils ne savent rien faire d’autre. Sauf si les Américains changent d’avis.
ZELENSKY :
Denys, c’est le sens de l’histoire ; on précipite seulement un mouvement irréversible. On en a tous marre des Russes, on raccourcit le délai historique. Si tu n’es pas d’accord démissionne ou je te vire si tu préfères ; les Américains nous aideront ils ont trop envie de faire un exemple pour les Chinois. Les européens suivront bien obligés. Notre vrai allié c’est l’Amérique, les autres leur mangent dans la main.
CHMYHAL :
Les Russes massacrent, détruisent, ils ne font pas dans les frappes chirurgicales avec leurs tanks. Mais je suis d’accord sacrifions nous pour jouer le coup maintenant sinon dans 10 ans on y est encore.
ZELENSKY :
Conclusion on continue de se préparer à fond ; préparez les évacuations des civils du Donbass. Moi je dois faire comme si l’on pouvait encore négocier mais qu’est-ce que tu veux négocier avec un mec qui veut ton bras ? Il aura le monde entier contre lui. A demain.
ACTE I SCENE 3
DANS LE BUREAU OVALE BIDEN DISCUTE AVEC SON CHEF D'ETAT MAJOR MILLEY, SON MINISTRE DE LA DEFENSE AUSTIN SON SECRETAIRE D’ETAT AUX AFFAIRES ETRANGERES BLINKEN ET LE CHEF DE LA CIA BURNS. ILS ONT LEUR ETERNEL GOBELET DE CAFE A LA MAIN PERSONNE NE FUME
BIDEN :
C’est chaud les mecs, c’est sûr ils vont rentrer en Ukraine et nous devons les punir ces salauds, leur montrer que les démocraties défendront la liberté des peuples à décider de leur destin ; il se croit encore dans les années soixante ce con de Poutine.
AUSTIN :
On va les punir c’est sûr ; nous sommes prêts depuis longtemps, dommage qu’ils n’aient pas attendu trois mois de plus ; ils ont attendu la fin des jeux olympiques Chinois et à cause de ça leurs chars vont ramer dans la boue du dégel et les Ukrainiens vont se régaler. Enfin on va clarifier la situation en Europe définitivement.
BIDEN :
Vous me paraissez un peu trop sûrs de vous, on vient de se faire virer d’Afghanistan comme des minables et là en face ce sont les Russes et ils se croient chez eux en plus, donc croire qu’on va les chasser à coup de pied dans le cul… Qu’est-ce qu’elle dit aujourd’hui la CIA ?
BURNS :
La CIA est d’avis que les Russes vont envahir l’Ukraine dans quelques jours et que tout le monde va trinquer : les Ukrainiens d’abord, les Russes naturellement mais aussi tout l’occident et même l’Afrique ; ce ne sera pas une guerre mondiale mais une guerre mondialisée. On peut encore avertir Poutine qu’on mettra le paquet tout le paquet pour le contrer et qu’on veut parler avec lui de l’OTAN.
BIDEN :
Ça ne va pas non ? On n’aura pas une deuxième occase comme celle-là et va vendre ça aux Ukrainiens ! Ils veulent venir nous rejoindre dans l’Otan, on veut qu’ils viennent et c’est pour ça qu’il va leur casser la gueule, parce qu’ils veulent venir à l’Ouest. Ce n’est pas négociable.
BURNS : ce qu’ils veulent c’est surtout le fric de l’Union Européenne et notre parapluie.
BLINKEN :
Ok mais gagnons du temps, plus on fait semblant de négocier plus les Ukrainiens s’équipent d’armes, dans deux ans ils seront redoutables ce sont de sacrés soldats, et ils connaissent les Russes par cœur, en fait plus on négocie plus ils se renforcent et moins Poutine pourra obtenir de résultats militaires ; est-ce qu’on pourrait demander à la France qui aime toujours se mettre en avant de lancer un projet sur la table c’est sûr qu’au vu du monde entier on mettrait Poutine en porte à faux. Il ne pourrait attaquer dans ces conditions.
BIDEN :
Lloyd qu’est-ce que tu en penses ?
AUSTIN :
Je ne suis pas d’accord, vous savez comme moi que Poutine veut le Donbass ; il se fout de l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN ce qu’il veut c’est le blé ukrainien, l’entrée sur la mer Noire, et faire la loi sur 100000 km2 de plus, sans compter sur 5 ou 6 millions d’habitants de plus. Donc il veut des territoires et la question est : pouvons-nous accepter qu’il vienne se servir ou menace de venir ? De toute manière il veut ces territoires, Otan ou pas Otan, UE ou pas UE, il lui fait agrandir son empire son glacis comme ils disent...
BIDEN :
Mark si Poutine entre en Ukraine, que les Ukrainiens se défendront comme des lions , avec notre aide et celle de toute l’Europe qui gagnera militairement à la fin avant l’option nucléaire?
MILLEY :
Nous, enfin je veux dire les Ukrainiens !!
BIDEN :
Et alors il va nous sortir ses suppositoires atomiques ?
MILLEY :
Ça personne ne le sait, il sera peut-être déjà mort ou limogé ; on peut lui dire que le nucléaire même tactique est une ligne rouge que nous n’accepterons pas qu’il franchisse.
BIDEN :
Tu me fais marrer avec ta ligne rouge, Obama s’est couché en Syrie face à un petit tyran arabe et là on a affaire à la Russie en direct quasiment chez elle ; il sortira le pistolet s’il est cuit, donc il ne faut pas le détruire totalement, il faut l’épuiser à 80% : il va se retrouver comme une coquille vide. Nous allons lui faire la guerre sur le terrain et le monde entier lui fera une guerre économique. Il se videra de l’extérieur et de l’intérieur. Il paiera cash. On ne va pas rater une occasion pareille. Peter Est-ce que nous sommes prêts au niveau logistique militaire ? Si c’était nous on le pliait en trois jours mais les Ukrainiens, ils ont tout ce qu’il faut comme armes ?
AUSTIN :
Oui déjà beaucoup, ils ont reçu de bonnes armes antitanks et savent s’en servir je le garantis ; et tout le monde est en état d’alerte ; ici on emballe nuit et jour les paquets cadeaux pour les Ukrainiens. Ils arriveront par diverses routes dont la Pologne surtout, et les Français les alimenteront par la Roumanie, c’est prévu par les plans de l’Otan. Pas de soldats à nous sur le terrain comme on l’avait prévu.
BIDEN :
Messieurs nous sommes tous d’accord et je tiens à résumer ici notre position.
Officiellement nous demandons à la Russie de ne pas envahir l’Ukraine, nous maintenons que l’Ukraine peut poser sa candidature à l’OTAN et s’ils le veulent à l’UE (ça c’est le sujet des européens).
Ici dans ce bureau ovale nous savons que la Russie va envahir l’Ukraine. Nous savons que personne en Europe ne cautionnera cet acte inadmissible ; ceci risque de diviser l’Europe ou de l’unir un peu plus, on s’en fout totalement, ce qu’on veut c’est commander les médias et les opérations militaires en Europe ; on punira la Russie par tous les moyens on démontrera au monde entier que les démocraties ne se laissent pas faire, la Chine comprendra le message. Je fais confiance à vos notes et à notre supériorité technologique. Je m’occupe du business, de l’intendance, des crédits, des sénateurs, des membres du Congrès, vous vous occupez de l’action militaire et me rendrez compte chaque jour à 20h, ici.
ACTE I SCENE 4
SALLE DE REUNION FONCTIONNAIRES DE L’UE ILS ARRIVENT SE FONT LA BISE TOUS ASSEZ JEUNES ET SE MARRENT BIEN. LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE L’UE ARRIVE EN DERNIER Fonctionnaires : F1 France F2 Allemagne F3 Espagne F4 Italie F5 Pologne (2 femmes, 3 hommes) IL Y A AU CENTRE DE LA TABLE UN APPAREIL POUR LES CONF CALL ET SUR LES MURS DES TABLEAUX ABSTRAITS PAS DE CENDRIERS DES JOLIES TASSES A CAFE
Josep BORRELL :
Hi ! Sorry for such short notice but as we say « La guerre n’attend pas ! » here we are to discuss the situation in light of the recent information we have got on Russia’ troops moves. Sorry we are going to speak in french as Mister Durand who is the new french representative is not fluent with english language and he requested that we use French language.
Pouvons-nous résumer Messieurs Mesdames pour conclure vite, je sais que chacun de vous a un train à prendre en fin de soirée et je ne voudrais pas vous priver d’une soirée « at home ».
Donc nos gouvernements sont d’accord avec les points ci-après :
Nous ne représentons que les pays majeurs par l’importance politique et économique et l’économie sera un point majeur de cette crise.
Cette réunion est informelle. Deux points certains :
L'Ukraine doit rentrer dans l’UE.
L’Ukraine finira par rentrer dans l’OTAN.
Nous devons absolument rester unis et travailler ensemble pour aplanir toute divergence potentielle entre les 27 non seulement sur la conduite de cette guerre qui s’approche, mais encore sur l’entrée de l’Ukraine dans l’UE. Certains d’entre vous ont une large expérience des phases préparatoires à l’entrée d’un pays dans l’UE notamment ceux qui ont travaillé sur le dossier Turc, ou Albanais. Ils connaissent le processus et donc les raccourcis potentiels mais ne nous avançons pas trop tant que nos gouvernements n’ont pas pris de décision. Nous allons nous répartir comme indiqué sur cette feuille les pays avec lesquels chacun de vous sera en liaison par l’intermédiaire de leur représentant dont les coordonnées sont mentionnées. Vous êtes 5 donc cela fait 4 ou 5 pays chacun.
Le message essentiel : on est plus au temps de la barbarie pas question de laisser un pays envahir le territoire d’un autre, ce que les Russes vont faire aucun doute là-dessus. Nous sommes donc civilisés, nous voulons la paix et la liberté pour chaque nation de décider de ses alliances. Il est urgent donc de permettre à ceux qui veulent rejoindre l’UE de baliser cette route difficile qui peut prendre 10 ou 20 ans ; donc on commence aujourd’hui.
Vous me remonterez tous les problèmes potentiels qui pourraient ralentir ce processus qui officiellement n’est pas commencé, on est d’accord ?
Des questions ?
F5 :
La Hongrie comment on les aborde ?
BORRELL :
Comme avec les autres mais comme on se demande s’ils ne sont pas alliés de la Russie pas de divulgation d’information autre que le processus.
D’autres questions ? Non ? Bon alors bon retour dans vos foyers la réunion est terminée, prochaine réunion le 2 février.
ILS SE FONT TOUS LA BISE ET S’EN VONT.
ACTE II SCENE 1
POUTINE ET SES MINISTRES LAVROV, RESHETNIKOV, SES GENERAUX CHOÏGOU ET GUERASSIMOV ET VOLODINE PRESIDENT DE LA DOUMA
BUREAU ASSEZ DEPOUILLE ILS SONT DANS DES FAUTEUILS BIEN INSTALLES AVEC DES VERRES D’EAU ET PERSONNE NE FUME
POUTINE :
Messieurs, nous sommes à un tournant, il nous faut prendre une décision : on rentre chez nous ou on rentre en Ukraine. J’ai beaucoup réfléchi et vous aussi, j’ai essayé de clarifier la question de telle sorte que nous soyons clairs entre nous. Je vous demande d’être francs, de répondre presque par oui ou non à chacune de nos interrogations. Nous ne sommes pas ici pour établir une communication pour les médias occidentaux ; on se contrefout des médias, nous sommes ici devant l’histoire de la Russie, au service du futur du peuple Russe, c’est ce que nous devons avoir en tête. A la sortie de cette réunion nous aurons décidé si nous envahissons ou non l’Ukraine pour libérer le Donbass.
Nous savons tous qu’on décide une guerre, une opération armée, pour trois causes : On veut quelque chose ou, on ne veut pas que quelque chose arrive ou, quelque chose est en train d’arriver et qui n’est pas acceptable.
On est dans ce dernier cas de figure : l’Ukraine outre qu’elle maltraite les provinces du Donbass est en train de trahir son âme et de passer à l’Ouest, elle veut devenir membre de l’OTAN et devenir une plateforme militaro économique dirigée contre qui ? Contre nous, c’est acceptable ? Vos réponses ?
Non 5 fois.
POUTINE :
Donc c’est bien une cause de guerre.
Nous savons tous que cette cause ainsi avérée doit aussi présenter 4 caractéristiques : Premièrement elle doit être majeure pour l’’intérêt national. Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
Oui 5 fois.
POUTINE :
Deuxièmement elle doit être « juste » du point de vue de l’intérêt national suffisamment « juste » pour justifier une guerre. Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
Oui 5 fois.
POUTINE :
Troisièmement, il ne doit plus rester que cette solution, car la diplomatie a échoué Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
Oui 5 fois.
POUTINE :
Quatrièmement Le peuple doit être d’accord sur les 3 caractéristiques précédentes. Est-ce bien le cas ? Vos réponses ?
VOLODINE :
Non
LES AUTRES :
Oui.
POUTINE :
Viatcheslav Viktorovitch Pourquoi tu penses que le peuple n’est pas d’accord ?
VOLODINE :
Le peuple s’en fout il ne veut pas une nouvelle guerre.
POUTINE :
Je lui donnerai toutes les explications je vais préparer un texte très clair pour le peuple et pour le monde entier ; ma vision est très claire mais je tiens à votre accord à vous tous ; donc mon ami est-ce que si je te dis que je m’expliquerai devant le peuple longuement, si nous prenons cette décision, tu penses que le peuple nous suivra au moins intellectuellement, je sais bien qu’aucun peuple n’aime se lancer dans une guerre ?
VOLODINE :
Si une décision est logique, bien expliquée le peuple peut la comprendre mais ça ne veut pas dire qu’il en a envie, mais je suis d’accord, le peuple peut comprendre que ces trois caractéristiques sont réunies.
POUTINE :
Tu as raison je crois que cette cinquième caractéristique que tu évoques ne sera pas présente : même si le peuple pense au fond que ses dirigeants ont raison son degré d’implication, sa volonté de faire sienne cette guerre risque d’être absente en tout cas au début. Mais si on la décide cette guerre lorsque le peuple verra les cercueils revenir car il y aura des cercueils en nombre croyez-vous qu’il va accepter cette situation et rester extérieur ? Vos réponses ?
Non 5 fois
POUTINE :
Je veux revenir sur la notion de guerre juste, c’est important pour le moral de nos troupes, il faut qu’elles se sentent investies d’une première mission, libérer nos frères du Donbass du joug des néo-nazis de Kiev. Notre position sera manipulée par les médias américains et européens. Nous serons les envahisseurs donc les méchants dirigés par un ancien du KGB : ce sera du gâteau pour nous démolir. Ils ont tous oubliés qu’on les a délivrés du nazisme, et ne nous ferons pas de cadeau, on gène leur business qu’ils cachent derrière leur liste de valeurs longue comme le bras.
Donc revenons au concept de guerre juste pour qu’ici nous soyons tous d’accord et qu’ainsi nous parlions tous le même langage au monde entier à notre peuple, à ces fils de pute d’Ukrainiens et surtout à nos soldats. Qu’est-ce qu’une guerre « juste » ? Ecoutez moi bien :
Une guerre est juste quand elle répond à un ensemble de règles de conduite dite « conduite morale ». Quand ces règles sont appliquées on peut dire qu’une guerre est une action moralement acceptable. Vous savez que je suis passionné par ce sujet depuis longtemps en tout cas depuis 1990. Vous savez par exemple que la seconde guerre contre l’Irak a été basée sur un mensonge éhonté des Américains et des Anglais. Nous ne devons ni mentir ni nous mentir et passer en revue tous les critères car nous devons avoir bonne conscience vis-à-vis de notre peuple sinon du monde entier. Les médias américains et européens sont tenus par des gauchistes qui nous détestent.
Nous, nous nous devons d’écouter le cœur de la Russie, de nous référer à l’histoire des idées et de décider. Donc que disent les études sur ce sujet ?
D’abord qu’il ne faut pas mettre en avant des soi-disant valeurs (liberté, sécurité, paix) quand des intérêts (pétrole, vente d’armes, pouvoir, business, sont en fait en jeu.
Où sont nos intérêts ? Nous avons gaz, pétrole, métaux rares, terres, et tout l’espace ! Sûr néanmoins que si on leur rentre dans le chou on va garder l’accès à la mer Noire ; à Odessa ils auront intérêt à se tenir à carreau.
Nos valeurs sont indiscutables dans cette affaire : nous protégeons nos frères, les populations, nous protégeons la langue russe, notre culture, leur droit à une éducation russe qui a été directement discriminée et agressée par les régimes successifs en Ukraine, tant sous Porochenko que sous Zelensky. Nous protégeons l’Ukraine de la nazification, qui s’y poursuit depuis de nombreuses années avec la connivence directe de l’Occident. L’Occident ne se souciait pas de ce qu’il arrivait à la langue russe, à l’éducation russe, aux médias russes qui étaient interdits par la loi. Nous protégeons enfin notre sécurité. Ce n’est pas de la merde. Donc au niveau des valeurs ils ne valent pas mieux que nous les bons comédiens de Kiev. Au passage nous prendrons 20% des terres agricoles de l’Ukraine actuelle, on ne vole pas, on garde ce qui est à nous. En plus ce sont des terres russophiles, germanophobes et américanophobes donc rien à dire.
On nous dit aussi que pour qu’elle soit juste une guerre doit être déclarée en bonne et due forme par une autorité légitime.
Là on risque d’être un peu à côté car nous n’allons jamais déclarer la guerre à nos cousins Ukrainiens, nous allons les empêcher de nous menacer de trop près ; nous reprenons un territoire pro-russe au cours d’une opération spéciale : on ne veut pas leur casser la gueule en tant que nation, on veut un seul morceau russophile de leur territoire où nous sommes chez nous ; donc on ne déclarera pas la guerre ; notre objectif n’est pas l’anéantissement de leurs capacités mais la seule prise du Donbass. On leur fera croire naturellement qu’on veut Kiev aussi mais cela c’est de la stratégie militaire pas notre but politique.
Si on leur déclarait la guerre il faudrait les anéantir jusqu’au dernier combattant dans Kiev ; ce n’est pas ce que l’on veut. Quant à l’autorité légitime : nos frères du Donbass nous le demandent et le gouvernement de la Russie est légitime.
On nous dit que toute guerre doit s’en tenir à la poursuite d’une intention droite, la juste cause, « la noblesse de la cause » et non assouvir une vengeance.
C’est bien ce qu’on fait : notre sécurité, et la culture russophile du Donbass constituent une juste cause, on n’a rien contre les Ukrainiens en dehors de ce sujet. Ils peuvent aller se faire enculer à l’Ouest tant qu’ils veulent tant que notre sécurité et notre culture ne sont pas en danger.
On nous dit qu’elle doit avoir une chance raisonnable de succès. Ne riez pas s’il vous plaît.
On nous dit qu’elle n’est envisageable qu’en dernier recours.
Ça fait des années qu’on les avertit, que Lavrov et moi-même on les avertit ils ne veulent pas comprendre. Plus on attend plus ils s’arment et peuvent nous menacer : il n’y a plus de temps à perdre. On a perdu patience. On a usé toutes les voies diplomatiques. Ils se foutent de nous. Non, en fait ils la veulent cette guerre à Wall street.
On nous dit que sa seule cause valable est la défense de la vie.
Eh bien nous défendons le droit de nos citoyens Russes de vivre en paix sans une menace militaire au-dessus de leur tête ; on ne vit pas si on n’a pas le sentiment de sécurité, or ils rompent l’équilibre des menaces militaires, on n’est pas d’accord : nos citoyens ne veulent pas vivre sous la menace militaire ni sous la menace de nous rejeter de l’Europe comme des pestiférés nous sommes plus européens que les Américains.
On est capable de faire la guerre pour démilitariser l’Ukraine. Les armes présentes sur le territoire ukrainien représentent une menace pour la Fédération de Russie, pour la vie du peuple Russe, et ils ont l’intention de rejoindre l’Otan pour nous menacer avec encore plus d’armes.
Notre objectif n’est pas le marché, l’argent, les intérêts économiques, mais notre sécurité donc notre liberté. Celui qui n’est pas en sécurité n’est pas libre. Celui qui n’est pas totalement libre est un esclave. Excusez-moi je me suis laissé emporter.
On nous dit ensuite que celui qui déclenche une guerre doit avoir la conviction que les maux engendrés par l’action militaire (court terme) seront moindres que les maux évités (court et long terme).
Nous sommes d’accord, c’est un mauvais moment que nous avons cherché à éviter mais au lieu de signer un engagement par lequel l’Ukraine ne rejoindrait pas l’Otan on nous a baladés et nous devons faire cette opération maintenant pour éviter un choc ultérieur bien plus grave puisque ce serait tout l’Otan contre nous. Aujourd’hui on récupère le Donbass et fini, on aura 300 km de protection supplémentaire. Les régions de Donetsk et de Lougansk, seront soviétiques, excusez-moi, je veux dire Russes jusqu’à la fin des temps !
On nous dit enfin qu’une guerre d'agression est intrinsèquement immorale.
Mais comment on se défend ? Il faut attendre d’être stratégiquement affaibli ? Donc nous comprenons que l’attitude pro Otan des nazis Ukrainiens est une véritable attaque contre la Russie qui ne dit pas son nom mais qui est de plus en plus palpable à travers les programmes d’armement que les européens et américains mettent en place sans même attendre l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan ! Nous sommes agressés de fait sans déclaration de guerre. C’est parce qu’on est en paix qu’on n’est pas en guerre ! Ils ont commencé la guerre. Ils arment les Ukrainiens devant nous. Nous exercerons notre droit à notre légitime défense et nous serons les méchants mais tant pis. Les preuves abondent de l’aide militaire Américaine du soutien Américain à ces néo-nazis Ukrainiens qui veulent dérussifier le Donbass, et in fine nous menacer comme les Cubains auraient pu menacer les Américains. Et nous ne pourrions rien dire sous prétexte qu’ils sont des démocraties, européennes ou américaine donc des gentils ? Allez demander au peuple Guatémaltèque ce qu’il pense de leur grand frère américain. On n’est pas le Guatemala. On ne nous dictera pas notre intérêt ni nos valeurs ; quant à leurs valeurs je n’en connais qu’une : le dollar, l’empire du dollar. Nous notre empire ce sont nos terres nos peuples notre éducation notre langue, nos frontières donc notre sécurité, donc notre liberté. On ne veut ni élargir ni imposer notre empire à qui que ce soit comme ils nous en prêtent l’intention. Des frontières russophiles, hors de contrôle des Américains cela garantira notre sécurité à l’Ouest. On est déjà le plus grand pays du monde sûr que nous n’allons pas envahir un pays pour nous agrandir si l’impératif de sécurité ne s’imposait pas. On a donc le droit d’aller en l’Ukraine leur casser la gueule, oui, faire la guerre oui, mais pour un seul résultat : parvenir à en supprimer les causes c’est-à-dire : empêcher que ce que l’on ne veut pas (les risques majeurs pour notre sécurité, et la déculturation russe du Donbass au profit d’un régime capitaliste corrompu et nazi vendu aux Américains) s’installe devant notre porte.
On nous dit toujours que toute guerre même juste peut entraîner des répercussions plus graves que le mal à éliminer.
Je suis d’accord, c’est le risque, on est tous d’accord. Mais le mal à éliminer est bien là déjà et il grandit chaque jour. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs disent les Français ; nous on veut en casser le moins possible mais on peut en casser 10, 100 1000 ou 100.000 jusqu’à l’atteinte de nos objectifs. On ne fait pas cette opération pour le plaisir nous allons nous-mêmes souffrir ; ils nous promettent déjà des sanctions qui nous mettront à genoux. Qui sur cette terre a un jour mis les Russes à genoux ?
POUTINE :
Bon, est-ce que nous sommes tous d’accord là-dessus à la fin de cette réflexion ?
TOUS LES 5 :
Oui
POUTINE :
Je résume, nous sommes obligés d’envahir l’Ukraine militairement puisque les Ukrainiens les européens et les Américains ne veulent pas tenir compte de nos préoccupations vitales que nous leur avons présentées en long et en large et qu’ils nous baladent.
TOUS LES 5 :
Oui
POUTINE :
Maintenant comment allons-nous gérer cette opération qui n’est pas que militaire, c’est un autre débat de stratégie. J’ai lu vos notes, merci. Que puis-je dire ? Je vous écoute Sergueï ?
LAVROV :
Je vais résumer moi aussi : nous avons à choisir entre trois moyens de combat : politiques, militaires, économiques. Excusez-moi c’est un peu complexe.
Nous pouvons employer ces moyens en tant qu’ils sont pertinents pour atteindre le résultat, et les employer dans des conditions qui auront été déterminées indispensables pour leur efficacité, y compris en prenant en compte et en anticipant toutes les conséquences potentielles de la mise en œuvre de ces moyens. Le résultat visé ne permet pas donc tous les moyens.
POUTINE :
Ok on va donc commencer par les moyens militaires, puisque nous n’avons pas le choix mais nous savons tous que tous les bienpensants de la terre vont nous tomber dessus d’abord en nous sanctionnant puis en aidant militairement l’Ukraine les nazis Ukrainiens plutôt.
VOLODINE :
D’accord, on n’a pas le choix, mais sachons bien que la nation qui prend l’initiative d’une guerre militaire est systématiquement considérée comme celle qui a déclenchée la guerre comme auteur d’une offensive guerrière. Même si les causes de notre offensive sont louables, graves et importantes, car on ne veut ni plus ni moins que de ne pas être sous leur menace armée constante et rapprochée.
Je suis d’accord avec toi Vladimir nous allons faire une guerre défensive en fait, « préventive » ou « politiquement défensive ». Mais notre initiative fera l’objet d’un jugement négatif par les autres nations et toutes les organisations inter étatiques sans compter les organisations non gouvernementales. L’armée des bienpensants sera mobilisée par les stratèges américains qui ne veulent derrière leurs valeurs de merde que fourguer leur pétrole leurs armes leur coca, leur culture dégénérée de merde.
POUTINE :
Oui on être jugés on va souffrir, ils vont noyer les médias de leurs larmes de crocodile une vraie campagne de presse va se déchaîner contre nous ; j’en ai parlé avec XJ, vous savez ce qu’il m’a dit ? « On a l’habitude on s’en fout en fait il n’y a que le business qui les intéresse dans la réalité ; ils s’appuient sur les médias pour accompagner préparer le business » Voilà ce qu’il m’a dit. Et je rajoute qu’une guerre par personne interposée c’est du business tranquille pour ces salauds, ils vendent des armes, du pétrole, sans un seul mort !
LAVROV :
Je crains plus les sanctions que les indignations et j’attire votre attention mais vous le savez déjà sur le fait qu’ils ont énormément de moyens de pression et de rétorsion, car pour une fois ils auront un ennemi puissant sur lequel ils ont plein de bons leviers. Plus facile de faire la guerre économique à la Russie qu’au Yémen ou à l’Afghanistan on en sait quelque chose !! Va punir les Afghans ! Ils n’ont rien que du pavot et des ânes. Il se marre. Je plains nos oligarques expatriés, ils vont trinquer en premiers alors qu’eux ils s’en foutent royalement de la mère patrie Russe.
POUTINE :
Donc tout va bouger malheureusement contre nous : le dollar, le système bancaire, les achats de pétrole et de gaz, les ventes d’armes, les technologies, les entreprises étrangères vont fuir notre pays, les Russes ne pourront plus voyager, nos pauvres oligarques on va effectivement saisir leurs yachts (Rires) ; ils n’avaient qu’à se payer des datchas. Nous devons nous y préparer encore davantage et mieux que ce que nous faisons depuis longtemps. Maxim tu coordonnes l’action visant à contrer toutes les sanctions à venir dans un premier temps ensuite tu fais étudier les moyens que nous pouvons employer pour les emmerder un maximum eux aussi. Un rapport à tous chaque jour, de deux pages sur les deux sujets.
CHOÏGOU :
Il y a un point dont j’aimerais qu’on parle un peu plus quand même, la propagande. Comment faire mieux comprendre toutes nos interrogations et réflexions qui nous ont conduit à cette décision ?
POUTINE :
Ils pourront lire ma déclaration au peuple Russe mais j’en doute, les médias occidentaux sont infestés d’anti russes. Mais tu retardes Sergueï, on dit les médias et les réseaux sociaux maintenant, tu as entendu parler de facebook dans ton tank ? (Tous se marrent) ;
CHOÏGOU :
C’est mon côté rideau de fer et bonne vieille Pravda !! (Rires)
POUTINE :
On pourrait essayer, c’est vrai, mais c’est sans espoir.
Quoique, entre nous il se peut qu’un jour maudit que je préfèrerais éviter on (nous les Russes) on ne s’adressera plus aux gouvernements, ni aux médias mais aux peuples pour qu’ils comprennent mieux la gravité de la situation, pour les aider éventuellement à faire pression sur leurs bienpensants. Tu feras partie de la solution ce jour-là. Mais nous n’en sommes pas là.
Il nous reste à régler un point : la conduite des opérations militaires. Les militaires restent, les autres, merci beaucoup et au travail, ce n’est pas que ça ne vous regarde pas mais le temps presse.
Bon on prend un thé et on commence.
POUTINE :
L’UKRAINE ce n’est pas la Tchétchénie ni Alep. On est chez nous chez nos frères et nos cousins donc premièrement ce n’est pas une guerre mais une opération militaire limitée effectuée dans le seul but d’atteindre dignement nos seuls objectifs stratégiques militaires : le Donbass.
GUERASSIMOV :
On essayera de contrôler les combats pour éviter toute violence inutile on a beaucoup d’officiers supérieurs sur le terrain mais est-ce possible ? Est-ce réaliste ? Il y aura beaucoup de dégâts humains et matériels car ces salauds sont bien équipés et bien entrainés.
CHOÏGOU :
En tout cas on essayera mais qui combat sans morts, sans morts de civils, sans bavures, sans haine ? Je tiens à t’avertir, Il y aura des erreurs, des fautes, des crimes, des viols, des tués, des blessés (civils et soldats) par milliers, des destructions, des désertions, des traitres et des courageux, des lâches et des héros. Je ne connais pas une seule guerre qui n’a pas engendré des horreurs il y aura des horreurs de notre part, tu connais le degré de violence de notre société, l’armée c’est encore pire ; notre image internationale sera dégradée c’est sûr. Je ne dis pas que les Ukrainiens sont des enfants de chœur, je dis que l’occident veut des guerres propres et humanitaires et que ça n’existe pas depuis que le monde existe.
POUTINE :
Le combat c’est le combat on le sait, les militaires faites votre boulot comme d’habitude je connais les dommages collatéraux et quelle armée en est exempte ? Mais stratégiquement, parlons des limites de notre action militaire une bonne fois pour toutes. Votre avis s’il vous plaît ?
GUERASSIMOV :
On a tout ce qu’il faut mais en face ils sont très bien armés donc il faudra beaucoup de moyens sans aller jusqu’au nucléaire bien sûr.
CHOÏGOU :
On va tuer d’abord leur aviation et tout se finira au sol avec des missiles et de l’artillerie plus qu’avec des tanks ; nous devrons détruire toutes les infrastructures de transport partout, le plus rapidement possible et naturellement leurs moyens militaires qu’ils vont planquer près des civils comme d’habitude.
POUTINE :
Sergueï ?
LAVROV :
Aucune limite, aucune, on n’est pas comme Biden qui annonce qu’il n’enverra pas ses troupes mais des dollars et du matériel et des sanctions. Dans notre communication, aucune limite je répète : aucune limite y compris utilisation du nucléaire.
Donc messieurs les généraux vous connaissez les principes, faites le travail dans le cadre des principes avec le moins de casse possible au niveau des civils, au niveau des fautes et des erreurs mais faites le travail. Je répète : faites le travail. Il nous faut un résultat en termes de territoire, et de destruction de leurs forces armées le plus vite c’est le mieux.
POUTINE :
Eh bien si les diplomates n’ont peur de rien ! Tu es bien un Russe toi !! (Rires) Valeri ton avis ?
GUERASSIMOV :
Pas de limites pour le conventionnel ; si on utilise tout on passera au nucléaire ciblé, et après on discutera je crois.
POUTINE :
On produit des munitions nuit et jour il n’est pas près de s’épuiser notre stock mais les lanceurs eux peuvent être détruits c’est le problème majeur et donc nous devons démolir tous les matériels qu’ils recevront et les routes de leurs transports avant qu’ils puissent les recevoir et s’en servir ; le renseignement est clé. Toi Sergueï qu’est-ce que tu vois comme limite ?
CHOÏGOU :
On se limite seulement au niveau du territoire que l’on veut d’abord ; s’il le faut on leur fera peur dans le reste du pays mais alors les Polonais auront 10 millions d’ukrainiens à gérer. Pour notre image le Donbass d’abord, sans limite hormis les civils, hors du Donbass des cibles ; si ça tourne mal la menace nucléaire. Si ça tourne très mal on rase Kiev.
POUTINE :
Ok c’est une escalade personnellement je préfère cogner fort tout de suite puis laisser respirer pour voir puis recommencer je viens du KGB il ne faut pas l’oublier ; enfin on siffle la fin de la partie quand ils auront compris vraiment le problème, notre problème. Je les vois mal attaquer la Russie ; ils se défendront très bien ce sont des slaves comme nous, des guerriers comme nous mais qui pense pouvoir vaincre la Russie à part BIDEN ? Valeri ton avis sur nos limites à l’emploi de la force.
GUERASSIMOV :
On ne se donne aucune limite. Les civils soutiennent leur clown qui veut vendre l’Ukraine et nos frères du Donbass à l’Otan donc ils veulent le combat, ils le subiront inévitablement jusqu’où ? Aucune idée : nous ferons avec leurs forces militaires comme avec les mauvaises herbes on les arrachera au fur et à mesure après un premier nettoyage en grand. Et tant qu’il le faudra ; le risque est notre épuisement auquel cas on les informera qu’il ne nous reste plus que l’arme nucléaire. Notre épuisement en munitions n’est pas pour demain mais l’inconnue est l’aide militaire que l’Otan va leur apporter, ou des pays individuellement comme la Pologne.
POUTINE :
J’espère qu’on signera avant. Laissons-les communiquer tenons nous en à notre raisonnement ; et frappons fort. Est-ce que tout est clair avant qu’on déclenche l’opération ? Oui ? Ok. Vous les militaires vous faites ce qu’il faut pour atteindre les objectifs sans morts inutiles comme on l’a dit des deux côtés. Ne détruisez pas tout, je vous connais ! Vous nous rendrez compte comme d’habitude. Et on adaptera ensemble les plans.
Dernier point mes amis les seuls qui parlent aux médias sont Serguei et moi. La communication comme ils disent, on est foutus d’avance dans ce domaine c’est Hollywood contre Moscou pour résumer et un connard d’acteur pour faire son cinéma.
Merci à tous aurevoir.
ACTE II
SCENE 2 MACRON ET LE DRIAN BUREAU STYLE EMPIRE PAS DE CENDRIERS MAIS DES BOISSONS SUR UNE TABLE MACRON SE SERT ET INVITE LE DRIAN A FAIRE DE MEME
MACRON A SON TELEPHONE SUR LE BUREAU : « Plus d’interruption s’il vous plaît »
MACRON :
Tu crois qu’ils vont y aller les Russes ?
LE DRIAN :
Oui c’est sûr. Les Américains disent que c’est une question d’heures et non plus de jours, ils attendaient la fin des jeux olympiques de Pékin
MACRON :
Et nous on n’a rien vu venir ! Bon s’ils ne se sont pas trompé les Américains je vais virer Eric Vidaud, le patron des renseignements militaires, je n’aime pas passer pour un con.
A part ça ils vont faire quoi exactement ?
LE DRIAN :
Tu aimes bien virer les chefs militaires, fais attention, ils pourraient te le rendre un jour.
MACRON :
Stop ça veut dire quoi ça ?
LE DRIAN :
Ça veut dire que ce ne sont pas tes esclaves même s’ils sont muets ils n’en pensent pas moins et le jour venu ils pourraient faire semblant de ne pas t’entendre, c’est tout, mais je vais répondre à ta question sur la méthodologie Russe.
Toujours d’après les Américains, Ils préparent la méthode habituelle, les chars et en avant, et tout ce qui résiste, écrasement par leur artillerie, ils adorent canarder. Ils veulent le Donbass mais vont faire semblant de vouloir Kiev en canardant un peu partout ; il faut s’attendre à des millions de réfugiés vers la Pologne. Les Ukrainiens vont se battre comme des lions, ils sont assez bien équipés et bien entraînés. Dans un premier temps l’aspect politique va l’emporter, les sanctions et tout le bazar, mais à la fin ça va cogner militairement de plus en plus en plus fort. C’est le retour de la barbarie à 3 heures d’avion civil et, je précise, une minute de missile porteur d’ogive nucléaire, pour ta vue complète du problème militaire.
MACRON :
En clair ?
LE DRIAN :
Ça veut dire deux choses premièrement que l’on va se battre au corps à corps en Europe entre Européens, et que le grand risque est que les Russes perdant la guerre conventionnelle sautent le pas du nucléaire ou menacent d’y passer, je ne voudrais pas être à ta place.
MACRON :
Ok je vois le problème. Les sanctions on va mettre le paquet, et au niveau militaire aussi ils vont perdre des milliers de soldats. Une opération militaire et une contre-offensive mondiale tous azimuts !
Il avait besoin de ça pour finir sa carrière de tortionnaire du KGB ? Seul contre le reste du monde !
LE DRIAN :
Ne t’inquiète pas pour lui. Mais voilà le calendrier des horreurs : premier round condamnation morale unanime, deuxième round ballet des orfraies et union sacrée, troisième round fourniture d’armes de plus en plus puissantes aux Ukrainiens, quatrième round grosse guerre, cinquième round appel du Pape et de tous les braves gens à stopper l’engrenage sixième round commencement des menaces sérieuses : les missiles de plus en plus puissants et dispersé pour jouer la terreur puis dernier round je l’espère on s’assied entre le monde entier et les Russes pour discuter. Au milieu il faut prévoir que Zelensky ne va pas accepter de négocier il hait Poutine qui le méprise et le traite de clown ou de pantin des Américains. Les Russes veulent sa peau ils l’auront. J’ai certainement oublié un round, que doivent préparer les Russes
MACRON :
Ça promet, et en pleine campagne électorale ici, bonne excuse pour ne pas aller m’emmerder à expliquer mon programme.
LE DRIAN :
D’autant plus (et il se marre) que tu as deux programmes à chaque fois : tout et son contraire en même temps ! Deux discours dans un c’est crevant !
MACRON :
Attends tu te fous de ma gueule là ?
LE DRIAN :
Mais non je plaisante, plus l’Europe et les Américains !!, et l’Otan, et les Chinois qui comptent les points et Johnson qui veut renégocier le Brexit tu ne vas pas t’emmerder.
MACRON :
Merci beaucoup de tes conseils je vais préparer quelques bonnes phrases de fermeté et d’ouverture de dialogue en même temps (et il se marre) merde j’ai dit « en même temps » ! Bon tu veux rester dîner ?
LE DRIAN :
Non merci je rentre demain ma première réunion est à 6h30. Bonne soirée !
ACTE II
SCENE 3 BIDEN DANS LE BUREAU OVALE AVEC LES MEMES
BIDEN :
Salut les gars, je crois bien qu’on arrive au bout, il va y aller ce con malgré toutes nos mises en garde, il va y aller !!! Tout le monde est d’accord là-dessus ? Je croyais qu’on était tellement forts militairement que personne n’oserait nous faire la guerre, c’est faux il va la faire par pays interposé, l’Ukraine c’est nous.
TOUS : yes
BIDEN :
Donc que disent nos simulations, toutes nos simulations, militaires et économiques, Mark ?
MILLEY :
Pas d’effet de surprise militaire donc la surprise sera pour les troupes de POUTINE, ils vont en prendre plein la gueule en tout cas au début, après ils seront obligés de mettre le paquet sur le Donbass et nous les attendons déjà là, les Ukrainiens sont presque prêts, et on les armera jusqu’aux cheveux. Donc il va être obligé de cogner plus et c’est là que le volet économique intervient nous sanctionnerons de plus en plus je donne la parole à Janet.
BIDEN :
Janet, expose-nous les effets économiques de cette guerre, pour nous, pour les Européens et pour les Russes après les sanctions mais avant je rappelle le contexte actuel : L’image de la Russie est déjà mauvaise, l’Europe de la Défense est morte, Macron va être réélu, en plus il va gérer le conseil de l’UE et on commence à oublier notre départ d’Afghanistan
Janet ? L’impact des sanctions ?
YELLEN :
Ça va faire mal :
- Le dollar va monter d’environ 5% pour arriver presque à la parité avec l’Euro.
- Donc le prix de nos importations va relativement diminuer
- Donc on va importer encore plus de produits
- Les prix du pétrole et du gaz vont monter compter 120 dollars le baril , donc on va gagner beaucoup d’argent, et avec un dollar plus fort
- L’inflation va toucher les USA 6 à 8%, mais surtout l’Europe de 6%à 10% et je ne parle pas de la Turquie
- Les taux d’intérêts vont monter partout de 1,2,3, ou 4 points avec des spreads importants donc
- Les Russes risquent de jouer avec le blé ukrainien et d’affamer le tiers monde : il y a 20 millions de tonnes de blé bloquées à Odessa
- On va produire et vendre des armes à tour de bras
- On va couler financièrement les Russes
- On va les couper de Swift et surtout on va les couper de tous progrès technologiques
BIDEN :
C’est très bien tout ça, on va les mettre à genoux, Reagan l’a fait grâce à la course aux armements nous grâce à leur seule connerie. Cette guerre sera une bénédiction pour l’Amérique ; après nous nous occuperons des Chinois eux aussi il faut les casser avant qu’ils nous ruinent par leurs exportations et leur putain de route de la soie. Le risque que je vois c’est que ces cons d’Européens se divisent : entre les Hongrois et l’UE ce n’est déjà pas la lune de miel et le second point d’interrogation c’est Erdogan, qu’est-ce qu’il va faire comme chantage celui- là ? Bon on verra, merci Messieurs, merci Janet et vous tous, à demain.
LA RUSSIE FAIT ENTRER SON ARMEE EN UKRAINE
ACTE III
SCENE 1 DANS LE BUREAU DE ZELENSKY IDEM PREMIER ACTE NIVEAU DECORUM ILS SONT PLUS EXCITES ET UN PEU PLUS DEBRAILLES, LEURS CALOTS DE MILITAIRES TRAINENT PARTOUT. ZELENSKY ET 5 MEMBRES DE SON STAFF
ZELENSKY HABILLE EN MILITAIRE COMME LES AUTRES :
Bon les mecs nous y sommes ils sont rentrés, ils ne changeront jamais ces Russes. Il n’y a pas plus prévisible que Poutine. On tient le coup on va les embourber mais ils ont des réserves et si les occidentaux ne nous aident pas on est morts donc il faut demander des armes lourdes et se battre. On est les bons ils sont les méchants comme dans les westerns. J’ai eu Macron au téléphone, il nous plaint beaucoup et nous encourage, il va nous soutenir au niveau français et Européen mais il est en pleine campagne présidentielle. Le mot d’ordre c’est : on résiste on est des héros, je suis Churchill vous êtes la RAF ! Pas de quartier, tuez en un maximum, surtout des hauts gradés grâce aux renseignements reçus des Américains. Il faut que les babouchkas elles voient revenir leur fiston adoré dans des caisses s’ils n’ont pas cramé dans leur char. Allez au boulot, chacun de vous sait ce qu’il a à faire.
LES CAMERAMEN ENTRENT
ZELENSKY : dépêchez-vous les mecs on est en guerre vous êtes au courant ? Donc séquence une comme prévu ; je ne suis pas rasé, j’ai la gueule de bois, je vais annoncer au monde entier que l’Ukraine va se battre jusqu’au dernier homme, que les Russes ont violé notre territoire, notre souveraineté et que leur opération spéciale n’est qu’une guerre pour bouffer une partie de notre pays
ILS FILMENT ZELENSKY ET SES GENERAUX ET MINISTRES QUELQUES SECONDES ET APRES UN PETIT DISCOURS DE ZELENSKY
« Comme vous le voyez, on est là , on est tous là , toute l’Ukraine est là, on va se battre, on demande simplement l’aide du monde entier pour anéantir ces envahisseurs qui veulent nous empêcher d’exercer notre liberté c’est-à-dire nos choix de société. Le communisme c’est fini, l’empire soviétique c’est fini, nos frères Russes c’est fini. Nous voulons la démocratie, la paix , le rétablissement de nos frontières et rejoindre l’Union européenne et l’Otan; aidez-nous c’est votre intérêt car ce qui se passe ici c’est votre histoire aussi c’est l’histoire de la civilisation contre la barbarie, de la démocratie contre le despotisme, de la loi contre la force brute, de la liberté contre une barbarie primaire inacceptable.
LES CAMERAS REPARTENT
ACTE III
SCENE 2
CONF CALL LES EUROPEENS SE PARLENT ET SONT DANS L'HYSTERIE TOTALE ET LA SURENCHERE
MACRON :
Je propose qu’on fasse un rapide tour de table et que chacun dise ce qu’il pense de la situation après on ouvrira la discussion.
SCHOLZ :
On en a déjà discuté avec les Américains ils sont d’accord avec nous, il faut punir Poutine au maximum.
SANCHEZ :
Poutine est un fou dangereux nous devons débarrasser la terre des despotes comme lui.
DRAGHI :
Poutine nous conduit à un risque de guerre mondiale et atomique, nous devons faire très attention.
ERDOGAN :
Vous faites ce que vous voulez mais moi je pense qu’il faut continuer à discuter tout en aidant les Ukrainiens, mais continuons à parler à Poutine ; il paraît même que ses généraux parlent aux généraux américains.
MARIN :
Nous on veut une solution négociée mais ok pour aider les Ukrainiens ; la Finlande n’est pas dans l’Otan mais dans l’Europe de l’Ouest ; c’est incroyable j’emploie des concepts Est /Ouest que je croyais dépassés !
MACRON :
On est tous d’accord, donc des représailles phénoménales contre les Russes, les Américains ont prévu un premier package et il y en aura d’autres ; le but est d’asphyxier la Russie financièrement d’abord, l’aspect militaire viendra après.
FIALA :
L’Ukraine doit obtenir tout ce qui est nécessaire pour remporter la victoire.
Préparons aussi notre défense contre toutes les mesures que les Russes vont prendre, nous les connaissons nous Tchèques et vous garantissons qu’il a préparé cette invasion et ses conséquences depuis longtemps. Nous ne sommes pas au bout.
Le peuple tchèque sait très bien ce qui se passe quand on fait des compromis avec des tyrans. La reconstruction sera ma priorité en tant que futur président du Conseil de l’UE, mais d’abord, il faut conduire les Russes à la table des négociations pour obtenir le calme et la paix. Nous pourrons alors gérer les réfugiés, retrouver la sécurité énergétique et construire une nouvelle Europe débarrassée des tyrans.
Magdalena ANDERSSON :
D’accord mais comment on fait pour les emmener à la table des négociations ? Il faudrait que l’on parle un peu des solutions militaires et de l’effet des sanctions, on en est au sixième paquet qu’est-ce qu’on peut encore faire en dehors de fournir des armes ?
ERDOGAN :
Plus on les sanctionne plus nos Etats souffrent de l’inflation et des pénuries ; vous n’êtes pas habitués à l’inflation, vous allez voir. Je propose puisque nous sommes d’accord sur les buts qu’on aborde une autre fois les moyens ; et sans les Américains c’est illusoire. Donc invitez les Américains, les maîtres du monde.
ACTE III
SCENE 3
LA CHINE AU PLUS HAUT NIVEAU ILS SONT QUATRE TRES CALMES POSES TRANQUILLES
BEAUCOUP DE COULEUR ROUGE ILS BOIVENT LE THE CERTAINS FUMENT
XI JINPING :
Bonjour, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a déjà des conséquences qu’il nous faut examiner avec attention. Mais d’abord est-ce qu’il faut évoluer au niveau diplomatique ? Yi ?
WANG Yi :
Je pense qu’on ne bouge pas : on ne condamne pas, on n’approuve pas, on ne participe pas aux sanctions, on n’aide pas non plus à détourner les sanctions, on reste focalisé sur nos affaires intérieures c’est-à-dire le COVID, l’Inflation et TAIWAN.
XI JINPING :
Parfait, j’aime beaucoup « tes affaires intérieures avec Taiwan dedans ! ». Je la retiens cette formule. Keqiang peux-tu nous communiquer ton évaluation des conséquences pour la Russie et pour nous des sanctions qu’ils vont appliquer, les Oligarques et les diplomates on s’en moque. On t’écoute ?
LI KEQIANG : en dehors des conséquences économiques les liens vont se resserrer entre les européens ; peut-être même que des pays neutres comme la Finlande vont vouloir adhérer à l’Otan. Au niveau économique : inflation en hausse partout, dollar en hausse, matières premières en hausse, déficits en hausse, industries d’armement boostées. Les Russes vont souffrir des embargos sur les composants électroniques les européens vont souffrir du fait de l’inflation minimale +7% et les Américains comme d’habitude vont tirer les marrons du feu : vente de matériels, dollar en hausse, pétrole en hausse. Ils vont de nouveau faire la loi en Europe.
XI JINPING :
Ok on en a vu d’autres, regardons leurs erreurs, surtout regardons les conséquences des sanctions ça pourra nous servir un jour (Rires)
Toi, Fenghe, tu en tires toutes les conséquences militaires tu sais que tu as un chèque en blanc pour les investissements ; peux-tu nous donner quelques informations sur le rattrapage de notre position militaire ?
WEI Fenghe :
Merci, naturellement. Vous le savez tous la puissance militaire des Etas Unis est écrasante, ils ont le système d’observation le plus puissant du monde et peuvent entendre une mouche voler dans cette pièce ; militairement ils peuvent nous assommer de missiles en tous genres ; nous sommes toujours en retard sur le plan offensif et surtout défensif. Ce qui comptera absolument sera la détermination politique et l’impact économique. Toute guerre aura les deux aspects. Aujourd’hui paradoxalement le point faible de l’Amérique est l’économie ; on peut la faire s’écrouler sans leur faire la guerre militaire. Et si leur économie s’écroule ils n’ont plus de quoi payer les salaires et tout leur système tombe un Américain ne travaille pas pour rien ni pour la patrie ; Ils voudraient bien un conflit maintenant, car ils sont au maximum de leur puissance mais c’est trop tôt pour nous : tuons d’abord leur économie à petit feu avec de l’inflation ou des pénuries. Ils devront sacrifier leur défense.
Pour ce qui est de nos armements, ils sont très bons mais l’objectif reste de gagner la guerre sans combat. On ne veut pas vivre sur cent millions de morts et dans un nuage radioactif. Donc, on menace, on les ruine, mais on ne bouge pas.
XI JINPING :
Merci Fenghe, on est tous d’accord sur la stratégie : coulons leur économie comme prévu en se coordonnant avec les Russes si on peut, sinon tout seuls. Epuisons les dans les affaires du monde entier. Faisons-nous payer en tout sauf en dollar chaque fois que possible. Ne leur prêtons plus. Ils finiront par retomber dans les errements d’une guerre civile, sd’après nos prévisions, souhaitons-le.
ACTE III
SCENE 4
L’INFORMATION
PRESSE LUS PAR DEUX OU TROIS PRESENTATEURS DE TELEVISION OCCIDENTALES ET UN RUSSE QUI SE SUCCEDENT LES PRESENTATRICES SONT TRES SEXY
DAVOS COMMENTATEUR BELGE
ZELENSKY, véritable vedette du Forum mondial de Davos.
Au niveau symbolique, Il a fait rebaptiser une maison de la rue principale de Davos, « Maison des crimes de guerre de la Russie ». Elle contient une exposition de photos sur les nombreux crimes de guerre perpétrés par les troupes Russes en Ukraine.
Concernant les entreprises occidentales nombreuses à être présentes en Russie, il a demandé aux PDG de se retirer de Russie, s’ils ne voulaient pas que leurs marques soient associées aux crimes de guerre.
Il a ensuite promis aux entreprises européennes l’accès à 40 millions de consommateurs ukrainiens.
Concernant la Russie, Il a demandé un embargo total sur le gaz et le pétrole russes Il a appelé à des « sanctions maximum ».
Concernant la reconstruction de son pays dont il se préoccupe déjà avant d’avoir repoussé les Russes, Il a chiffré les dégâts à réparer à 400 milliards de dollars et dit que selon son idée chacun des partenaires de l’Ukraine pourra s'occuper d'une ville, d'une région ou d'un secteur particulier. Par exemple le Royaume-Uni devrait travailler dans la région de Kiev, le Danemark à Mykolaïv et les Italiens à la reconstruction du théâtre de Marioupol et la Grèce sur une maternité à Marioupol.
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, soutient ce processus. Des collectivités françaises envisagent aussi des projets dans ces régions a dit Oleksiy Chernysov, le ministre ukrainien du développement régional.
Au niveau armement, Il a déclaré que l'Ukraine a besoin de toutes les armes les plus modernes.
Le chef du Pentagone, Lloyd Austin a annoncé que vingt pays s’étaient engagés à fournir des armes supplémentaires à l'Ukraine, et que le Danemark fournirait des missiles Harpoon pour contrer le blocus de la marine russe au port d'Odessa, ce port étant vital pour les exportations de blé de l'Ukraine.
Enfin, il a été ovationné par le public debout
COMMENTATEUR FRANÇAIS
NOUS ESSAYONS DE FAIRE UN POINT SUR LES MORTS, LES BLESSES, LES SOUFFRANCES HUMAINES
Cinq millions de personnes ont été déplacées pour la plupart vers la Pologne. Il y a les morts de tous les jours que le président Zelensky chiffre côté Ukrainien entre 50 et 100 soldats par jour dans le Donbass mais aussi les pertes ponctuelles plus importantes, Le président Zelensky a indiqué par exemple que 87 personnes avaient péri dans une frappe russe le 17 mai contre une base militaire dans le Nord. Ce nouveau bilan en fait l'un des bombardements russes les plus meurtriers depuis le début de la guerre.
Il a dit : « Depuis le 24 février, l'armée russe a effectué 1.474 frappes de missiles en Ukraine avec 2.275 missiles différents, en grande majorité contre des infrastructures civiles.
Côté Russe naturellement les seuls chiffres proviennent de l’Ouest : « La Russie a probablement subi des pertes dévastatrices parmi ses officiers », selon le ministère de la défense britannique
Au 95e jour de l’invasion russe en Ukraine, toujours selon des informations des services de renseignement britanniques l’armée russe rencontre de nombreuses difficultés sur le terrain, pouvant provoquer « une baisse de moral des troupes situation contraignant « les officiers supérieurs, à monter en première ligne, au péril de leur vie ».
Les pertes restent difficiles à évaluer tant du côté ukrainien que du côté russe. Près de 20.000 soldats tués de chaque côté, mais combien de civils tués et blessés ?
Le ministère de la Défense ukrainien estime de son côté que près de 30.000 soldats russes auraient perdu la vie depuis le début de conflit.
Le 16 mai, l'Américain Michael Kofman, directeur des études sur la Russie du Center for Naval Analyses, évoquait lui une fourchette allant de 7000 à 15.000 militaires russes tués, avec une moyenne plausible de "10.000 à 12.000 morts".
Rappelons les mots du ministre des Affaires étrangères russe Sergueï LAVROV : « Certes, des gens meurent. Mais si l’opération prend autant de temps, c’est d’abord parce que l’armée russe a reçu l’ordre d’éviter à tout prix toute attaque, toute frappe contre des infrastructures civiles. Seules les infrastructures, les équipements et les effectifs militaires doivent être ciblés.
Nous agissons de manière complétement différente par rapport à l’armée ukrainienne et au bataillon néo-nazi ukrainien qui utilisent simplement les civils comme boucliers humains. Si vous avez été sur place, vous avez probablement vu ou entendu comment ces bataillons ukrainiens placent des armes lourdes dans les zones résidentielles, près des écoles, des hôpitaux et près des jardins d’enfants. Vous savez aussi probablement comment ils bombardent régulièrement Donetsk, les zones résidentielles de cette grande ville, comment les civils en souffrent »
Sans commentaire
COMMENTATEUR CANADIEN TV
On peut dire que Volodymyr Zelensky est devenu le symbole héroïque de la résistance non seulement de tout un peuple, mais encore comme symbole du combat à mener pour défendre l’Europe, les valeurs de liberté et de démocratie de l’Occident. Certainement en référence à Churchill, les parlementaires britanniques ont accueilli par un tonnerre d’applaudissements le président ukrainien en tee-shirt kaki.
COMMENTATEUR FRANCAIS STYLE TF1
Concernant l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, ce processus prendra 15 ou 20 ans a estimé dimanche le ministre délégué français aux Affaires européennes.
De son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui était en voyage au Japon pour s’assurer de la position Japonaise dans ce conflit a fustigé le «pacte » (pacte ça vous rappelle rien ?!!) avec la Chine» qu'aurait conclu la Russie. Les Européens se déclarent inquiets face à l'émergence de cet axe sino-russe (« Axe ça ne vous rappelle rien, ! ».
"La France est à leurs côtés", a poursuivi Catherine Colonna nouvelle ministre des Affaires étrangères au cours de sa première visite en Ukraine, "avec ses amis et ses alliés, et va faire tout son possible".
TELEVISION RUSSE
PRESENTATRICE SEXY ET UN COMMENTATEUR ILS SE PARTAGENT LE DOSSIER
Au cours d’un grand entretien avec la chaîne française TF1, le ministre Sergueï Lavrov a de nouveau précisé le contexte historique de l’intervention Russe qui avait été largement présenté par le Président Poutine lors de son intervention télévisée :
« Nous faisons ce que nous sommes contraints de faire : nous protégeons les populations et nous protégeons la langue russe qui a été directement discriminée et agressée par les régimes successifs en Ukraine, tant sous Porochenko que sous Zelensky. Nous protégeons l’Ukraine de la nazification, qui s’y poursuit depuis de nombreuses années avec la connivence directe de l’Occident. … Pendant des années, nous avons frappé à différentes portes en Europe et aux États-Unis. L’Occident y est resté complétement sourd.
Il a rajouté :
Notre opération militaire était inévitable.
Pendant des années, nous avons essayé de persuader l’Occident que l’Ukraine ne devait pas être entrainée dans l’Otan. Or l’Otan s’était déjà rapprochée à cinq reprises de la frontière russe, contrairement à toutes les promesses faites lorsque l’Union soviétique a disparu…. la Yougoslavie en 1999, l’Irak en 2003 et la Libye, en 2011, toutes ces aventures militaires ont été lancées par les États-Unis sous prétexte que ces foyers de tension représentaient une menace pour eux. Et cette menace était à plus de 10.000 km des côtes américaines. Pourtant, tout le monde a suivi Washington, pour détruire d’abord la Yougoslavie, puis l’Irak, puis la Libye. Plus d’un million de civils sont morts dans ces conflits et personne n’a rien dit. Tout le monde a trouvé ça normal. Parce que le souverain du monde, les États-Unis, commandent à tous les autres pays occidentaux.
En Europe – à l’exception de la guerre en Irak où la France et l’Allemagne se sont opposées aux actions injustifiées et totalement inacceptables de Washington – dans tous les autres cas, tous les pays européens ont rapidement convenu que les États-Unis avaient le droit de déclarer une menace pour leur sécurité, n’importe où dans le monde, et de faire ce qu’ils voulaient. La Russie n’a pas déclaré une menace pour sa sécurité du jour au lendemain. Elle a, pendant de nombreuses années, exhorté l’Occident à ne pas faire de l’Ukraine un pays antirusse. En d’autres termes, la menace qui pèse directement sur nos frontières – et contre laquelle nous mettons en garde depuis de nombreuses années – a été complètement ignorée. C’est pourquoi notre opération militaire était inévitable.
Il a donc rappelé les objectifs de cette opération : ... c’est bien sûr de repousser l’armée ukrainienne et les bataillons ukrainiens en dehors des régions de Donetsk et de Lougansk. Pour le reste des territoires en Ukraine, où il y a des gens qui ne veulent pas rompre les liens avec la Russie, ce sera aux populations de ces régions de décider. Je ne pense pas que ces habitants seront heureux de revenir sous le pouvoir d’un régime néo-nazi qui est complétement russophobe. C’est au peuple lui-même de décider. Nos objectifs sont de protéger les civils du Donbass et de démilitariser l’Ukraine. C’est-à-dire qu’il ne doit plus y avoir d’armes sur son territoire qui représentent une menace pour la Fédération de Russie. Nous voulons aussi rétablir les droits de la langue russe, conforment à la Constitution de l’Ukraine, que le régime de Kiev a violé en adoptant des lois antirusses. Mais il faut aussi dénazifier l’Ukraine, parce que les idées et les actes néo-nazis font maintenant partie de la vie en Ukraine.
Notre priorité absolue, c’est la libération des régions de Donetsk et de Lougansk qui sont désormais reconnues par la Fédération de Russie comme des États indépendants.
Il ne s’agit pas d’annexion. Il s’agit d’une opération militaire demandée par les États souverains que sont les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, en vertu de la Charte des Nations Unies, dont l’article 51 prévoit le droit de légitime défense individuelle et collective. Nous défendons les populations et nous les aidons à rétablir leur intégrité territoriale.
Le ministre a par ailleurs parlé des sanctions contre notre pays :
Ces sanctions sont hystériques. La rapidité avec laquelle elles ont été imposées et leur ampleur montre certainement qu’elles n’ont pas été rédigées du jour au lendemain. Elles ont été préparées il y a longtemps, et il est peu probable qu’elles soient levées à l’avenir. Les États-Unis ne le disent pas publiquement, mais dans leurs contacts avec leurs alliés, ils disent que lorsque tout cela sera terminé, les sanctions resteront en vigueur. Donc en fait, l’Ukraine n’est qu’un outil, une pièce de rechange. Il s’agit d’étouffer le développement de la Russie. Car la Russie empêche le développement d’un monde unipolaire que Washington a proclamé, avec l’assentiment de l’Europe. Je ne sais pas ce que l’Europe a à y gagner dans cette situation sur le plan géopolitique. Tous les experts politiques le disent : le principal perdant de cette histoire, c’est l’Europe.
Concernant la position européenne et la France, il a déclaré : Nous entendons la Russie être accusée publiquement d’agressions par tous les dirigeants de l’Union européenne, sans exception, dans un langage assez belliqueux. Nous l’entendons. Donc, si derrière ce langage, il y a une volonté d’agir sur les problèmes et sur les causes de la crise actuelle de la sécurité européenne, alors nous serons toujours prêts à discuter. Si le président Macron, qui a une relation de confiance très ancienne avec le président Poutine, propose une discussion, je le réitère, elle sera acceptée.
Mais je dois dire, à mon immense regret, que malgré la visite du président Macron et les bonnes relations de confiance qui existent entre lui et le président Poutine, la France joue un rôle actif en Ukraine. Et alimente le nationalisme ukrainien et le néo-nazisme. Nous sommes tristes de le constater. La France arme activement l’Ukraine, y compris avec des armes offensives, et elle réclame une guerre jusqu’au bout pour vaincre la Russie.
Il a clairement dénoncé les interventions tout en appelant au dialogue.
TELEVISION AMERICAINE
Le chef adjoint de l'Otan, Mircea Geoana, a estimé ce dimanche que dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine, l'Alliance atlantique n'était plus tenue par ses anciens engagements envers Moscou de ne pas déployer ses forces en Europe orientale , car en attaquant l'Ukraine et rompant tout dialogue avec l'Alliance, la Russie a elle-même "invalidé le contenu de cet Acte fondateur", a souligné Mircea Geoana dans une interview à l'AFP à Vilnius.
Les Russes "s' étaient engagés à ne pas agresser les voisins, c'est ce qu'ils sont en train de faire, et à tenir des consultations régulières avec l'Otan, ce qu'ils ne font pas", a précisé Mircea Geoana. L'Acte fondateur "ne fonctionne simplement pas, à cause de la Russie", a-t-il estimé.
Selon le chef adjoint de l'Otan, l'Alliance n'a désormais plus "aucune restriction" pour se doter d'une "posture robuste sur le flanc est". En 2017, l'Otan a déjà déployé des groupements tactiques multinationaux dans les États baltes et en Pologne pour dissuader la Russie, puis envoyé des renforts après l'invasion russe de l'Ukraine fin février.
Les États baltes souhaitent actuellement une présence de l'Otan encore plus importante et lui demandent notamment de développer des brigades, à la place de groupements tactiques moins importants.
Les ministres de la Défense de l'Otan se réuniront à la mi-juin pour discuter cette question, et les dirigeants de l'Alliance devraient approuver les décisions lors du sommet qui se tiendra à Madrid à la fin du même mois.
RADIO ISRAELIENNE
MAREK HALTER A ECRIT A POUTINE
Nous lisons quelques extraits de cette lettre de notre compatriote
« Votre guerre serait en réalité une guerre préventive. Pourquoi ne pas le dire ?
Vous vous souvenez, Monsieur le président, de ces fameuses rampes de lancement nucléaires soviétiques pointées sur la Floride, installées en octobre 1962 à Cuba par le président de l'URSS, Nikita Khrouchtchev ? Aussitôt informé, le président des Etats-Unis d'alors, John Kennedy, a menacé la Russie d'une troisième guerre mondiale et mis toutes ses forces en alerte, ne laissant d'autre choix à Khrouchtchev que de céder. Pourquoi ne pas avoir suivi cet exemple ?
Oui, ce sera à vous, comme au président Zelensky, de fournir un jour aux historiens, hors propagande, les documents et les informations nécessaires à la compréhension et à l'écriture de cette part de notre histoire.
Pour échapper à ce nouveau redécoupage du monde, qui relègue la Russie à l'Orient et l'éloignera de ses sources historiques et culturelles, il ne s'agit pas de gagner cette guerre, mais de l'arrêter.
Ne tombez pas dans le piège tendu par les Américains
Monsieur le Président, ne tombez pas dans le piège dans lequel les Américains tentent de vous enfermer. Car aujourd'hui ce sont eux qui contrôlent la marche des événements et empêchent le président Zelensky d'envisager, comme il était prêt à le faire auparavant, une autre solution à ce conflit que la poursuite de cette guerre qui ne profite à présent qu'aux Etats-Unis, à leur économie en détruisant celle de l'Europe, en l'éliminant, tout simplement, comme force politico-économique indépendante ».
Il est clair que Marek Halter souhaite une voie négociée d’urgence mais sa proposition risque bien de n’être qu’une voix de plus ignorée de tous les acteurs internationaux de cette crise insupportable en Europe donnant lieu par nation interposée à des affrontements entre la Russie et l’Occident pro Ukrainien.
TELEVISION ALLEMANDE
LES EUROPEENS ET ORBAN L’ALLEMAGNE
HONGRIE
Orban, l'homme qui défie l'unité des Vingt-sept face à Poutine : Viktor Orbán s'est encore disqualifié en s’opposant jusqu'au dernier moment à l'embargo sur le pétrole russe, au risque d'affaiblir l'Europe., et de provoquer sa division. Les partenaires ont accepté que la Hongrie continue au moins provisoirement à s'approvisionner en pétrole russe. Orban a négocié la fermeture des oléoducs en provenance de Russie contre 800 millions d'euros d'investissements et quatre années de transition. Le ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck s’est déclaré choqué.
ALLEMAGNE
Berlin a promis la livraison d'armes modernes à Kiev ; Olaf Scholz a annoncé la livraison à l'Ukraine du système de défense antiaérienne IRIS-T fabriqué par le fabricant allemand Diehl.
« Nous donnons ainsi à l'Ukraine la possibilité de protéger toute une grande ville contre les attaques aériennes russes », et il a promis en outre la livraison de « douze obusiers blindés parmi les plus modernes du monde ». Cela s’ajoutera au radar de localisation qui permettra de détecter les obusiers, les mortiers et l'artillerie ennemis, et la livraison peut-être de lance-roquettes, d’une portée qui ne permettra pas toutefois d’atteindre la Russie.
Olaf Scholz poursuit : « Poutine ne doit pas gagner cette guerre, l'Allemagne soutiendra l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra ».
Il fera voter un budget de modernisation de l'armée de 100 milliards d'euros.
L'Ukraine a remercié chaleureusement l'Allemagne pour une livraison d'arme en ces termes :
« Enfin nous pouvons dire merci au chancelier Scholz »
Merkel pour la première fois depuis qu'elle a quitté le pouvoir, a évoqué dans un discours le conflit en ces termes « Je ne peux pas tenir ce discours sans évoquer la violation flagrante du droit international dont la Russie s'est rendue coupable », il s’agit selon elle d’une guerre d'agression barbare ».
TELEVISION BRITANNIQUE
LE POINT SUR LES COMBATS
20 % du pays sous contrôle russe, selon Zelensky.
Volodymyr Zelensky, a estimé que la Russie contrôlait 125.000 km2 du territoire ukrainien. Cette surface comprend une partie du sud et de l'est du pays, les combats se poursuivant dans le Donbass.
La ville de Severodonetsk est presque entièrement entre les mains des soldats russes, confirme le ministère britannique de la Défense dans son dernier rapport journalier. « La route principale menant à la poche de Severodonetsk reste probablement sous le contrôle des Ukrainiens, mais la Russie continue de réaliser des gains locaux réguliers, grâce à une forte concentration d'artillerie » ...
TELEVISION SENEGALAISE
L’AFRIQUE ET LA FAIM
Notre président Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, se rend ce jeudi en Russie pour s'entretenir vendredi avec Vladimir Poutine. Cette visite « s'inscrit dans le cadre des efforts que mène la présidence en exercice de l'Union pour contribuer à l'accalmie dans la guerre en Ukraine, et à la libération des stocks de céréales et de fertilisants dont le blocage affecte particulièrement les pays africains », précise le communiqué de presse.
Hier, le président sénégalais a demandé aux européens de tout faire « pour libérer les stocks disponibles » et éviter l’ouragan de famines qui menace les pays africains.
La fermeture du port d'Odessa bloqué par des mines empêche en effet toute livraison de blé à de nombreux pays d'Afrique et d'Asie alors que la situation alimentaire mondiale est déjà très préoccupante du fait de la météo et de la pandémie.
Les Russes jouent-ils vraiment un jeu franc quand ils disent ne pas vouloir créer un blocus ? Nous le saurons prochainement
TELEVISION EMIRATI COMMENTATRICE VOILEE
OPEP
Nouvelle réunion de l’OPEP + ce jeudi. Le royaume saoudien pourrait annoncer une accélération ses propres pompages pour compenser une baisse de l'offre russe liée aux sanctions occidentales . Le président américain en effet va venir demander une augmentation de la production de pétrole saoudienne pour tenter de freiner la hausse des prix du brut., qui se répercute à la pompe aux USA, aggravant les problèmes d’inflation.
Joe Biden devrait discuter des prix du pétrole avec Mohammed ben Salmane alors qu’il avait décidé de le traiter en paria en raison de l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
Naturellement le président devrait en profiter pour parler des droits humains et de la guerre au Yémen, où Ryad soutient militairement le gouvernement face aux rebelles Houthis.
ATTACHE DE PRESSE PENTAGONE EN UNIFORME DE MILITAIRE
Messieurs nous allons faire un point très rapide sur les livraisons d’armes à l’Ukraine :
En sus des centaines de milliers d’armement individuels que nous leur avons déjà fournis, nous allons leur envoyer quatre systèmes de missiles HIMARS. Lla France a livré 12 canons Caesar.
Ces armements sont en sus donc des armes déjà fournies à l'Ukraine, dont les Javelin et des Stinger, des blindés légers, des drones suicides Switchblade ainsi que des radars anti-artillerie
Les Etats-Unis ont donc expédié 4,2 milliards d'euros d'armement à Kiev, et ils ont dégagé un budget d’aide militaire de 40 milliards de dollars. Ils auront aussi de l'artillerie, des véhicules blindés, des hélicoptères et des obusiers.
TV ALLEMAGNE
POINT SUR LES LIVRAISONS D’ARMES
Londres a débloqué 530 millions d'euros d'aide militaire à Kiev et Boris Johnson a promis des radars et des drones.
La France, elle, a livré officiellement pour 100 millions d'euros d'armes. : des missiles antichars Milan, des missiles antiaériens Mistral et six canons Caesar. Emmanuel Macron a annoncé que la France allait « renforcer » l'envoi de matériel militaire à Kiev. Eric Béranger, PDG de MBDA, société principale de fabrication française de missiles en tous genres (Sol/air, Sol/sol, ) et de toutes portées indique réfléchir d’urgence à une augmentation de sa production. On rappelle que les lanceurs d’obus Caesar sont déjà livrés et opérationnels.
La Pologne, a fourni pour 1,5 milliard d'euros d'armes, selon le Premier ministre Mateusz Marawiecki. Elle réceptionne les envois d'armes et les fait transiter vers l'Ukraine
Les pays baltes : l'Estonie a apporté une aide de 227,5 millions d'euros, avec des lance-missiles antichars Javelin, des obusiers, des mines antichars, des canons antichars et des munitions. La Lettonie a envoyé plus de 200 millions d'euros de matériel (munitions, missiles antiaériens Stinger et leurs rampes de lancement ainsi que des drones). La Lituanie a fourni de l'aide militaire pour des « dizaines de millions d'euros », incluant des missiles antiaériens Stinger, des mortiers, des fusils et des munitions. Les Lituaniens ont par ailleurs collecté plus de 5 millions pour acheter un drone militaire turc destiné à l'Ukraine.
La Slovaquie, elle, a contribué avec du matériel militaire d'une valeur de 153 millions d'euros (carburant, munitions, missiles sol-air, missiles anti-char) et a fourni un système de défense aérienne S-300. Le pays, va aussi vendre à l'Ukraine au moins huit obusiers automoteurs Zuzana.
Il faut signaler que Moscou a prévenu que la livraison d'avions ou d’hélicoptères constituait une ligne rouge à ne pas franchir.
ACTE III
SCENE 5 POUTINE SES CHEFS DE GUERRE ET LE MINISTRE DE L’ECONOMIE
POUTINE :
Bonjour, vous allez bien ? Ce n’est pas le moment de vous enrhumer et il rit.
Nous allons faire un point économique et un point militaire car comme disent les Français l’argent est le nerf de la guerre !
Maxim où en est-on des conséquences des sanctions à part sur ton compte en banque (ils rient tous !)
RESHETNIKOV (Economie) :
C’est un peu la merde pour eux et pour nous.
Je réponds à ta question, d’abord pour nous on peut tenir un an, après trop de produits vont nous manquer, pas alimentaires bien sûr, mais techniques, et naturellement l’argent mais ce n’est pas le problème l’argent, je ne vois pas à qui on pourrait acheter des armes ! (Ils rient), non le problème c’est la technologie, les composants, les pièces de rechange partent vite, trop vite ; il faudrait dire aux généraux qu’ils se calment et qu’ils arrosent un peu moins ou on arrivera au bout avant un an ce qui serait grave. Je te réponds par anticipation aussi, ne compte pas sur les Chinois ils disent que du fait du Covid ils ne peuvent plus produire assez, que les occidentaux leur ont fermé l’accès à certaines productions stratégiques en anticipant qu’ils pourraient nous fournir donc ils en n’ont plus suffisamment pour eux. Ces putes d’américains ils tiennent les verrous technologiques, et savent au gramme près ce qui est exporté. Donc on a l’argent pour faire tourner la machine économique normale Russe mais sans pouvoir rembourser certains prêts en dollar puisqu’on a de moins en moins de dollars, et qu’ils ne veulent pas de nos roubles. Il faudra accepter des paiements en dollar si on veut pouvoir les rembourser, mais des paiements de quoi ? Vu qu’ils ne veulent plus rien nous acheter.
Pour eux maintenant : l’inflation ils s’en foutent ils font marcher la planche à billets partout c’est l’argent hélicoptère comme ils disent ; les taux remontent, les banques en profitent, et prêtent aux Etats ils sont dans un cercle vertueux sauf pour leurs citoyens qui eux vont commencer à en chier mais le quasi plein emploi des entreprises va faire augmenter les salaires donc pour résumer question argent ils sont assez blindés et protégés, et nous on a un an devant nous maximum.
Dernier point les taux d’intérêts vont augmenter partout ce qui va freiner nombre d’investissements dont la construction neuve et la rénovation en Europe. Tant mieux ils vont se geler et acheter du gaz au prix fort. Les réfugiés vont commencer à poser un problème à la Pologne même s’ils ne le disent pas encore ; si tu peux en rajouter trois ou quatre millions ça serait pas mal.
Enfin, c’est de la politique internationale pure et ce n’est pas mon rayon mais celui de Serguei, vous savez que le blé va manquer dans pas mal de pays du monde mais pas chez nous. Blé plus pétrole qui augmentent c’est un mélange difficile à gérer dans les pays pauvres, naturellement pas chez les Américains. A vous de décider.
POUTINE :
Merci Maxim c’est clair. On en déduit tous que nous avons quatre cinq mois pour finir le travail ; merci. Continue à organiser la priorité pour les armes à veiller à l’approvisionnement alimentaire comme si rien ne se passait, pas d’inflation chez nous ; il faut en finir avant fin octobre mais pas trop avant : pas avant qu’il ne soit trop tard pour semer le blé en Ukraine. Puisque ces cons voient déjà une guerre longue, on va la leur donner.
Au niveau militaire, Valeri ?
GUERASSIMOV :
Maxim, ne crois pas qu’on arrose comme tu dis car on fait attention on essaye de tuer le moins de civils, mais l’objectif de cette opération spéciale je le rappelle est très simple c’est de les faire partir du Donbass, rien d’autre, avec le moins de morts possible chez nous. Donc nous on fait une guerre à distance et il faut de l’artillerie pour ça beaucoup d’artillerie, pour écraser leurs systèmes d’armes avant qu’ils puissent s’en servir ; leurs systèmes sont beaucoup plus précis que les nôtres car guidés par satellite en permanence. Donc on arrose un peu sinon on est morts. Les putains de canons des Français qui tirent à 60km sont très efficaces. Cela complique énormément notre tâche car ils nous canardent presque chaque fois à coup sûr, donc il faut sacrifier une batterie à chaque frappe presque. Si je peux me payer des Français en Ukraine je ne vais pas les rater.
La difficulté provient aussi du fait qu’ils sont très motivés, très mobiles et jamais concentrés, ce n’est pas une bataille de tranchées c’est une bataille de mouvement et nous sommes lourds, trop lourds donc on bouge un peu et on arrose ; ça paye à la fin car on ne va pas au contact on a moins de morts qu’eux mais ils sont toujours là à nous attendre ; on ne les prendra pas comme ça, il faut trouver une autre solution que naturellement j’ai fait étudier et préparer si vous êtes d’accord.
POUTINE :
C’est bon on a compris Valeri, explique-nous ton plan.
GUERASSIMOV :
Il y a deux solutions premièrement couper toutes les infrastructures civiles et militaires qui peuvent servir à des transports de matériels et naturellement anéantir ces moyens matériels si on les voit ce qui est difficile car ils ne bougent que très rapidement, de nuit et par petits convois, mais si on tape les routes, les ponts les chemins de fer et les aéroports comme à Odessa là ils vont attendre leurs armes et on pourra aller les chercher. On ne connaît pas assez le terrain et ces frappes mangent des réserves de munitions aussi. Mais dans 3 mois ils n’auront plus une infrastructure debout, et deviendront fou à force de bombardements ; ils seront dans la main des Américains. Comme ils y sont déjà …mais il faudra compter 5000 morts de plus chez nous minimum.
La seconde solution que je préfère c’est de s’arrêter là où on est et de les attendre mais de frapper très fort chez eux : à chaque attaque dans le Donbass 10 missiles sur Kiev ; c’est tout c’est simple. C’est un message. Et d’attendre ; le Donbass c’est chez nous ils nous attaquent chez nous on les attaque chez eux c’est le raisonnement ; il y aura moins de morts chez leurs militaires mais beaucoup plus de civils c’est notre avant dernier niveau d’escalade avant de passer à la marche numéro un, la menace sur Kiev. On ne va pas s’amuser à faire du corps à corps maison par maison.
POUTINE :
Tu as raison ils ont envie de nous tuer lentement dans une guerre où leurs armes seront de plus en plus efficaces. Ils aiment jouer les héros. Donc à un moment donné il faut faire en sorte que les occidentaux arrêtent ces connards qui ne s’arrêteront jamais d’eux-mêmes.
Ils critiquent même ce pédé de Macron qui a dit qu’il ne fallait pas humilier la Russie. Réfléchissons à ce que nous pouvons faire qui fera que le monde entier demandera aux Ukrainiens d’arrêter leur connerie. Pour le moment continue la solution 1 je sais que ce n’est pas ton option préférée mais taper sur Kiev c’est un peu tôt je crois que cette option doit être conservée.
Je vais y réfléchir. En attendant, chez nous effort de guerre maximal pour toutes les industries. Merci à demain. Mais il faut aussi s’occuper de la communication, Maxim, tu es ministre de l’Économie, je sais, mais c’est toi qui payes notre système de communication il faudrait avoir quelques retombées positives pour nous, je ne vois que des critiques pour le moment.
RESHETNIKOV :
Tu as raison Vladimir tu n’as pas besoin d’explications mais je te les donne : tout le système médiatique occidental est tenu indirectement ou directement par les financiers qui tous profitent de cette guerre. Ton histoire personnelle est une bénédiction pour eux, il sort chaque jour un livre sur ta personnalité tes crimes tes visées impérialistes ; en face il y a un clown qui joue la comédie aussi bien qu’un mendiant Roumain qui pleure chaque fois que tu passes devant la boulangerie où tu vas chercher ton pain à Paris. On ne fait pas le poids médiatique, il n’y a rien à faire si ce n’est à répéter toujours et encore notre version. Eux ils peuvent tout se permettre et nous rien. J’essaie de faire passer nos messages mais c’est une hystérie collective contre nous contre toi surtout partout dans la presse et sur les télévisions. Ton image est désastreuse depuis la Tchétchénie, les opposants emprisonnés, et ton soutien à Bachar El Assad, avec Alep. En plus tu sais que leur ministre de la Transformation numérique FEDOROV vice-Premier ministre s’il te plaît, a dans sa poche tous les médias. Les mises en scène c’est son équipe, ils sont très forts.
POUTINE :
Ok je suis prêt à prendre tous les péchés sur moi mais Bush il s’et gêné pour intervenir en Afghanistan, en Irak, au Koweït où depuis leurs avions ils ont massacré par dizaines de milliers les soldats Irakiens qui fuyaient sur la route de Bassorah, ça ne constitue pas des crimes de guerre ces massacres en direct où l’on se serait cru comme dans les jeux vidéo ? Tu es très franc, Maxim, je te remercie c’est important d’avoir une équipe qui dit ce qu’elle pense. Ecoute comme je te l’ai dit je vais tout assumer, je passe déjà pour un voyou, un criminel de guerre, un nostalgique de la guerre froide, un assassin d’opposants, rien ne pourra y faire ils sont trop forts donc inutile de perdre notre temps nous allons capitaliser sur cette image. Pour la Russie je vais prendre tous les péchés mais pour les autres, quand je menacerai ils me croiront. Ils sauront que ce n’est pas du virtuel.
Après moi la Russie redeviendra fréquentable, le tyran, le despote sanguinaire sera mort, mais le Donbass sera Russe et la Russie se reprendra et rebondira, avec un vrai projet politique pendant qu’ils seront bouffés de l’intérieur par leurs intellectuels dégénérés ou leurs voyous. Je compte sur vous après moi, et pas seulement pour vider mon compte en banque ! (Ils rient tous)
RESHETNIKOV :
Vladimir, je suis désolé de t’avoir parlé aussi franchement, je te félicite de ta réaction et tu as raison ils savent maintenant que tu ne crains pas pour ton image. Je vais quand même donner des instructions pour rendre visibles les voix discordantes qui seront de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que les bombes se rapprocheront des frontières. Ils sont prêts à mourir pour leurs idées généreuses et pour l’Ukraine mais de préférence lentement et d’assez loin !
POUTIN :
Merci Maxim, merci à tous et à demain
ACTE IV LES PETITS DE CE MONDE VOUS PARLENT
SCENE 1 JE SUIS UKRAINIENNE EXILEE EN POLOGNE JE SUIS POLONAISE JE RECUEILLE UNE FAMILLE UKRAINIENNE JE SUIS UKRAINIEN JE ME BATS DANS LE DONBASS
Mon nom est Oksana , je vis à Kiev, enfin normalement, mais depuis 6 mois j’ai quitté la ville avec mes deux enfants , on est en Pologne chez Olga et mon mari est parti dans le Donbass pour faire la guerre, il est architecte normalement alors je ne vous dis pas mon inquiétude. Mon fils de 16 ans veut aller le rejoindre et même ma fille de 14 ans. Comment en est-on arrivé là après avoir chassé les oligarques, ils reviennent se venger à travers les Russes. Pourquoi est-ce que ces Russes veulent toujours asservir leurs voisins ? Qu’est-ce que c’est ce monde où on ne peut pas vivre en paix chez soi ? Mes grands-parents sont morts pendant la deuxième guerre mondiale tués par les nazis et ceux de mon mari, tués eux par Staline. Est-ce qu’on avait besoin d’adhérer à l’Otan, là maintenant tout de suite ? On va tous y passer, vous avez déjà vu les Russes vaincus ? Il va y avoir des millions de morts regardez ce que Poutine a fait aux Tchéchènes et aux Syriens d’Alep, détruire c’est tout ce qu’il sait faire ce monstre du KGB. Je vais perdre mon mari, ma fille finira pute dans un bordel allemand.
Mon nom est Olga, je suis Polonaise, catholique, je ne peux ignorer cette détresse, alors on a décidé de s’occuper d’une petite famille Ukrainienne en attendant que les choses se tassent et qu’ils puissent rejoindre leur pays mais quel pays si ça continue ? Biden a donné le feu vert à Poutine en lui disant que les Américains n’interviendraient pas sur le sol ukrainien donc il est tranquille il n’y aura pas d’affrontement direct et ce sont les Ukrainiens qui portent les armes des Américains. Nous les Polonais on les arme aussi car il faut qu’ils se défendent contre cette invasion ; c’est fini la guerre froide mais les Russes ne le savent pas encore...
C’est fini, je suis Piotr Ukrainien venu de Kiev dans le Donbass, et je vais mourir ici dans le Donbass. Les bombes se rapprochent mes copains sont morts on est plus que douze à tenir cette tranchée on a des putains de lance-roquettes qui ne servent à rien vu que les Russes qui nous canardent ne s’approchent plus avec leurs tanks, ils ont compris, ils restent à 10 kms tranquilles et envoient juste des troupes au sol par petits paquets, on ne les voit pas venir, surtout la nuit. Je vais mourir pour l’Ukraine ou plutôt pour le Donbass ou plutôt pour l’Amérique. Ces fils de putes n’interviendront jamais sur notre sol, ils nous arment et nous encouragent et Zelisnky qui réclame toujours plus d’armes nouvelles, qu’il faudra payer un jour, d’une manière ou l’autre. Zelinsky se prend pour Churchill, oui il a raison, il est fier dans son teeshirt kaki et pas rasé et on est prêts à se battre, mais qui a vaincu les Russes sur cette terre ? Qui ? Ils ne lâcheront jamais. L’Ukraine est ma patrie, libre, je suis un citoyen libre, je vais mourir libre. Et après ? après je ne le saurai jamais. Et tuer vous croyez que ça m’emballe ? Je n’ai pas envie de tuer qui que ce soit. Ce monde est commandé par des salauds qui ne veulent pas s’entendre, ils veulent la guerre, la mort, ils bandent quand ils font la guerre et moi : oui chef oui chef oui chef. Vivement que je meure je suis écœuré. Le baratin patriote putain je croyais que c’était fini ces conneries ! N’importe quel client de bonne foi sait négocier avec un vendeur, de bonne foi, trouver un compromis acceptable mais eux la bonne foi ? L’agenda caché oui ! C’est pour ça qu’il y a guerre et destruction, et morts et des enfants sans parents et des familles séparées, c’est fou, en 2022 je n’arrive pas à le croire.
SCENE 2 JE SUIS UNE FEMME RUSSE MON FILS EST EN UKRAINE. JE SUIS ANTON UN RUSSE ENVOYE EN UKRAINE ARTILLEUR SUR UNE BATTERIE DE MISSILES SOL/SOL
Anastasia est mon nom, j’habite Vladivostok. Mon fils est à 4000 km de là en Ukraine artilleur. Qu’est-ce qu’il fait là-bas ? Il balance des bombes sur ces paysans ukrainiens qui ne demandent qu’à vivre chez eux comme ils le veulent. Ces cons ils étaient tranquilles, ils avaient un besoin urgent de rentrer dans l’Otan, Pourquoi faire ? Pour se défendre contre nous ? Mais nous on en a marre des guerres. Tout ce qu’on veut c’est qu’on ne nous menace pas.
Maintenant ils veulent participer à notre encerclement par les Américains ? Qui ose venir faire chier un ours polaire ? Et qu’est-ce qu’ils veulent les Américains ? Ils n’ont pas assez de problèmes chez eux ? les Chinois sur le dos ça ne leur suffit pas ? Ils veulent en plus s’occuper du monde entier ? Leur monde libre, leurs marchés oui, leurs débouchés pour leurs produits de merde ils veulent nous obliger à consommer c’est tout. Je suis Russe, on est Russe, connards on était un empire avant que leurs bateaux aient traversé l’Atlantique, tous bourrés de puritains qui ont fait de leur pays le chancre de l’univers partout dans le monde ils contaminent tout ce qu’ils touchent. Les européens sont leurs valets ; nos oligarques ? Des salauds, des traitres, et ce fils de pute de Poutine est leur ami. On va me renvoyer mon fils dans un cercueil, je le sens, je les hais tous. Mon Dieu, avoir survécu aux nazis pour revoir encore ces images je ne peux plus le supporter. Cette guerre finira comment ?
Anton est mon nom je suis Russe et contre cette guerre, et contre Poutine, et contre les oligarques, et contre les popes, et contre l’Allemagne, et contre les nazis. Une fois de plus on va mourir par milliers. Et ces européens si riches qui veulent nous faire la peau, nous encercler, nous dominer du haut de leurs armes sophistiquées, du haut de leur dollar et de leur euro. Un Français, merde, qu’est-ce qu’il en a à foutre de l’Ukraine ? Et un Américain ? Pas un mec sur dix mille aux Etats unis qui serait capable de te montrer où est l’Ukraine sur une carte et ils viennent faire la loi ici !! Et un Allemand putain un Allemand après tout ce qu’ils nous ont fait ! Ces fils de putes de petits fils de nazis qui viennent nous donner des leçons eux qui ont inventé les chambres à gaz ; pourquoi a-ton laissé ces allemands se réunifier ? Ma mère disait qu’il fallait les couper en deux tous les 20 ans elle avait raison, on a fait le contraire.
Et qu’est-ce qu’il leur a pris aux Ukrainiens ? Ils sont libres. Ils ont besoin de s’armer jusqu’aux dents à notre porte ? Ils savent que nous sommes 140 millions ? Ils ne sont pas slaves comme nous ? Ils sont les esclaves des Américains maintenant ; ils veulent de l’euro, voilà ce qu’ils veulent en réalité : du pognon et ils se vendent. Putain ils ont coulé notre destroyer le plus moderne il devait y avoir quatre cent hommes minimum à bord, des marins qui ne reviendront jamais et quand tu es mort c’est fini c’est fini pour toi et ta famille on va encore faire des veuves et des orphelins par dizaines de milliers tout ça parce que quatre cons ne peuvent s’entendre quatre cons qui nous ramènent à l’âge de pierre quatre ou cinq cons plus le plus grand salaud de la terre l’Amérique qui veut se faire la peau de l’ours Russe. Eh bien mon ami attention à l’ours. Je n’aime pas Poutine, je déteste Poutine, mais Poutine n’est pas la Russie. Je suis un patriote. Personne n’écrasera, personne n’humiliera la Russie avec ou sans Poutine. Je préfère crever dans un grand et beau nuage radioactif.
SCENE 3 JE SUIS EGYPTIEN ET JE VAIS ME SERRER ENCORE PLUS LA CEINTURE
Le pain a augmenté de 30% comment on va faire ? L’essence a augmenté de 20% comment je vais faire pour aller au boulot ? Qui va nourrir mes parents et mes enfants ? On est cent millions en Egypte et de moins en moins de touristes et on achète des Rafale aux Français mais pour se battre contre qui ? Même pas contre les Israéliens ? Qui veut envahir notre pays de merde ?
SCENE 4 JE SUIS MALIENNE ET JE N'YCOMPRENDS RIEN QUE FONT CES RUSSES ICI ET MOI J’EMIGRE EN FRANCE
Ils ont un drôle d’accent Fatou ces mecs là et tu as vu comment ils sont baraqués ! Ce sont des Russes qui remplacent les Français. Ils vont avoir chaud ils vont surtout avoir la chaude pisse ! Bon en attendant mon passeur m’a dit qu’il organisait un convoi vers la France le mois prochain. Si tout va bien je suis à Paris en octobre et après c’est le paradis.
SCENE 5 JE SUIS DE LA CORREZE ET MA VOITURE MARCHE AU GAZ OIL
Elle a bon dos la crise ukrainienne, d’abord on nous a volé notre élection, encore une fois et maintenant 2 euros le gasoil à la pompe, 120 euros par mois que je me prends dans la gueule en plus de d’habitude comment je vais faire pour payer les cours de pâtisserie de ma fille qui veut faire Top Chef ? La prime scolaire je n’y ai pas droit, elle a 17 ans donc on est bon pour se serrer la ceinture et fini le loto. Ils avaient besoin d’envahir l’Ukraine les Russes ? C’est le blé qui les intéresse ? En attendant tout augmente et pas que l’essence, et si les Ukrainiens foutent la pâtée aux Russes grâce à nous qu’est ce qui va se passer ?
SCENE 6 JE SUIS AMERICAIN C’EST OU L’UKRAINE ?
Ça y est c’est reparti la guerre froide 40 milliards de dollars que le père Biden a trouvé pour aller baiser les Russes, ce n’est pas croyable et ici tu dois faire la queue pour toucher tes allocations mais l’inflation repart 10 dollars le moindre hamburger de merde. Bon on va leur péter la gueule par personne interposée si j’ai bien compris et vider nos stocks de vieux missiles. Génial, sans compter le pétrole et le gaz de schiste qu’on va leur fourguer à ces cons d’écolos européens, et le dollar qui monte. On va se payer leurs entreprises, pour rien. Bravo Biden tu fais du bon boulot, Trump n’aurait pas fait mieux, nos retraités vont être contents avec les dividendes européens et nos entreprises d’armement vont tourner à fond !
SCENE 7 JE SUIS GREC IL Y AVAIT BEAUCOUP DE GRECS A MARIOUPOL LES ORTHODOXES SE TUENT ENTRE EUX
En plus rien n’est clair, les Turcs donnent des drones aux ukrainiens qui cassent la gueule aux Russes, normalement les Turcs sont nos ennemis et les Russes nos amis orthodoxes comme nous et là on n’y comprend plus rien. Plus les Français qui nous vendent leurs avions d’occase pour servir contre qui ? Les Turcs bien entendu eh bien non ! Ou bien si mais les Turcs sont dans l’Otan donc pas touche mais ils veulent nos iles maintenant ! Si cette guerre ne dégénère pas en conflit mondial on aura de la chance. En tous cas, ce que je vois c’est fini les touristes russes plein de fric, on va se taper les Roumains et les Bulgares qui n’ont pas un rond. Tout ça à cause des Américains qui veulent agrandir l’Otan.
SCENE 8 4 ENARQUES AU CAFE
PIERRE-HENRI :
Poutine est un voyou, on n’aurait jamais dû accepter le coup de la Crimée et avaliser ça avec les accords de Minsk, maintenant il dit qu’on lui a menti.
ROSETTA :
Pierre-Henri, ça ne sert à rien de ressasser le passé, aujourd’hui qu’est-ce qu’on fait ? Tu vas aller en Ukraine te battre ?
KEVIN :
Arrêtez vos conneries, on ne connaît que le dessus de l’iceberg et encore !
ANGELA :
Avant contre la guerre du Viet Nam, il y avait au moins des manifestations monstres, là rien, parce qu’on est tous sur internet. Ça sert à quoi nos réseaux sociaux face à des missiles ?
PIERRE-HENRI :
Justement on en discute sur internet, et tout est public maintenant contrairement à ce que tu dis Kevin. Les Russes essayent de nous embrouiller sur internet regarde les élections US il y a six ans.
ANGELA :
Je crois que Macron a raison il faut les mettre à genoux, mais pas trop et garder le dialogue en réglant les problèmes un par un par exemple le coup du blé, il faut être pragmatique à l’international et intraitable dans le Donbass.
PIERRE-HENRI :
C’est ça à nous les discussions et la diplomatie et aux Ukrainiens les bombes sur la gueule.
En tout cas en termes de communication il se démerde bien Zelennsky. Mais quels sont les buts réels de Zelensky et des Américains ?
KEVIN :
Zelensky veut humilier les Russes, rentrer dans l’UE et pomper les aides à l’intégration. Biden veut donner une leçon aux Chinois en réalité ; et les Chinois s’amusent à les énerver.
ROSETTA :
A quoi sert notre conversation ?
ANGELA :
A rien comme d’habitude ; mais si je me mets à la place des Russe, Poutine a mis la barre haut en traitant les Ukrainiens de nazis donc lui est logique, il veut la démilitarisation de l’Ukraine et le Donbass, merde c’est clair pour les Russes et ça leur parle le nazisme. Même s’ils savent que c’est de la basse propagande, ils ont tous un grand père qui s’est fait massacrer par Hitler, et l’autre par Staline (en se marrant) ; 50 millions de morts en tout et nous on veut faire entrer l’Ukraine dans l’UE , dans le capitalisme la consommation d’un côté, et de l’autre dans l’Otan pour surveiller ou menacer la Russie c’est agressif !
PIERRE-HENRI :
Qui agresse en ce moment ?
ANGELA :
C’est un peu binaire tu ne trouves pas ? Ou facile. Tu peux dire ce que tu veux pour les Russes c’est une opération militaire « préventive » ils comparent à Cuba, et franchement il y a des similitudes non ? Même Halter l’a écrit.
ROSETTA :
Bon, j’ai une conf call dans 15 minutes avec le préfet sur le secteur hospitalier en Mayenne je vais retomber au ras des pâquerettes. Vous ne connaissez pas la dernière du RN dans le département ? Ben vous allez tomber de votre chaise, à mon avis ça va faire le buzz ; ils disent qu’il faut supprimer toutes les subventions aux ONG qui envoient des médecins hors de France. Les médecins n’ont qu’à s’occuper des Français d’abord !
ANGELA :
On rêve là ! Combien de médecins sont gérés par nos ONG et qui vont bosser à l’étranger ? C’est un scoop ça ! 2000, 3000 ?
ROSETTA :
On va l’évaluer au niveau du département mais au niveau national c’est au moins 1000. Bon j’y vais, salut, à ce soir au bar.
ACTE V LA FIN DU MONDE ARRIVE-T-ELE ? (Dans un bunker en Pennsylvanie)
SCENE 1
BIDEN :
Putain qu’est-ce que je fous ici ? Qui dirige ce pays ? moi je veux être chez moi à Washington. Je veux rentrer à Washington ! Ils auraient dû attaquer la Pologne on les aurait écrasés en 5 jours eux et leurs vieux tanks de merde et leurs Tupolev de merde ou SoukoÏ qu’est-ce que j’en sais moi, c’est un pays minable ils n’ont rien à bouffer, le PIB de l’Espagne avec le pays le plus étendu du monde et on m’enferme dans un bunker ? En trois jours on les met à genoux on les fait reculer au fond de la Sibérie avec leurs ours. Tu parles d’une armée moderne, à part leurs ogives nucléaires ils n’ont que des batteries qu’on descend les unes derrière les autres.
UN MEMBRE DE LA SECURITE :
Sir, vous devez accepter les directives du haut Conseil de Sécurité.
BIDEN :
Oui mais c’est moi le Président
UN MEMBRE DE LA SECURITE :
Oui Sir, mais vous ne pouvez pas décider pour votre sécurité, nos institutions sont plus fortes que vos souhaits personnels, vous le savez.
BIDEN :
Mark sortez-moi de là je n’en peux plus ça fait trois jours que je joue les taupes ici, j’en ai marre. Poutine et le père Xi sont cul et chemise comme les Russes et les Allemands avant la seconde guerre mondiale.
Comment leur faire la guerre sans faire la guerre, c’est la question. Les sanctions ? Ils s’assoient dessus ce sont des despotes. Leur peuple d’esclaves ne vote pas en réalité et ils n’ont pas 500 groupes de pression à leur porte matin et soir : un décret et terminé. On en est où au Donbass de merde ?
MILLEY :
C’est calme plat au Donbass mais les Russes canardent juste à côté des frontières polonaises et roumaines, les populations commencent à s’inquiéter ... Les Tchèques aussi sont complètement tétanisés. Poutine n’est pas pressé, il détruit tout. Si on intervient directement c’est la troisième, si on continue les livraisons d’armes il continue à massacrer et cogner. Lavrov veut une conférence internationale avec y compris l’Afrique. Poutine veut aussi la caution de l’ONU en bas de page ; il dit c’est ça la mondialisation il dit l’Ukraine n’est qu’une merde à la solde des Américains donc il attend, et les Chinois lui livrent tout ce qu’il lui faut pour faire tourner ses usines. La solution est politique ou on leur rentre dans le chou et c’est la troisième et dernière guerre mondiale. Moi je suis prêt.
BIDEN :
Il faut que les Russes rendent la Crimée, payent leurs crimes et quittent le Donbass, c'est tout. Même si ça dure 10 ans.
AUSTIN :
Ce n’est pas possible cette vision d’une guerre longue, les Russes ne pourront la soutenir, ils vont mettre une pression monstre à un moment donné et là il faudra des nerfs solides alors que les Européens chient dans leur froc.
Mais moi je m’en fous un peu de l’Ukraine maintenant, le vrai poison lent ce sont les Chinois qui inondent notre économie, ruinent nos entreprises, refusent de plus en plus nos dollars et commencent à inviter les Taiwanais à venir assister à leurs manœuvres militaires. Ils se garderont bien d’attaquer Taïwan, ils nous épuisent économiquement sans guerre, et nos citoyens commencent à trouver que tous les prix augmentent. Les Européens n’ont plus d’argent à nous prêter, les Japonais non plus, les Koweitiens remboursent leurs dettes en priorité ; il n’y a que les Anglais qui achètent notre dette, et les Allemands. Les Ukrainiens ne nous rembourseront jamais le prix des armes.
BIDEN :
On consolide la Russie et la Chine pour cent ans si on ne gagne pas quelque chose mais quoi ? c’est ça la question. Il faut que d’une manière ou l’autre ça leur fasse chaud au cul pour longtemps. On va trouver. Qu’est ce qui peut emmerder un maximum un Russe et qu’il n’ait rien à dire ? Par exemple interdiction à tout Russe de mettre les pieds en Amérique du Nord pendant 20 ans. Aucune coopération internationale pendant 20 ans dans l’espace, ce n’est pas un acte de guerre ça c’est un choix. On les met à l’index de toutes les grandes recherches technologiques auxquelles nous participons pendant 20 ans ; ouais il faut qu’ils prennent 20 ans de boycott, eux et tous ceux qui seront leurs fournisseurs ou leurs clients. Je vais en discuter avec les Canadiens et les Anglais et naturellement leurs avions fini ils ne se posent plus en Amérique du Nord et leurs bateaux ne passent plus par Panama. On va boycotter tous les produits russes y compris la vodka. Janet faites tourner vos ordinateurs je veux connaître les impacts d’un boycott total de la Russie et par ricochet de la Chine, merci.
YELLEN :
Ok Jo, vous aurez ça lundi, bon weekend. Oh pardon !
SCENE 2 MACRON ET BRIGITTE DANS LE LIT
MACRON :
Putain ça va coûter un pognon de dingue la reconstruction des infrastructures en Ukraine et les Russes ne payeront pas un rond c’est encore le petit européen qui va se farcir l’addition. J’en peux plus moi.
Mais qu’est-ce que wonderwoman est allée foutre en Ukraine et promettre ? Ce n’est pas elle qui paye ! Poutine lui vide ses vieux stocks d’armes et nous on file que du neuf et on paye des vacances à nos citoyens. Les Hongrois ne nous envoient plus de médecins, les Roumains non plus et toujours plus d’immigrés qui foutent le bordel au stade de France en pleines élections .
Il faut que ça s’arrête cette guerre ; les Russes nous épuisent ce con de Biden n’arrive pas à le comprendre, ou il cherche une solution et on ne peut rien faire sans lui ont dit les Ukrainiens.
Ls Français s’en foutent en réalité de l’Ukraine, ils veulent de la bouffe du gas-oil et partir en vacances c’est simple.
Je ne sais pas ce que me veut Erdogan il insiste pour qu’on se parle demain.
BRIGITTE
Calme toi Loulou, demain il fera jour et tu vas commencer par petit-déjeuner en Anglais avec l’ébouriffé de sa majesté qui va postillonner dans ton assiette sans t’écouter une seconde. Elle est comment sa gonzesse tu la connais ? Pas sur le plan physique naturellement, mais au plan conversation, qu’est-ce que je vais lui dire moi ? C’est bien beau les balades privées au Louvre mais c’est la quatorzième fois alors donne-moi au moins une idée neuve mon petit créatif à défaut d’être mon petit récréatif ! Il est fatigué mon Loulou bon allez bonne nuit chérie et attention au blondinet demain qu’il ne t’embarque pas dans une embrouille à l’anglaise sois pragmatique comme eux au lieu de faire des discours sans fin : quand, combien, où, pourquoi et toi d’abord comme on dit à l’école !!! C’est le test. Bonne nuit my dear.
SCENE 3 POUTINE ET SA FEMME ALINA KABAEVA
POUTINE :
Tu es si belle Alina je te délaisse beaucoup depuis cette opération, excuse-moi, j’attends Lavrov et les généraux ils ont demandé à me voir d’urgence. Bonne nuit ma chérie. Elle sort.
SCENE 4
POUTINE LAVROV GUERASSIMOV CHOÏGOU RESHETNIKOV VOLODINE
POUTINE :
Merci Messieurs pour les bonnes nouvelles, vous aviez raison, chaque jour on cogne un peu plus chaque jour des milliers de civils se mettent sur les routes de l’ouest ou de nos amis Polonais. Chaque jour Biden fabrique des armes à crédit que nous détruisons aussitôt arrivées, bravo les généraux.
On n’avait pas prévu que les Africains allaient envahir pacifiquement l’Allemagne et la France (il se marre) ça c’est du collatéral que j’aime. Quel est le problème ?
LAVROV :
Le problème c’est que les cibles stratégiques sont toutes détruites, y compris les équipements occidentaux, on leur a gardé nos armes de précision pour la fin ; ça leur coûte la peau des fesses pour rien, car effectivement aussitôt arrivé aussitôt détruit. Mais il ne va rester que des civils et des soldats ; si on touche aux civils on va se mettre encore plus à dos le monde entier. Si on attaque les troupes on va perdre beaucoup de matériels et d’hommes, ce sont des bons soldats et ils sont galvanisés à bloc.
La question est qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On ne peut pas aller au contact et on ne veut pas non plus il y a eu assez de morts pour prendre le Donbass et bloquer un port.
POUTINE :
Bon j’en ai marre, nos plans prévoient une frappe monumentale sur Kiev dans ce cas. C’est la première marche de l’escalade ; ok je vais demander à Erdogan de les informer que soit on ouvre des négociations soit c’est Kiev qui brûle. Ou plutôt toi Sergueï Lavrov, appelle le..
LAVROV :
Ok mais on peut aussi passer directement à la deuxième marche ?
POUTINE :
Qui aide le plus les Ukrainiens Sergueï ? Qui les aide le plus militairement ? Je ne parle pas de l’accueil des réfugiés, ni de l’économie.
CHOÏGOU :
Dans l’OTAN, en Europe, l’Allemagne, la France et la Roumanie qui fait passer les armes des Français.
La Lituanie aussi ces traitres fils de pute.
Hors de l’OTAN, la Finlande et la Suède ; ils ne nous aimeront jamaisces deux pays.
POUTINE :
On les comprend, mais Macron Il a retourné sa veste Macron dans son voyage en train de nuit : il veut nous humilier maintenant, le petit général LGBT. Comment pourrions-nous les punir les Français ? Ils ont 400 hommes en Roumanie. Si on leur met une claque selon le principe du droit de suite qu’en pensez-vous, une bonne claque.
Valeri GUERASSIMOV :
J’en rêve, de leur faire bouffer leurs canons Caesar ;
POUTINE :
Il faut que la punition arrive d’Ukraine, du Donbass pas de Russie, ce n’est pas nous ce sont nos frères.
Valeri GUERASSIMOV :
C’est possible
POUTINE :
Pour 400 morts conventionnels la France ne va pas s’attaquer à la Russie avec le nucléaire, mais ils vont réagir c’est sûr.
GUERASSIMOV
Je propose qu’on les avertisse avant et publiquement que nous allons désormais exercer notre droit de suite en Roumanie pour qu’ils réfléchissent et mettent la pression sur les Ukrainiens. A mon avis ce coup-là ils devront aller devant leur Parlement. Nous c’est droit de suite eux c’est droit de riposter au Donbass ou en Russie ; ils ne pourront se contenter de nouvelles sanctions économiques, d’autant plus qu’il ne reste pas grand-chose qui n’ai pas fait l’objet de sanctions donc obligatoirement riposte militaire soit au Donbass soit en Russie. Je ne crois pas qu’ils oseraient la Russie.
POUTINE :
Merci, excellente analyse mon ami. Mais ce n’est pas la France en Roumanie ce sont des Français en Roumanie. Ça m’ennuie de démolir des petits soldats français, ils n’y sont pour rien et ce sont de très bons soldats, j’ai beaucoup de respect pour eux. Quelle bonne armée, un échantillon d’armée mais que de l’élite.
Tout de même quand on passera à cette étape, si on y passe, fais aussi sortir un sous-marin atomique en face des côtes françaises mais toujours dans les eaux internationales. Que les médias prennent plein de films et de photos.
LAVROV :
Bonne idée Vladimir ça vaut toutes les communications sur internet plus besoin de tweeter. Je ferai peut-être passer le message que nous allons désormais exercer notre droit de suite, publiquement, mercredi, quand je verrai Erdogan pour discuter du blé russe ou plutôt ukrainien. A bon entendeur salut comme disent les Français.
POUTINE :
Ok pour moi donc je résume : on est le 15 juin ; dans un mois j’avertis Erdogan de notre intention de raser Kiev. Parallèlement Lavrov, le même jour Sergueï tu fais une interview et tu annonces qu’on va exercer notre droit de suite, que nous commencerons par la Roumanie où Macron est allé faire une promenade électorale, que tant qu’on tire depuis l’Ukraine depuis le Donbass on est légitimes, on est chez nous.
Apportons une douzaine de nos grosses fausses fusées dans le Donbass. Les Américains vont les voir et essayer de les faire détruire. Mais c’est ce qu’on veut qu’ils les voient. Beaucoup d’européens pensent que les Ukrainiens leur font prendre de plus en plus de risques de confrontation directe, qu’ils font chier et n’avaient pas un besoin urgent de rentrer dans l’Otan. D’après mes informations, les opinions commencent à se demander qui est le patron en Europe Zelensky ou les Allemands.
Il faut aussi multiplier les zones de friction, un ou deux petits incidents de frontière avec la Pologne et la Suède ça serait pas mal pour faire monter la pression, ils croient nous avoir piégés mais peut-être que bientôt leurs opinions vont leur demander de calmer le jeu. Ces incidents c’est ton job Valeri, j’ai dit « petits » d’accord, mais chauds quand même.
Notre stratégie militaire est simple : multiplier les interlocuteurs, les victimes collatérales.
Au niveau économique maintenant ils ne tiendront pas le rythme des augmentations des produits agricoles et des matières premières. Il faut qu’ils payent le pétrole et le gaz de schiste la peau des fesses.
Il faut arriver à ce que les consommateurs se demandent s’il ne faudrait pas mettre fin à cette guerre et mettent en doute les affirmations des médias et de leurs politiciens. Vassili c’est ton job d’étudier comment on peut y arriver. Certainement en montrant qu’ils veulent la guerre en fait et que les sages c’est nous qui défendons notre sécurité nous sommes seuls face à 30 pays de l’Otan c’est quoi ce jeu ? Non à 33 avec l’Ukraine, la Suède et la Finlande contre 1.
Nous demanderons une conférence de paix en échange de la ville de Kiev. On verra s’ils refuseront, dans ces conditions d’escalade. Je ne t’enverrai pas à la conférence Lavrov, mais que des généraux ; ils comprendront le message. Aurevoir Messieurs, bonne nuit.
SCENE 5 ERDOGAN ET MACRON PAR VISIO CONFERENCE 14 juillet 2022
ERDOGAN :
Bonne fête nationale Monsieur Macron.
Comment allez-vous cher président ? Votre armée va défiler une dernière fois avant de se battre contre les Russes ?
MACRON :
Pardon ? Je ne suis pas en guerre contre les Russes !
ERDOGAN :
Ce n’est pas ce que pense mon ami Poutine, il pense que la France fait beaucoup de zèle, et que les paroles de conciliation ne font que cacher l’intention de nuire à la Russie, bien matérialisée par des livraisons d’armes comme les canons Caesar ; ne croyez pas qu’il va l’oublier.
MACRON :
Il se trompe : l’Europe ne parle que d’une voix et chacun apporte sa contribution.
ERDOGAN :
Oui il se trompe, il y a que vous qui avez raison on le sait vous pouvez dire tout et son contraire dans la même phrase c’est votre spécialité ce qu’on vous apprend dans votre grande école. Je vous ai même entendu dire à la télévision que vous aviez tout fait pour éviter cette guerre, sans blague ? Pourquoi n’avez-vous pas dit que l’Ukraine n’entrerait pas dans l’Otan tant qu’un accord ne serait pas trouvé avec les Russes ? Hein la grande France ! Cela aurait tout arrêté ! Mais vous aviez envie de vivre de grands moments historiques, ça vous fait bander la guerre, le risque atomique ? Qu’est-ce qui vous en a empêché ? Vos potes Allemands ? Ou Biden ? Bon on ne va pas y passer la nuit, vous vouliez des émotions eh bien vous allez en avoir vous allez vous payer une alerte avec les Russes, je suis le messager.
MACRON :
Monsieur Erdogan, restez correct s’il vous plaît et ne me prêtez pas des intentions que je n’ai jamais eues. De quelle alerte parlez-vous ?
ERDOGAN :
Une petite alerte se prépare en Méditerranée ou en mer du Nord, il va falloir vous payer un teeshirt kaki comme Zelensky. Ça devrait vous aller comme un gant.
MACRON :
De quoi vous parlez vous avez une information à me transmettre ? Je parle toutes les semaines à Poutine et il continue à rechercher une sortie au conflit qu’il a créé. Qu’est-ce que c’est cette histoire d’alerte ?
ERDOGAN :
Vous parliez toutes les semaines.
Ne vous inquiétez pas, ils vont peut-être raser Kiev, mais ça ne vous regarde pas c’est une affaire entre Slaves ! Vous dites qu’il cherche une issue, je crois qu’il l’a trouvée. Et Kiev n’est pas dans l’Otan donc pas d’intervention des Américains. Donc pas des Anglais, donc pas des Allemands donc pas des petits Français ?
Faites attention quand même en Roumanie, vous risquez de faire une cérémonie grandiose aux Invalides avec de beaux discours comme vous les aimez.
MACRON :
Vous êtes fou pourquoi Poutine agresserait la France il sait que nous sommes prêts avec notre dissuasion nucléaire ?
ERDOGAN :
Pas la France, la Roumanie vous comprenez ? Vous avez bien fait d’aller les voir, avant leur mort.
MACRON :
Ce serait un casus belli
ERDOGAN :
Vous expliquerez cela à Biden qui s’en contrefout.
J’ai autre chose à vous dire et ça c’est personnel, je commence à en avoir marre de vos fournitures d’avions de guerre à la Grèce.
Vous savez que la guerre n’est pas interdite entre membres de l’Otan. Combien de temps croyez vous qu’il me faut pour mettre les Grecs à poil ?
Trois jours on a calculé.
Bon le message est le suivant Poutine va raser Kiev mais pas avec du nucléaire, avec du conventionnel pas cher, il a 10000 missiles balistiques conventionnels à balancer encore avant d’utiliser la mamma atomique. C’est ça le message. Au lieu de les disperser dans le Donbass, il va les réserver exclusivement à la ville de Kiev ça fera une belle ville à reconstruire pour vos entreprises. Mais qui payera la reconstruction ? Les classes moyennes françaises ? Les musulmans de France ça m’étonnerait ! Dites à Zelensky que c’est le marché : 10000 têtes conventionnelles ou l’ouverture le 15 août d’un mois pas plus de négociations, pendant lequel aucune arme ne rentre en Ukraine. Si au bout d’un mois de négociations pas de signature, 10000 têtes sur Kiev. Vous voulez bien passer le message cher président ?
MACRON :
Erdogan je comprends par votre message que Poutine constate qu’il perd cette guerre et qu’il passe à la menace. Mais que peut-il offrir en échange d’une conférence de paix pour le sortir lui et ses alliés de ce merdier avant de devenir un criminel de guerre qu’il est déjà ?
ERDOGAN :
Je vous l’ai dit il offre de ne pas envoyer 10000 têtes conventionnelles sur Kiev.
Vous me mettez dans ses alliés maintenant ?
MACRON :
C’est une menace c’est du chantage pas un échange !
Je m’étonne à moitié que vous vous fassiez le messager de telles propositions, oui parfois on se demande quel rôle réel joue la Turquie mais je vous donne le bénéfice du doute.
ERDOGAN :
Il vous offre un cessez-le feu d’un mois donc à peu près 5000 à 7000 morts évitées à condition que plus aucune arme ne rentre en Ukraine. Si une arme rentre il arrête tout.
Ah oui je reviens à ma discussion de départ, il va officialiser publiquement la mise en place du droit de suite. Vous comprenez maintenant ou vous ne comprenez pas ? Il exercera son droit de riposte donc d’attaque de tous les pays d’où proviennent les armes qui leur tirent dessus. Donc, attention à vos petits soldats de plomb en Roumanie.
Il promet aussi de cogner dix fois plus fort en Ukraine et en conséquence 20 millions de plus d’Ukrainiens sur les routes. Si vous voulez les héberger continuez à armer Zelensky et à vouloir humilier la Russie.
Entre parenthèse cher président, vous changez de veste comme une bonne girouette française s’adapte au vent, je fais allusion à vos embrassades passionnées avec Zelensky lors de votre voyage en train, elles sont rentrées dans l’histoire, comme exemple de retournement de veste rapide !
MACRON :
Bon quand vous aurez fini de m’insulter on pourra discuter sérieusement. Vous n’aviez qu’à venir au lieu d’aller emmerder les Grecs.
ERDOGAN :
Les Grecs ? Oui 12 rafales, j’espère pour vous qu’ils sont payés. Mais revenons à nos moutons.
On va essayer de lancer rapidement une conférence de paix si vous le voulez bien avant que tout cela ne survienne ; on, ce sont les Européens et les Américains qui devront convaincre les Ukrainiens. Ensuite comité restreint : les Ukrainiens et les Russes, vous la France, moi la Turquie, le grand black du Sénégal, le nouveau Président du Conseil européen Tchèque je crois, et le secrétaire général de l’ONU. Ca suffira.
MACRON :
Je ne vois ni les Américains ni les Allemands dans votre projet ?
ERDOGAN :
Ce n’est pas mon projet, mon projet c’est de vous faire bouffer par les musulmans, vous le savez bien. (Il se marre)
Les Allemands ? Les Américains ? Non pas d’Américains a dit Poutine ce serait avaliser leur rôle en Europe qui n’a plus besoin d’eux et pas de petits fils de putes de nazis non plus m’a dit Poutine. Pas d’Anglais non plus car le blondinet qui veut se refaire une virginité sur leur dos l’agace et en plus il n’est pas Européen donc juste nous cinq, et encore considérez qu’il vous fait une fleur. Le Tchèque pourra venir aussi j’allais l’oublier puisque vous n’êtes plus le président du Conseil, Petr Fiala qui crache beaucoup sur les Russes, il pourra leur cracher dessus en direct !
Je suis optimiste, les Russes en ont marre de tuer des innocents pour que la machine américaine tourne. Je vous rappelle les conditions : on discute un mois maximum. Les combats cessent et plus aucune arme ne rentre sinon …
MACRON :
Qui négociera pour les Russes Poutine ?
ERDOGAN :
Vous plaisantez toujours, vous les Français ! Poutine parler à ce clown à un acteur de série télé, à la marionnette de Biden ? Il y aura LAVROV et deux généraux. Ça suffira largement. Moi j’enverrai mon ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Vous n’êtes pas obligé de venir vous pouvez envoyer une de vos femmes ministres, Madame Colonna, je crois.
MACRON :
Exactement ne vous en déplaise chez nous les femmes sont aussi ministres et depuis longtemps. Donc moi je n’irai pas. Mais Zelensky ne viendra pas si Poutine n’est pas là, il se prend pour un grand de ce monde cela va faire perdre beaucoup de temps, et on aura donc qu’un mois. Que discutera-t-on en priorité ?
ERDOGAN :
Il vous fait marcher au trot l’acteur de cinéma des médias. Il veut humilier les Russes, comme vous maintenant. On discutera tout, résumé en 25 points. Et tant qu’on ne sera pas d’accord sur tout on ne sera d’accord sur rien c’est le principe, aucun accord partiel.
MACRON
Je dois en parler à Biden.
ERDOGAN
Oui allez demander la permission au grand frère et rappelez-moi. Inch Allah et bon défilé faites attention que ce ne soit pas le dernier ; un mois souvenez-vous.
SCENE 6 BIDEN BURNS MILLEY STOLTENBERG BLINKEN
A LA TELEVISION TRUMP
BIDEN :
Donc ce salaud il voulait vraiment faire un coup d’Etat ! Jamais je ne l’aurais cru assez stupide pour ça, il nous prend pour une république bananière ? Bon, passons il paraît que les Européens vont accepter cette conférence sans nous ?
BURNS :
Sans nous sans les Anglais sans les Allemands que les Français, les Turcs l’ONU et le Sénégalais, et l’autre roumain qui remplace macron au niveau du Conseil Européen.
BIDEN :
Donc si on n’y va pas on n’est pas liés et on peut continuer les sanctions sans l’accord des Ukrainiens ?
BLINKEN :
Oui mais les sanctions font partie du package qu’ils vont négocier ; Zelensky peut nous demander d’arrêter les sanctions. Comme disent les Français on ne peut pas être plus royaliste que le roi.
BIDEN :
Oui mais tout accord négocié sous la contrainte n’est pas un accord valable, les Ukrainiens ne devraient négocier qu’après avoir gagné sur le champ de bataille.
BURNS :
Ils ont gagné en fait mais Ils n’ont pas le choix. Le monde entier veut que cette guerre s’arrête. Disons pour être précis qu’ils ont gagné et qu’il vaut mieux qu’il arrêtent avant que Poutine ne sorte ses fous.
BIDEN :
Quels fous ?
BURNS :
Excuse-moi je fais allusion aux fous du jeu d’échecs. Pour le moment il n’a sorti que sa cavalerie.
BIDEN :
Je croyais qu’on jouait au poker ! Mais comme tu veux.
Donc on va les lâcher tout seuls dans la négociation, mais il n’est pas question qu’ils n’entrent pas dans l’Otan. Stoltenberg c’est ton job je veux que l’Ukraine soit dans l’Otan avant la fin de mon mandat. Donc cette négociation doit le prévoir.
STOLTENBERG :
Ok pas de problème
MILLEY :
Poutine acceptera qu’ils rentrent dans l’Otan s’il garde le Donbass et obtient une certaine démilitarisation du reste de l’Ukraine.
BIDEN :
Donc ils seront dans l’Otan et sans armements ? Ça sert à quoi alors ?
BLINKEN :
On aura le droit de les protéger s’ils sont agressés c’est la différence et elle est énorme quand on sait qu’on gagne aussi la Finlande et la Suède dans cette histoire.
BIDEN :
Ah oui c’est vrai, le fameux article du traité…Et qui va rembourser nos équipements militaires et qui va payer la reconstruction ? L’Union Européenne payera ?
BLINKEN :
Ça fait partie des discussions.
BIDEN :
Poutine payera la note d’une manière ou d’une autre on l’écrasera avec nos technologies il va retourner à l’âge de pierre avec ses tanks à 5 vitesses. On n’a pas besoin d’appeler cela des « sanctions » mais protection de notre sécurité : plus aucun composant de type potentiel militaire pour la Russie comme pour la Chine.
Bon on parle de la Chine maintenant ? Ou plutôt de Taïwan ?
BLINKEN :
La Chine file du mauvais coton comme disent les Français ce qui veut dire qu’elle prend des positions négatives vis-à-vis de l’occident ; nous lui avons demandé de cesser de soutenir l’invasion russe de l’Ukraine pour éviter de se placer « du mauvais côté de l’histoire ».
Je leur ai fait dire que nous étions préoccupés quand ils ont rendu public leur conversation téléphonique où Pékin a assuré Moscou de son soutien en matière de « souveraineté » et de « sécurité ». Les deux termes ne doivent rien au hasard ils se soutiennent complètement.
Je crois qu’il n’y a rien d’autre à faire pour le moment.
BIDEN : il faut leur montrer nos porte-avions encore une fois, et confirmer officiellement que nous interviendrons en cas d’invasion de Taïwan. Joseph, que dit la CIA ?
BURNS :
La CIA pense que la Chine fait semblant de vouloir récupérer Taïwan pour nous pousser à la course aux armements et que pendant ce temps elle nous ruine économiquement. C’est leur stratégie et elle marche, on ne peut pas suivre leur course technologique, commerciale et nous armer et maintenir nos armes et celles de nos alliés ça coûte hyper cher. Ils mettent tout sur le naval et le nucléaire, un beau jour nous allons voir dix sous-marins atomiques devant notre porte. Et qu’est-ce qu’on fera s’ils envahissent Taïwan ? Entre temps chez nous ce sera peut-être la guerre civile et des émeutes si la violence se poursuit si les classes moyennes disparaissent, et ce ne sera pas une histoire de couleur de peau, mais de compte en banque.
BIDEN :
Bon Dieu, Joseph qu’est-ce que c’est ce programme ! Il faut d’autant plus renforcer l’Europe, l’éloigner de la Russie et de la Chine. Cassons Poutine d’abord donc ; Mark qu’est-ce qu’attendent les Européens pour donner aux Ukrainiens les armes lourdes ?
MILLEY :
Ils attendent la paix ! D’autant qu’ils n’en n’ont pas assez pour eux et ils craignent de se mettre à poil. Par exemple sur 72 canons Caesar, les Français en ont donné 12 et promis encore 6 ; chaque engin leur coûte six millions de dollars. Et en France les gens n’ont plus d’hôpitaux dans certaines villes, alors ils vont finir par lâcher les Ukrainiens, ils ne peuvent emprunter encore pour aider les Ukrainiens à faire la guerre et se faire étrangler par les taux d’intérêts et les énergies ; ils deviennent fous avec leur dette. Et les Français commencent à gronder ils ont envoyé vous le savez un maximum de députés de la gauche islamiste au parlement.
BIDEN :
De la gauche islamiste ? Qu’est-ce que c’est cette merde encore ? Bon j’ai compris ce sont les wokes et les immigrés ; laisse tomber et les Allemands alors ?
MILLEY :
Ils ont lancé un programme d’armement de 100 milliards d’euros mais il leur faudra cinq ans pour avoir les stocks d’armes adéquates. Nous on envoie tout, sauf les longues portées les avions et les hélicoptères ; on a 12225 hommes en Europe qui ne font que ça jour et nuit, des paquets cadeaux pour les Ukrainiens qui disent à peine merci.
BIDEN :
Ok la réunion est finie. Je n’en peux plus. Il y a un match de baseball allons le regarder.
SCENE 7
POUTINE et LAVROV DANS LE BUREAU DE LAVROV
POUTINE :
On arrive au bout Sergueï. Tu sais déjà ce qu’on va faire n’est-ce pas ? Alors explique moi tout et prend un verre de la vodka que j’ai apportée ; elle vient d’Ukraine, elle est doublement fameuse, un parce qu’elle est très bonne et deux parce qu’elle est gratuite. (Il se marre)
LAVROV :
J’ai calculé il y a en tout vingt-cinq paramètres sur lesquels nous devons travailler, négocier, décider eux et nous ; donc il nous appartient d’abord à nous Russes de décider ce qui n’est pas négociable, le moins possible de points pour laisser un maximum de points à discuter.
POUTINE :
On va jouer LAVROV j’en choisis deux et toi trois ok ? Commence !
LAVROV :
Création de la République du Donbass, avalisée par l’ONU sur les frontières où nous sommes maintenant en reculant de 50 km pour lâcher un peu, on garde le blé, accès libre de nos bateaux de guerre à la mer Noire et à Odessa ça fait 1
POUTINE :
Interdiction de l’introduction de têtes nucléaires en Ukraine et limitation de leurs forces militaires y compris appartenant à l’OTAN ; ils seront OTAN mais défensivement seulement : aucune capacité d’attaque contre nous c’est pour ça qu’on a fait cette opération, il faut être logique. Ils seront souverains on est d’accord, dans l’UE (bon courage les Européens, ils vont voir ce que c’est que la mafia ukrainienne) antirusses ça c’est normal, on est d’accord, pro américains on est d’accord aussi mais comme l’était l’Allemagne interdiction d’une composante ou capacité militaire nucléaire quelconque sinon clairement casus belli et cette fois ce sera nucléaire immédiatement je veux que ce soit écrit. Contrôle libre de tout site civil ou militaire par l’ONU comme pour Saddam Hussein., et l’Iran Ça fait 2 A toi LAVROV !
LAVROV :
Ton 2 il est un peu à tiroirs, il s’emboîte comme une poupée russe, logique ! Fin de toutes les sanctions, économiques, financières, juridiques (Tribunal Pénal). On n’aura jamais la fin des sanctions technologiques, on lâchera durement ce morceau, les Américains y tiennent trop. Ça fait 3.
POUTINE :
Tu peux leur dire qu’ils pourront me juger quand je serai mort, pas avant. (Ils se marrent tous les deux)
Les Chinois s’en sortent bien quand même sans leur technologie on fera pareil. Point 4 je veux des élections dans la nouvelle Ukraine pour que les Ukrainiens avalisent le traité par référendum. Idem au Donbass, c’est ma couche démocratique. Point 5 et dernier Sergueï ?
LAVROV :
Aucune indemnisation de notre part, ces combats c’est leur faute nous avons fait une guerre d’indépendance comme une colonie russe qui se rebelle contre ses suzerains forcés (et nazis en plus) donc ils se démerdent pour leur reconstruction, ça les occupera, les Européens payeront on n’a pas fini avec l’inflation ils vont le payer cher le gaz, s’ils veulent nous en acheter ce qui m’étonnerait.
POUTINE :
Ça me va on a fait le tour. A toi de négocier tu connais le système dur contre dur mou contre mou. On connaît nos 5 points durs donc il reste à connaître leur 5 points durs. Lesquels ?
LAVROV :
2 faciles à donner et qui ne coûtent rien à savoir entrée accélérée dans l’UE et entrée accélérée dans l’Otan car ils y tiennent plus qu’à leur mère ces cons d’aller se vendre aux américains. On va les aider. Ils comprendront plus tard quand Transparency international viendra mettre son nez dans leurs petits comptes.
3 ils veulent de l’argent beaucoup d’argent des milliards. Ça c’est niet. Leurs nouveaux amis s’engageront à notre place on parle de 50 milliards mais eux ils chiffrent à 500 milliards de dollars ; les ONG, les fonds européens qui sont sans fond, et les citoyens européens payeront ! Il y aura moins d’argent pour les nouveaux entrants.
Point 4 c’est Odessa ils veulent qu’on signe que le Donbass n’a aucune revendication sur Odessa, on n’en avait pas mais on va en avoir...pour lâcher à la fin contre un droit d’usage comme les autres pays. Enfin point 5 ils veulent absolument qu’une commission internationale examine le sort des prisonniers que nous avons faits. Tu sais les nazis de Marioupol.
POUTINE :
On a fait comme les Américains on les a habillés tout en orange et on leur pose gentiment des questions. C’est négociable en dernier, ils sont mille trois cent quarante tu leur diras qu’on hésite beaucoup, qu’on a envie de les juger comme criminels de guerre puisqu’ils s’abritaient derrière des civils, tu les échangeras contre nos hommes et ce que tu voudras. Je sais qu’ils ont envie de nous traduire devant leurs tribunaux et qu’ils nous diront que leurs juges sont indépendants.
Dis-leur que s’ils touchent encore une fois à un cheveu d’un soldat russe on viendra le chercher s’il le faut dans leurs tribunaux, la comédie est finie, on cassera tout, qu’ils s’y préparent, Otan ou pas Otan, c’est un casus belli
Sergueï, tu dois tout négocier en même temps ne me ramène pas à la maison de points restant à négocier au plus haut niveau, même pas la peine d’essayer. Ils adorent ça le finish et y sont très forts. On ne négocie pas aux échecs on gagne ou on perd Ils croient avoir gagné, ils comprendront qu’ils ont perdu
Tu as fait du bon travail, comme nos troupes, malgré nos lourdes pertes ; il est hors de question que tous ces sacrifices ne nous remettent pas dans une trajectoire doublement forte, militairement et économiquement On va investir comme jamais dans l’éducation et dans le confort de notre peuple, nous serons les arbitres entre les Chinois et les Américains. Continue le plus facile c’est maintenant. Pendant les négociations limitées à un mois cessez le feu d’accord, mais zéro importation d’armes aussi sinon on arrête et on recommence à cogner trois fois plus fort. Salut bonne soirée. Je te laisse la vodka
SCENE 8
MACRON BIDEN ZELENSKY JOHNSON GUTERRES
ILS SONT A LONDRES SAUF BIDEN
GUTERRES :
L’ONU veut en finir avec cette guerre en Europe, il y a d’autres problèmes qui concernent la vie directe de millions de personnes, à régler rapidement.
JOHNSON :
Oui on est d’accord le moment est venu Poutine est tellement à genoux qu’il menace du nucléaire et donc veut la paix on va la lui donner mais à nos conditions.
ZELENSKY :
A nos conditions ? Vous rêvez, vous regardez trop les fims de James Bond, Johnson c’est une vraie guerre avec de vrais morts de vrais tanks vous savez et vous allez voir ce qu’est un tank russe qui négocie : on a fait cette guerre à votre place et maintenant vous nous lâchez.
JOHNSON :
Zelensky vous êtes un acteur de cinéma et vous vous prenez pour Churchill, mais l’Ukraine n’est pas l’Angleterre et Poutine a l’arme atomique ; il reconnaît implicitement sa défaite, en proposant de négocier avant de frapper dix fois plus ; vous voulez les recevoir ses missiles ? Vous croyez que nous allons vous donner des armes et de l’argent pendant combien d’années ? Si je suis un marchand d’armes vous n’êtes qu’un mendiant d’armes corrompu jusqu’à l’os. Il est hors de question qu’on joue à la guerre de tranchées pendant dix ans en Europe. On veut la paix.
GUTERRES :
Johnson vous n’avez pas le droit d’insulter un homme et à travers lui un peuple qui se bat. L’Ukraine est je vous le rappelle sous la menace d’une frappe gigantesque.
ZELENSKY :
Mais non, il bluffe Poutine, il n’osera pas, Kasparov l’a dit il ne sait pas jouer aux échecs il joue au poker avec vous mais pas avec moi. Il a perdu la bataille avec moi mais il va gagner sa guerre avec vous ! il va nous baiser dans la négociation et il conservera le Donbass, c’est évident. Il faudrait au moins les faire reculer à leurs frontières. On va lâcher le Donbass ! L’objectif même de Poutine, on le lui donne, ces élections démocratiques avec des observateurs seront une mascarade.
BIDEN :
Il a bluffé en Tchétchénie et à Alep ?
Estimez-vous heureux : vous serez définitivement dans le camp occidental maintenant et sauvés de la Russie pour toujours, à moins que vous préfériez qu’on vous laisse dans votre merdier sous la pression de nos peuples qui en ont marre de l’inflation et de la dette et qui ne veulent surtout pas mourir pour l’Ukraine dirigée par des corrompus, au 124 -ème rang je crois dans le classement. Son objectif était le Donbass le vôtre rentrer dans l’EU et dans l’Otan, donc ?
ZELENSKY :
C’est drôle il y a quelques mois je n’étais pas corrompu et maintenant vous faites des allusions inacceptables. Ok vous avez toutes les cartes mais comment je vais expliquer ça à mon peuple 200000 morts et un traité qui prévoit la division du pays ? 25% du pays qui devient Russe !! Les meilleures terres agricoles, notre pétrole à nous !
JOHNSON :
Le Donbass deviendra indépendant pas Russe, et 200000 morts au lieu de 2000000 si on ne menaçait pas Poutine.
C’est nous qui arrêtons cette guerre barbare car on arrive à la confrontation majeure vous ne le comprenez pas ? Ils proposent l’arrêt des combats avant de passer au déferlement conventionnel puis au nucléaire, vous ne le comprenez pas ? Oui vous avez gagné cette guerre conventionnelle ; on ne veut pas de Kiev en cendres ni de nucléaire. Jamais nos citoyens iront se battre sur votre sol. C’est ou la négociation, le cessez le feu ou 10000 missiles sur Kiev et il leur en restera encore 50000 avant de passer au nucléaire tactique.
ZELENSKY :
Oui j’aurais gagné mais avec 25% de mon territoire en moins ! Macron, vous ne pouvez laisser faire cette mascarade de vote dans le Donbass faites quelque chose envoyez des milliers d’observateurs. Macron, on ne vous entend plus !!
MACRON :
On le fera c’est promis mais ces élections passent après l’accord de paix. Dans 20 ans je parie que la Russie sera retournée à l’âge de pierre et voudra rejoindre l’UE et vous vous y opposerez. Il faut reconstruire votre pays, arrêter la tuerie quotidienne, les réfugiés, l’inflation qui bousille nos économies. On vous aidera. Saisissons cette offre. Les 25 points présentés par Lavrov sont clairs et tous possibles à discuter. Et moi j’ai de sacrés problèmes à la maison, je veux dire en France, c’est une expression. Je vous le dis de sacrés problèmes.
ZELENSKY :
J’ai compris. Vous tous vendez des armes, et construisez des aéroports, mais vous ne vous battez pas, vous remuez du papier et des dollars, des principes et des discours, mais vous êtes des épiciers je suis écœuré.
MACRON :
Ecoutez Zelensky, il y a un temps pour la guerre et un temps pour la reconstruction, c’est la vie nous sommes dans la deuxième phase. La guerre peut enfin finir, la paix commencer nous ne pouvons plus faire payer nos peuples car contrairement à ce que vous dites nos citoyens ressentent très fort les répercussions économiques, nous ne pouvons fabriquer éternellement des armes et de la monnaie. Nous avons des soucis majeurs. Vous aurez toute l’Europe comme client et fournisseur et nous vous aiderons.
ZELENSKY :
Oui j’aurais mieux fait d’écouter mon pope et d’attendre de voir le cadavre de Poutine au lieu de le provoquer. Vos peuples ont des souffrances d’épicier gâtés, le mien il a donné sa chair.
JOHNSON :
Oui, mais vous aurez un traité signé ce coup-ci contrairement aux accords de Minsk qui étaient purement verbaux.
ZELENSKY :
Ah oui ? C’est vous qui me dites ça quand vous vous asseyez gaiement sur votre signature de l’accord du Brexit, vous me faites marrer, Poutine a plus de parole que vous connard d’anglais. On a un mois pour négocier la fin d’une guerre et vous avez mis trois ans pour faire le Brexit, connards.
JOHNSON :
Je vous prie de mesurer vos paroles Monsieur Zelensky.
ZELENSKY :
Allez-vous faire foutre Johnson vous n’êtes qu’un aristo sans honneur et sans couilles, vous n’auriez pas tenu un jour à Marioupol : vous ne valez rien, l’Angleterre ne vaut plus rien. Vous n’avez plus rien, vous êtes à la remorque des Américains, vous n’avez rien à faire en Europe ; Macron vous êtes aussi le valet des Allemands et des Etats Unis.
GUTERRES :
Messieurs, un peu de tenue nous ne sommes pas au théâtre. Les Russes proposent un cessez le feu, 25 points très clairs à traiter, nous devons saisir cette opportunité d’arrêter.
JOHNSON :
Nous ne sommes ni au théâtre, ni au cinéma Zelensky. Bon la réunion est close. Les insultes d’un mendiant je n’apprécie pas. Bon voyage de retour à chacun de vous. L’histoire jugera Monsieur Zelensky si vous êtes un petit Churchill ou un grand acteur ou peut-être juste un petit acteur ? Ne comptez pas sur l’Angleterre pour des pots de vin, ni sur les Allemands. Montrez plutôt vos talents de négociateur et mettez une cravate vous avez vu comment a fini Aléxis Tsípras : dans sa villa et professeur d’économie.
SCENE 9
POUTINE ET LE PRESIDENT DE LA DOUMA VIATCHESLAV VIKTOROVITCH VOLODINE
DANS UN LIEU INCONNU
POUTINE
Bonjour Viktorovitch, tu as parlé aux Lituaniens ?
VOLODINE :
Oui, ils ont compris ils vont laisser passer nos trains. Inutile d’en parler davantage.
POUTINE :
Au moins cette guerre nous aura permis de voir qui étaient nos amis. Ils nous détestent. Encore un peuple proche qui nous déteste. On ne remontera jamais dans leur estime, jusqu’à la fin des temps ils seront nos ennemis à leur porte et eux à la nôtre.
VOLODINE :
A la fin des temps on sera tous morts ou tous esclaves des Chinois.
POUTINE :
Ils garderont en liberté surveillée les meilleurs cerveaux et les Lituaniens ne sont pas les pires. Personne ne voit que le seul vrai rempart contre les Chinois c’est nous, qui mieux qu’un mongol peut parler à un Han ? Nous sommes eux et nous des loups des steppes. Je ne sais pas si nous pourrons nous en sortir seuls quand ils auront bouffé les Américains.
VOLODINE :
Merci pour ce que tu as fait pour le peuple Russe ; j’espère que nos descendants te réhabiliteront, tu te souviens de ce vieux temps : on t’aime quand tu es mort si on t’a détesté de ton vivant et inversement. Donne le bonjour à Alina et venez dimanche à notre datcha, tu aimeras te baigner dans cette eau froide.
POUTINE :
Je mérite de l’eau très froide, en effet c’est signé. Mais un grand travail de reconstruction de l’âme et de la force de notre peuple nous attend, si c’est encore possible. On viendra.
ACTES VI SCENE 1
POUTINE SEUL DANS SON BUREAU SA FEMME KABAEVA LUI SERT UN THE. ON VOIT UN ECHIQUIER.
POUTINE :
Je n’aurais pas dû faire cette guerre, seuls des slaves sont morts 200000 morts et autant de mères de pères de frères et de sœurs, de fils et de filles qui pleurent et m’en veulent à mort. Ils ont raison des deux côtés de la frontière.
Tous ces morts, ces pauvres soldats, ces pères de famille.
Pourquoi est-ce qu’ils m’ont entrainé dans cette spirale les Ukrainiens ? Pour l’argent.
J’ai écouté la raison, l’histoire, mon histoire, ma vie au KGB et les histoires d’Etats, et d’empires, et de colonisés et de souverains.
Les peuples seuls comptent, sont importants pas les Etats, pas l’argent.
Pourquoi n’ai-je pas écouté l’âme russe au lieu d’écouter les discours mercantiles des occidentaux et de vouloir les tuer. Ils m’ont entraîné dans leur médiocrité d’épiciers déguisés en bien- pensants ; ils m’ont piégé ces salauds, j’ai joué le rôle qu’ils attendaient, qu’ils m’ont octroyé. J’aurais dû les menacer tout de suite de leur mettre une bombe nucléaire sur le coin de la gueule au lieu de faire mourir mes frères dans leurs tranchées, et dans les tanks. Ils auraient pris la menace au sérieux ? Je ne sais pas, mais 50000 morts tu te rends compte. J’ai honte, je suis un homme à qui personne ne voudra serrer la main. Toutes ces mères de famille qui pleurent, tout cet acier qui a frappé et menace encore. J’en ai marre des armes.
Mais je dirai aux chinois : ne vous emmerdez pas avec une guerre conventionnelle, ils adorent cela menacez les directement du champignon et qu’ils se rendent ; ils se rendront plutôt que de mourir ; top gun c’est beau mais c’est du cinéma, ils ne pensent qu’à leur petit cul. Dites-leur « à trois heures du matin demain Taïwan est à nous et on va y prendre le thé ; si vous n’êtes pas d’accord la Californie n’existera plus à huit heures du matin ». Et sortez vos sous-marins de l’eau qu’ils les voient.
Alina KABAEVA :
Vladimir tu as évité beaucoup de morts malgré tout et nous sommes toujours en Ukraine ; ils reviendront car ils sont Russes dans l’âme plus que dans leur portefeuille d’Ukrainien, j’en suis sûre.
POUTINE :
Non je ne crois pas mais si tu le dis…
Il ne me reste plus rien à faire si ce n’est à préparer la Russie.
Oui, tu as raison les Ukrainiens comprendront plus tard qu’ils ont vendu leur âme slave à l’argent. C’est l’argent qui a gagné cette guerre. L’argent, et ma stratégie. J’ai fait plier trente Etats dont les Américains. Au tour des Chinois maintenant. Qu’ils en fassent autant, puis nous finirons tous leurs esclaves.
Dimanche on est invités chez Viatcheslav. On se baignera prend ton maillot, il y a déjà de la neige, en septembre, tu te rends compte.
Je dois voir Sergueï excuse-moi.
ACTES VI SCENE 1
POUTINE LAVROV
LAVROV
Bonjour Vladimir
POUTINE
Bonjour Sergueï
Merci d’être venu ; nous allons parler de l’avenir, bien entendu nos points de vue devront être avalisés par la Douma et le peuple à travers elle. Mais parlons-nous franchement, l’avenir n’est pas rose. Vas-y commence tu es moins émotionnel que moi.
LAVROV
C’est vrai les médias ne te connaissent pas, ils te prennent pour un bloc de glace alors que tu es un volcan passionné ; ta maîtrise est tellement parfaite, je te plains Kroutchev lui laissait aller sa colère mais se ridiculisait, ça ne risque pas de t’arriver. Tu es impénétrable mais ta santé en prend un coup. Les Chinois sont les meilleurs pour ne jamais montrer leurs émotions « sans se mettre la rate au court bouillon » comme disent les Français, intraduisible mon ami ça veut dire qu’ils évacuent le stress quasi naturellement, enfin revenons au sujet.
POUTINE
Tu es le seul qui me connais.
LAVROV
Normal.
Bien nous sommes dans une situation délicate. On a signé une paix durable certainement à l’Ouest, car les Européens sont contents de s’agrandir toujours plus, les Ukrainiens, les Albanais, la Macédoine du Nord, la Turquie bientôt certainement. Les Américains commandent tout ça militairement et économiquement. Nous sommes exclus définitivement de leur club.
Je dis « durable » parce qu’ils n’oseront jamais réclamer le Donbass. Donc le Donbass est à nous et nous sommes tout seuls, entre les Euro-américains et les Chinois. Nous n’avons plus de revendications, eux non plus, chacun chez soi maintenant, nous ne sommes pas ennemis nous sommes des parias pour eux, des barbares. Cette alliance des bienpensants a bien fonctionné, nous n’existons plus pour eux sauf pour le business quand ils veulent exporter ou quand ils ne peuvent pas se passer de nos matières premières. Que sont-ils pour nous ? C’est la question.
Tu vois des Russes aller visiter Paris, Londres, New York ? Tu vois des Américains ou Français venir visiter Moscou ou ST Pétersbourg ? Nous ne sommes plus psychologiquement des Européens le contentieux, sera éternel comme un couple qui s’est définitivement fâché et séparé. C’est fini, l’Europe. Le fil historique est rompu, définitivement, Vladimir.
POUTINE
C’est dramatique, est-ce ma faute ? Ils nous rejettent mais ils ne nous ont jamais accepté. Ils n’ont fait que s’armer, nous menacer, maintenant la situation est claire. Nous sommes rejetés définitivement du « paradis capitaliste » !! Il reste le monde entier.
Qui nous aime Sergueï, qui ?
LAVROV
Personne.
POUTINE
Personne ! Il nous faut réunir la Douma , toutes les forces du pays et réfléchir tous ensemble à la nouvelle situation Sergueï nous sommes à un tournant de notre histoire, on ne peut décider cela à cent ou cinq cent personnes, nous devons interroger toutes les classes du peuple , tous les Russes ; les intellectuels de gauche vont nous emmerder avec les questions de démocratisation, de libertés individuelles et collectives et tout le cirque mais ce n’est plus le problème, l’intérieur de notre pays , le problème c’est l’extérieur : comment vivre cette exclusion ? Nous sommes des parias, pour le monde occidental. Même nos contestataires de gauche devraient le comprendre et arrêter de vouloir nous vendre à la culture américaine ?
Ne peut-on trouver une voie Russe ? Ou nous nous respecterions nous-mêmes au moins ? Sergueï, je deviens fou quand je vois la situation. Ils nous mettent dans la main de la Chine c’est le résultat ? Pouvons-nous être indépendants, nous ne sommes que 140 millions ? Nous ne pouvons pas vivre comme des pirates ?
LAVROV
Nous pourrions inventer un nouveau modèle de coopération avec le monde entier, sauf l’occident ! Mais nous nous couperions de tous les progrès technologiques nous n’avons pas la masse critique de l’Inde ou de la Chine. Sergueï prend quelques jours de vacances et moi de mon côté pareil et à notre retour on aura les idées plus claires, aujourd’hui, je suis désolé je ne peux réfléchir sereinement toi non plus, on est sous le choc.
FIN
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